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Critique Sabotage

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David Ayer affectionne particulièrement les histoires de flics sombres et violentes. Ancien Marine tardivement reconverti dans le cinéma, ce dernier aura signé ces dernières une petite poignée de métrages urbains et crépusculaires dans lesquels la police est abordée du côté obscur - Au bout de la nuit, Bad Times -. Sabotage ne change pas la donne. Profitant d'un script rédigé par Skip Woods, réalisateur d’un Die Hard : Belle Journée pour Mourir sur-vénère, le film se profile comme un semi-actioner sans concessions mais parfois bancal.

 

 

La tendance est au film d’action bardé de gros rouge qui tache. Sabotage s’inscrit à ce titre dans la voie ouverte par le succès d’Expendables, en affichant d’entrée de jeu une approche très eighties. David Ayer n’est pas le genre de bonhomme à faire dans la dentelle. La présence du musculeux Arnold Schwarzenegger à la tête d’un casting de brutes épaisses confirme d’ailleurs cette volonté de coucher sur péloche un film old-school qui cogne dur. Ce dernier incarne John « Breacher » Wharton, un policier de la DEA excité de la gâchette et brisé par une tragédie personnelle. Lors de l’assaut musclé du repaire d’un cartel de la drogue, Breacher et son équipe s’emparent illégalement de 10 millions de dollars. Caché dans les canalisations, l’argent est pourtant récupéré par un inconnu. Quelques mois plus tard, les membres de l’équipe de Wharton commencent à être froidement et assassinés les uns après les autres. Le groupe, déjà mis à mal par une enquête interne, verse alors dans la paranoïa. Script ultra-classique, conception rétro très actuelle du film d’action, Sabotage ne fait pas dans l'origininalité. David Ayer reste cependant un faiseur plutôt doué, et connait sa grammaire cinématographique sur le bout des doigts. Ce dernier peine pourtant cette fois à insuffler à son travail une rythmique constante, la faute à un script qui ne sait jamais véritablement sur quel pied danser.

 

 

Vendu comme un actioner classique sur le fond comme sur la forme, Sabotage semble en revêtir tous les oripeaux. Les personnages de durs à cuire sont caricaturaux comme il se doit, déblatèrent du « fuck yeah » en veux-tu en voilà, fument des gros cigares, arborent des tatouages immondes et dégomment avant d’entamer les discussions. L’overdose de testostérone laisse pourtant rapidement place à un déroulé qui tend davantage vers le thriller ultra-craspec. Sabotage s’avère en effet étonnamment avare en action burinée, les échanges de bastos et autres politesses viriles ne donnant corps qu’à la séquence introduction ainsi qu’au run final. Le film navigue pour le reste plutôt mollement, au fil d’une enquête paresseuse à peine épicée de quelques rebondissements passables sur l’histoire du chef de meute. David Ayer ne parvient pas à greffer de réelle tension dans son travail, notamment en raison de l’écriture très beauf de ses personnages, souvent irritants au possible. Dommage. Le cinéaste se rattrape néanmoins en conférant à son métrage une brutalité particulièrement crue, ce dernier n’étant jamais réticent à étaler la bidoche et à laisser gicler des hectolitres de sang. Les rares gunfights dont s’habille Sabotage sont à ce titre véritablement remarquables. Le cinéaste fait preuve d’un certain savoir-faire et capture une poignée de beaux moments d’intensité frénétique, dont une conclusion furieusement épique à base de course-poursuite jouissive. De quoi rehausser un poil le niveau général.

 

 

La violence exacerbée dont témoigne Sabotage se reflète avec brio dans la réalisation de David Ayer. Celui-ci capture en effet son métrage comme un polar urbain, en usant d’un éclairage saturé et d’une réalisation typiquement documentaire. En sur-abusant de caméras portées et de mouvements rapides, Ayer répercute l’urgence et le danger de la situation dans une approche technique nerveuse. Du très bon boulot, d’autant plus que l’ensemble ne sombre jamais dans l’illisibilité d’un montage ultra-cut qui aurait tôt fait de saborder tous les efforts du cinéaste. Côté casting, le constat est légèrement moins reluisant. L’indéboulonnable Schwarzenegger est constant, les autres acteurs cabotinent dans des rôles de tough guy rapidement esquissés. Le coolos Sam Worthington tire malgré tout son épingle du jeu en occupant une place plus centrale qu’il n’y parait de prime abord.

 

 

Sabotage est une production inégale, partiellement torpillée par un développement qui traine en longueur. Bien que relativement avare en action, le film de David Ayer compte cependant deux-trois séquences de mitraille vraiment mémorables, et mérite le coup d’œil ne serait-ce que pour sa conclusion, virtuose sur la forme. Un petit divertissement du dimanche soir.

 

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