film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Resident Evil : Extinction

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Le débutant Alexander Witt a fusillé Resident Evil avec un second opus d’une crasse nullité. Paul W.S. Anderson, réalisateur d’un premier opus passable et scénariste des épisodes suivants, confie donc Resident Evil : Extinction à un cinéaste chevronné. Dans le creux de la vague et cantonné depuis son cultissime Highlander à la réalisation de programmes pour le petit écran, le vétéran Russell Mulcahy se voit propulsé aux commandes d’un troisième épisode qui tranche radicalement avec le passif peu glorieux de la série. Car si le film s’éloigne encore davantage de l’esprit sombre et claustro du jeu-vidéo, le cinéaste australien livre ici le meilleur segment de la franchise.

 

 

Resident Evil : Extinction entre en pré-production en 2006. Paul W.S. Anderson est alors confronté à une difficulté majeure : aucune véritable suite n’a été produite au Resident Evil 3 vidéo-ludique, épisode dont le maigre contenu scénaristique avait été intégré à Resident Evil : Apocalypse. Le studio Capcom a bien proposé aux gamers une préquelle et un spin-off, mais travaille encore sur un Resident Evil 4 multi-reporté au contenu secret-défense. Anderson fait alors le choix d’orienter les films vers des horizons totalement inédits, Resident Evil : Extinction se profilant en antithèse parfaite du minable volet précédent. Le virus-T a désormais décimé la quasi-intégralité de l’humanité. Les rares survivants se dissimulent sous terre, à l’instar des dirigeants d’Umbrella, à la recherche d’une solution à l’épidémie. Claire Redfield et Carlos Oliveira sont de leur côté à la tête d’un convoi lourdement armé qui cherche à gagner l’Alaska. Ces derniers vont retrouver Alice dans le désert de Mojave. Traquée par ses anciens employeurs, elle pourrait détenir le remède de la maladie dans son ADN. Le traitement d’Anderson garde un esprit purement bis et aligne une petite série de raccourcis crétins, voire d’invraisemblances devenues marques de fabrique de la série. Pourtant, le producteur / scénariste ose enfin une approche légèrement plus novatrice, Resident Evil : Extinction se déroulant majoritairement en plein jour et dans les grands espaces.

 

 

En mixant action non-stop, décors dévastés et direction photo sèche et aride, Resident Evil : Extinction pioche davantage chez Mad Max et autres post-apo eighties. Une époque que Mulcahy connait probablement sur le bout des doigts, le cinéaste couchant sur pellicule un divertissement ultra-efficace à défaut d’être véritablement flippant. Nettement moins cheap sur la forme que ses prédécesseurs, Resident Evil : Extinction aligne de vraies belles séquences d’action, un côté gore cartoonesque mais bien marqué et un scénar’ qui tient enfin la route sur toute la longueur. Ce troisième film livre la came avec une générosité non dissimulée : les balles pleuvent, les zombies éclatent sans censure et le gros-méchant a enfin de la gueule. La séquence des corbeaux, superbement shootée, impose même son gros moment de tension. Les enjeux dramatiques restent certes trop rapidement esquissés et la majeure partie des protagonistes clamsent dans l’indifférence la plus totale, mais Resident Evil : Extinction carbure du feu de dieu. Plus personne n’osait y croire.

 

 

L’arrivée de Mulcahy derrière la caméra contribue grandement à la qualité du métrage, celui-ci lui offrant un réel soin formel. Le cinéaste n’a pas le génie nécessaire pour s’imposer parmi les plus grands, mais possède un savoir-faire difficilement contestable. Resident Evil : Extinction est de ce fait un film très bien emballé, doté d’une réalisation stylisée et parfaitement lisible. Mulcahy est par ailleurs entouré d’artisans inspirés aux talents confirmés. Patrick Tatopoulos signe des effets visuels et des maquillages nickel-chromes, alors que Charlie Clouser – ex-Nine Inch nails – compose des atmosphères sonores intéressantes bien que trop peu nombreuses. Le casting est assez cool bien que la justesse des acteurs soit tout à fait dispensable. Milla Jovovitch connait le rôle par cœur, et Ali Larter campe une Claire Redfield mignonette mais fort en leadership. Sympa.

 

 

Resident Evil : Extinction lance enfin la franchise. Bien foutu, spectaculaire, l’adaptation live de Russell Mulcahy joue la carte de l’infidélité totale mais déroule parallèlement de spectaculaires arguments qui font du film un bis solide et furibond. Anderson réorientera pourtant rapidement la suite vers une relative médiocrité.

 

Auteur :

Critique vue 3254 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 68+39

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction