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Critique San Andreas

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Malins, les producteurs de San Andreas ont sorti le film entre les deux rouleaux compresseurs Mad Max : Fury Road et Jurassic World… Par peur de la comparaison ? Peut être.  Le réalisateur Brad Peyton, connu entre autre pour Comme  Chiens et Chats ou Voyage au Centre de la Terre 2 - autant dire d'inestimables  chefs d’œuvres -  remet à l’honneur le film catastrophe. Le métrage de genre « la Terre explose, les humains en chient » se faisant plutôt rare sur les écrans, l’idée était plutôt intéressante.

 

 

Après Le Jour d’Après et sa méga tempête de neige et 2012 et sa prédiction Maya, la côte Ouest des Etats Unis est menacée à son tour par la terrible faille de San Andreas. Pour faire simple et ne pas partir sur des descriptions scientifiques bancales, la question n’est pas de savoir s’il y aura un tremblement de terre dû à la friction des deux plaques tectoniques mais bien quand… Et manque de bol, ça tombe pile au moment où toute la petite famille – un peu éclatée – de Ray se trouve dans les parages. Mais Ray – The Rock – sauveteur de son état, n’a pas l’intention de se laisser emmerder par mère nature et est bien décidé à sauver sa fille unique de cette catastrophe d’envergure. Comme toujours dans ce type de film, le pitch est relativement simpliste, le but de base n’étant pas de s’embarquer dans un scénario compliqué mais bien de faire dans le spectaculaire. Et de ce point de vue là, le pari est plutôt réussi et les plans impressionnants s’enchainent – merci les effets spéciaux –.

 

 

Alors oui, le spectateur en prend plein les mirettes pendant une bonne partie du métrage. Mais quitte à faire un film catastrophe, le réalisateur aurait dû suivre son postulat de départ jusqu’au bout. Quel besoin Brad Peyton avait-il de nous rajouter un pseudo drame familial  au milieu des failles géantes, tsunamis et autres réjouissances ? Parce qu’après tout, le modeste spectateur veut en avoir pour son argent et les scènes soit disant émotionnelles réussissent uniquement à casser le rythme du film. Car non, ne nous mentons pas, Dwayne Johnson a beau être sympathique, d’une carrure impressionnante et avoir pour lui le fait de réaliser ses propres cascades, il n’est pas pour autant crédible dans le rôle du père dévasté par la mort de l’une de ses filles. Et s’il était louable de la part du scénariste de vouloir ajouter un semblant d’histoire un peu dramatique au métrage, le choix des acteurs aurait dû alors être tout autre. Parce que oui, quand on voit The Rock au casting, on s’attend à du bon bourrinage  et c’est ce qui manque à ce film. Malgré le fait que l’acteur y mette  tout son cœur,  il faut bien admettre qu'aucune émotion ne passe.

 

 

Le reste du casting n’est pas forcément beaucoup plus réussi : Carla Gugino n’est pas très crédible en mère courage, mais elle  réjouira sans conteste la gente masculine, moulée comme elle est dans son T-shirt trop petit et son jean noir. Les jeunes s’en sortent légèrement mieux, Alexandra Daddario ne joue pas uniquement les filles en détresse mais prend vraiment les choses en main et s’y connait bien mieux en techniques de survie que ces comparses, deux frères anglais – dont le futur amoureux de Daddario of course –. Les seules petites bouffées de fraicheur viennent du jeune acteur Art Parkinson, le Rickon Stark de Game of Thrones . Il est drôle et son petit accent anglais lui permet de se mettre toute la salle dans la poche. Autre point important : le métrage est un condensé de clichés ricains : le sauveur costaud au grand cœur, la famille au centre de tout – normalement au bout du 3ème We are getting our daughter  back, vous aurez envie de casser quelque chose –, l’unité des américains dans l’adversité et enfin la magnifique scène finale qui normalement ferait exploser de rire n’importe qui. Pour résumer, San Andreas est un film américain, fait pour des américains.

 

 

Ce film n’est pas un raté total, ce n’est pas un chef d’œuvre non plus. Le traitement du très gros tremblement de terre et les scènes d’action rattrapent le côté plus cul cul des scènes supposées sérieuses. On peut néanmoins lui reconnaitre le mérite de mettre l’accent sur la nécessité de prévoir ce genre de catastrophe et de permettre surtout de  se vider la tête pendant deux heures. 

Auteur : FLORA

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