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Critique Riddick

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Mieux vaut tard que jamais. Plus ou moins abandonné après le semi-échec des Chroniques de Riddick au box-office, la franchise consacrée héros nyctalope renait de ses cendres avec un troisième opus presque inespéré. Initié par son équipe d’origine – David Twohy rempile à la réalisation, Vin Diesel dans le rôle principal –, Riddick aura connu une pré-production compliquée. Déjà amputé d’une bonne moitié du budget de son prédécesseur, le film aura par ailleurs été préparé dans l’urgence par ses deux géniteurs afin de ne pas risquer de voir les droits filer entre les mains d’Universal. Riddick abandonne de ce fait l’approche blockbuster propre au précédent épisode pour adopter une structure scénaristique qui impose le métrage comme une quasi-relecture de Pitch Black. L’effet de surprise en moins.

 

 

Elu par la force des choses chef des Necromongers après la suppression de leur roi, le fugitif Riddick profite de sa nouvelle situation pour se lancer dans la recherche de Furya, planète dont il est l’unique représentant connu. Ce dernier est cependant trahi par ses hommes et laissé pour mort sur une planète désertique. Confronté à des espèces hostiles, Riddick va trouver refuge dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie. Dans ses grands axes, Riddick repompe donc partiellement ce qui avait fait le succès du métrage d’origine. L’anti-héros abandonné en terrain inconnu et la lutte engagée contre une horde d’animaux aliens carnassiers imposent donc de nouveau ce troisième opus comme un survival SF dénué d’artifices maousse-costauds. David Twohy modifie tout juste les codes de Pitch Black en jetant dans la mêlée deux équipes de chasseurs de primes aux intentions bien différenciées. L’occasion pour le cinéaste de livrer un film en deux actes. Car si sa première moitié s’articule entièrement autour de la renaissance de l’animalité de Riddick, la suite s’avère plus prompte à s’orienter vers le divertissement pur et dur. L’équilibre reste malheureusement plutôt précaire, Riddick se trainant légèrement à l’allumage sans pour autant compenser sa rythmique faiblarde d’un véritable fond.

 

 

Le scénario restera d’ailleurs le principal défaut de Riddick. Visiblement rédigé à la va-vite, ce dernier n’apporte aucun élément nouveau à la franchise. Pire, le travail d’Oliver Butcher, Stephen Cornwell et David Twohy néglige grandement les personnages en leur conférant des répliques d’une rare bêtise. Cumulant les fautes de goût – les échanges sont d’une vulgarité inutile –, Riddick ne développe aucun véritable enjeu dramatique ni climax particulier. Twohy essaye certes timidement de tisser un lien avec Pitch Black via la quête personnelle de l’un de ses tueurs, sans que ce « petit » cliffhanger n’apporte de réelle valeur ajoutée à l’ensemble. Dommage. Riddick se rattrape tout juste en intégrant une petite série de séquences burinées à souhait, le petit budget confié au réalisateur lui permettant d’articuler son film comme une grosse série B indépendante. Et par conséquent d’insuffler une certaine violence à son travail, Twohy ne lésinant pas sur l’hémoglobine lorsque cela s’avère nécessaire. Malgré une introduction longuette, Riddick reste donc suffisamment pétaradant pour éviter la monotonie.

 

 

Loin du déluge visuel des Chroniques, Riddick s’avère heureusement parfaitement tenu. L’équipe de David Twohy est en effet parvenu à construire un univers esthétiquement captivant avec peu de moyens, ainsi qu’à donner naissance à une foule de bestioles inquiétantes dont l’aspect prend tout son sens une fois la nuit tombée. Le final de Riddick est à ce titre particulièrement réussi, Twohy parvenant enfin via ses ultimes séquences à insuffler une tension malheureusement aux abonnés absents jusqu’alors. Egal à lui-même, Vin Diesel incarne un héros monolithique et inexpressif, ce qui convient en l’état plutôt bien au caractère de Riddick. Pour le reste, tout le monde cabotine avec plus ou moins de talent, à commencer par Jordi Mollá dans le rôle du gros méchant cliché au possible. Katee Sackhoff – la série 24 – s’adapte pour sa part à la virilité d’un casting à forte dominante masculine en débitant des injures à la chaine, le personnage ne rappelant sa féminité qu’à l’occasion d’une séquence seins nus hautement dispensable.

 

 

Riddick est assurément le volet le plus faible de la série consacré au personnage. Débarqué une décennie après le très bon second film, ce dernier s’avère décevant sur le fond, mais s’intègre malgré tout parfaitement à la franchise et propose un final excellent en tous points. Un divertissement convenable mais confidentiel, à réserver aux aficionados du héros de David Twohy.

 

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