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Critique See no Evil 2

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See no Evil – plus ou moins distribué en France sous le titre Le Regard du Diable – avait fait son petit effet il y a quelques années. Bien qu’avançant une formule usitée au possible, le petit slasher concocté par l’inconnu Gregory Dark présentait une approche « à l’ancienne » qui en faisait un métrage sans prétentions. L’imposante carrure du catcheur Glenn « Kane » Jacobs n’était pas étrangère au bon fonctionnement du métrage, ce dernier offrant au métrage un méchant à la Jason Voorhees. Six années auront malheureusement été nécessaires à la préparation d’une première séquelle, aujourd’hui portée par la récente filière cinématographique de la ligue de catch américaine. Kane rempile dans les oripeaux du rustre Jacob Goodnight, les sœurs Soska assurent la réalisation. Simple, efficace, brutal, See no Evil 2 se profile comme un petit bijou de bis décérébré et surclasse sans peine son déjà très bon prédécesseur.

 

 

En a peine quelques coups de manivelle, Jen et Sylvia Soska affichent haut et fort leur amour du slasher eighties. See no Evil 2 se présente comme un « produit » horrifique articulé dans la plus pure tradition, le travail des frangines adoptant un scénar’ typique des franchises à opus multiples que son Vendredi 13 ou Halloween. Le film ne s’embarrasse jamais de ramifications / explications complexe pour justifier la résurrection de son psycho-killer de rigueur. Transporté à la morgue après avoir été empalé dans le volet précédent, Jacob Goodnight revient à la vie, point. Le gaillard s’attèle donc à l’œuvre de sa vie : dégommer de jeunes qui se complaisent dans le péché. Une bande de post-ados a justement décidé de prendre ses quartiers entre les murs du bâtiment afin de fêter l’anniversaire de leur amie employée à la découpe de cadavres encore fumants. Et accessoirement de boire de l’alcool, fumer des substances illicites et baiser dans tous les sens. Here we go again. See no Evil 2 change donc tout juste le décorum. Exit l’hôtel, bonjour la morgue. Alors que bon nombre de cinéastes se seraient vautrés dans un bis-repetita sans éclat, les sœurs Soska livrent une copie parfaitement ficelée, tendue à souhait et jamais prompte à faire dans la surenchère gratuite.

 

 

See no Evil 2 transpire de l’amour des Siska Sisters pour le cinéma horrifique. Leur film expurge d’ailleurs avec habilité les tendances dans lesquelles se vautrent bon nombre d’œuvres destinées au marché vidéo. Le film ne lorgne à aucun moment vers le torture-porn, et parvient à équilibrer sa violence graphique sans sombrer dans l’overdose de gore inutile. Les deux réalisatrices habillent par ailleurs leur travail d’un suspense nickel-chrome, See no Evil 2 regorgeant de séquences parfaitement ambiancées et de jump-scares efficaces. S’il reste ultra-simple sur le fond, le film s’avère très bien construit et ne souffre d’aucun temps mort. Mieux, ce dernier parvient à imposer quelques personnages extrêmement attachants. Jen et Sylvia Soska n’évitent certes pas certains clichés – le couple qui décide de s’envoyer en l’air à côté de la « dépouille » de Goodnight – mais brossent un couple central plutôt sympathique et insufflent de plus un excellent suspense au film en éliminant leurs pions dans un ordre des plus surprenants. Les Soska témoignent d’une parfaite connaissance des codes du genre, maitrise qui s’accorde ici à une approche légèrement moins conventionnelle que d’ordinaire en matière de construction narrative. Du tout bon.

 

 

Privé de distribution en salles obscures – a contrario du premier volet –, See no Evil 2 bénéficie d’une enveloppe budgétaire modeste mais très bien utilisée. Les deux réalisatrices emballent leur métrage avec une certaine classe et rationalisent aux mieux leurs moyens. Ces dernières évitent les effets numériques au rabais, et compensent l’absence de séquences vraiment spectaculaires en jouant à maintes reprises de la suggestivité. Loin de desservir le métrage, l’usage du hors-champ, de l'obscurité et des sons contribue à renforcer le climax de l’entreprise. La direction d’acteurs est par ailleurs soignée. La petit Danielle Harris campe une nouvelle fois une héroïne mignonette et résolument charismatique, et évolue ici en parfaite symbiose avec son acolyte masculin Kaj-Erik Eriksen. Kane remplit pour sa part son contrat. Le rôle ne requiert guère plus qu’une certaine prestance physique, exigence à laquelle l’ex-catcheur répond sans grand effort en jouant avec brio de sa carrure solide et flippante.

 

 

See no Evil 2 est un excellent slasher old-school. Simple mais jamais stupide, parfaitement calibré en ce qui concerne la violence graphique, le film des sœurs Soska carbure à toute berzingue et cumule les passades burinées à souhait. Un bis de luxe. Vivement le troisième volet.

 

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