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Critique Resident Evil : Damnation

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Le dernier trimestre 2012 sera définitivement Resident Evil. Parallèlement à la sortie d’un forcément très attendu sixième opus en ce qui concerne la saga vidéo-ludique, Anderson livrait de son côté un Resident Evil : Retribution dénaturant définitivement l’esprit du soft originel. Face au tournant grand public pris par les adaptations « live », le développeur Capcom avait lancé en 2008 une série parallèle davantage destinées aux gamers, et pleinement inscrite dans la chronologie initiale. Entièrement réalisé en images de synthèses, Resident Evil : Degeneration se profilait à ce titre comme un spin-off bien troussé, mais plutôt faiblard en matière de scénario. Le métrage ramenait cependant une Claire Redfield numérique sous les projecteurs. Suite directe de ce premier essai en CGI, Resident Evil : Damnation s’inscrit cette fois-ci pleinement dans la voie prise depuis plusieurs années par le jeu. Bourrin au possible, le film de Makoto Kamiya témoigne une nouvelle fois de l’orientation bordélique de la franchise.

 

 

Exit Claire Redfield. Resident Evil : Damnation se centre intégralement sur Leon S. Kennedy, encore et toujours. Envoyé en mission au cœur d’un sombre pays de l’Est, le gominé blondinet doit ici faire face à une véritable guerre civile. Pris en otage par les indépendantistes, ce dernier va rapidement prendre conscience que le gouvernement « officiel » n’est pas étranger à la libération d’armes biochimiques dans les rues de la capitale. Rapidement torché, le script de Resident Evil : Damnation se s’embarrasse à aucun moment de fioritures travaillées. A l’instar des derniers opus vidéo-ludique, Kamiya mise ici toutes ses billes dans le même sac, celui de l’action décérébrée. L’équipe de développeurs déroule de ce fait un scénario ultra-attendu, mais surtout partiellement déjà vu. Resident Evil : Damnation rappelle en effet sciemment les bases du jeu Resident Evil 2, volet culte et à l’époque acclamé par la critique. Si l’ensemble prend bien évidemment en compte les événements qui se dérouleront par la suite – l’apparition des morts-vivants contaminés par les « plagas » –, ce nouveau film en image de synthèses multiplie volontairement les références à l’aventure de 1998. Des ruelles sordides de la ville, très Racoon City dans l’esprit, à la découverte de laboratoires modernes souterrains, Resident Evil : Damnation semble avoir été entièrement calibré pour éveiller les souvenirs des gamers de la première heure. Un choix qui se répercute inévitablement dans le bestiaire, les lickers tenant ici une place prépondérante, au même titre que les « méga-méchants », le studio Japonais laissant les fameux tyrants asséner une sévère déculottée aux héros de cette bobine numérique.

 

 

Ultra-référenciel, Resident Evil : Damnation se profile comme l’antithèse parfaite de la franchise « live ». Le métrage s’avère en effet particulièrement fidèle au soft de Capcom, celui-ci ayant été préparé comme un long préambule à son Resident Evil 6. Makoto Kamiya reproduit quasi au plan près certaines séquences marquantes découvertes à l’origine sur Playstation – la découverte des lickers rampant silencieusement au plafond, l’arrivée du tyrant X –, sans pour autant parvenir à faire de son métrage un vibrant revival. Bien que pétaradant et partiellement divertissant, Resident Evil : Damnation se repose en effet sur des bases connues, sans jamais prendre le risque d’insuffler de ci et là un quelconque élément de nouveauté. Déjà assez peu intéressant au sein du jeu-vidéo, le personnage de Leon S. Kennedy parcourt le tout en simple visiteur. Kamiya n’amène rien de plus, rien de moins, à l’histoire de cet ex-flic de Racoon, qui se contente ici de décimer les quelques ennemies dressés sur son passage. Le réalisateur disposait pourtant d’un début de matière en jouant sur la présence d’Ada Wong, mystérieux mercenaire aux intentions troubles avec qui le héros avait noué un semblant de relation amoureuse. Kamiya laisse pourtant ce beau-monde s’entrecroiser sans éclaircir les motivations de chacun, le studio Capcom restant probablement désireux de conserver les véritables twists pour les épisodes destinés aux consoles. Quitte à tirer éternellement sur la corde, le script de ce Resident Evil : Damnation se délayant sans rebondissements sur la durée syndicale.

 

 

Sur sa forme la plus stricte, Resident Evil : Damnation parvient cependant à remplir ses objectifs. Bien construit, relativement stylisé, le projet de Makoto Kamiya cumule une bonne série de séquences furieusement burinées. Entièrement articulé autour de ses scènes d’action, le métrage n’hésite pas à tartiner le gros rouge qui tâche. Du moins, celui des monstres. Resident Evil : Damnation reste en effet définitivement plus orienté action qu’horreur à proprement parler, le film restant assez maladroit à construire un suspense ou à créer un véritable effroi. Dommage. Techniquement, l’ensemble est cependant finement travaillé. Un travail tout particulier a en effet été apporté aux détails, les visages présentant notamment un photoréalisme convainquant. Si les mouvements demeurent encore légèrement « hachés », Makoto Kamiya compense en habillant son film d’une réalisation dynamique et moderne. Un soin qui ne permet pas de passer outre la pauvreté du scénario, mais qui offre à Resident Evil : Damnation l’opportunité de se profiler comme un « petit » moment d’action à la rythmique impeccable.

 

 

Sympathique mais anecdotique, Resident Evil : Damnation n’apporte rien de neuf à la mythologie construite par les jeux de Capcom. Si le métrage de Makoto Kamiya se laisse déguster comme un acceptable warm-up à Resident Evil 6, ce dernier n’arrachera qu’une larme nostalgique aux aficionados et autres die-hard gamers. A voir par curiosité.

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