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Critique Resident Evil : Apocalypse

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Resident Evil était un film à la qualité contestable. Le long-métrage neuneu de Paul W.S. Anderson a pourtant cartonné au box-office. Le cinéaste rédige donc rapidos un semblant de script pour une première séquelle, et confie le projet à Alexander Witt. Réalisateur de seconde équipe, le bougre n’a jamais dirigé seul et retrouvera dès la sortie de Resident Evil : Apocalypse son tablier de sous-fifre. Une rétrogradation assez peu étonnante au vu de la qualité du métrage. Non content de multiplier les infidélités aux formidables segments vidéo-ludiques dont il est sensé s’inspirer – les seconds et troisièmes volets, probablement les plus populaires –, Resident Evil : Apocalypse se profile comme l’opus le plus moche et con de la franchise live.

 

 

Le premier Resident Evil se fermait sur une séquence plutôt alléchante. Revenue à la vie dans un laboratoire ultra-méga-secret de la mort, Alice piratait les portes électroniques avec un scalpel pour constater que l’extérieur n’était plus que chaos. La mort avait donc ravagé la petite ville de Racoon City, et le spectateur était bon pour attendre la suite. Dévoilé deux années plus tard, Resident Evil : Apocalypse joue donc les arguments de la séquelle commerciale classique. Plus grand, plus fort, plus bourrin, plus pouet-pouet. C’est donc le début de la fin du monde, les zombies se multiplient et la ville se retrouve rapidement mise en quarantaine par les financiers sans pitié d’Umbrella. Ces derniers construisent peinards une muraille de Chine autour de la ville sans que personne ne tique, c’est la panique lorsque les habitants décident subitement d’aller faire du tourisme, le reste n’est que pétarade frénétique. Bref, Anderson signe une nouvelle fois un pseudo-scénar’ en forme de n’importe nawak, le bougre étant une nouvelle fois plus intéressé par l’aspect purement divertissant de sa commande que par une quelconque vraisemblance. Resident Evil : Apocalypse affiche malgré tout une qualité notable : l’actrice sélectionnée pour le rôle de Jill Valentine ressemble vraiment à Jill Valentine. L’ensemble du métrage verse par ailleurs dans le Z navrant tout en affichant un sérieux bien appuyé. Effrayant.

 

 

Resident Evil : Apocalypse semblait pourtant désireux de pousser le bouchon plus loin que son inoffensif prédécesseur. Le métrage est en effet légèrement plus gore, plus osé – Witt colle des putes zombies dans un coin, laisse les gosses crever et muter en créatures de l’enfer – et surtout nettement moins chiant côté décors. Witt exacerbe pourtant l’approche bourrin de du produit, son Resident Evil : Apocalypse multipliant les séquences de gunfights sur une rythmique frénétique. De quoi devenir maboul. Le métrage est épileptique au possible, l’aspect sur-énervé de l’ensemble effaçant tout enjeu dramatique ou semblant de tension de sa formule. Les personnages n’ont guère plus d’épaisseur que la petite quinzaine de marcheurs qui trainent leurs guêtres sur cette péloche navrante de bêtise. Ces derniers sont disposés au cœur de l’intrigue pour tirer sur tout ce qui bouge, exécuter des pirouettes stylisées en rafale et prendre des décisions stupides. Comme se réfugier en plein cimetière alors que des cadavres sortent des tombes dans un ramassis de poncifs éreintants. Du grand art. Une méga-bestiole en tenue sado-maso traine également dans le coin avec une upgrade de ouf niveau armes de destructions massives. L’emblématique Némésis est ici doté d’une vision Terminator et contrôlé à distance par Umbrella. Du délire complet.

 

 

Emballé, c’est pesé. Avec à peine 1h30 au compteur, Resident Evil : Apocalypse ne raconte strictement rien mais démonte le cerveau. Le film ne fait certes preuve d’aucun temps mort, mais se voit constamment torpillé par des choix esthétiques d’une affligeante pauvreté. Alexander Witt emballe ce pur produit de commande dans une réalisation absolument dégueulasse. Plans abominables en shaky-cam, ralentis clichés, ultra-cut illisible, Resident Evil : Apocalypse défonce la rétine en témoignant d’une rare laideur esthétique. La direction d’acteur est du même acabit, les « intervenants-cachetoneurs »  cabotinant en roue libre au milieu de ce gloubi-boulga chaotique. Sienna Guillory ramasse la palme en sur-jouant dans le genre flic bad-ass en tenue sexy. Fantastique.

 

 

Resident Evil : Apocalypse est un crime à l’encontre du cinéma de genre. Mal branlé, visuellement repoussant, crétinisant au possible, le film d’Alexander Witt est une excroissance douteuse à un premier opus déjà peu glorieux. L’ensemble à au moins le mérite d’afficher un involontaire aspect comique. Un scandaleux nanar.

 

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