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Critique Sexcrimes 4

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Débarqué en plein renouveau du Slasher Movie, Sexcrimes avait su se tailler un honnête succès en salles malgré une étiquette « polar érotique » d’ordinaire réservé au marché DTV. Soigné dans le fond comme dans la forme, ce petit B-Movie complétait sa bonne tenue artistique par un casting quatre étoiles partiellement responsable de son excellent retour public. Dopé par la prestation atomique d’une Denise Richards parfaite en garce nymphomane, le métrage de  John McNaughton réunissait une pléiade de seconds couteaux affutés aux séries B, l’excellent Kevin Bacon (Hollow Man, Vendredi 13) ou Neve Campbell (Scream) en tête de liste. Moins glorieuses, les séquelles se contenteront d’une distribution vidéo tout en dupliquant sans véritable génie le canevas originel. Inscrit dans la même veine que son successeur – Sexcrimes : Diamants Mortels – ce quatrième volet ne réinvente à aucun moment une franchise désormais destinée aux diffusions tardive, mais parvient malgré tout à partiellement conserver son aspect divertissant.

 

 

Là ou les opus précédents s’autorisaient encore quelques visages plus ou moins connus (Susan Ward ainsi que Linden Ashby, qui cabotinait sans vergogne sur les deux premières suites), Sexcrimes 4 revoit une nouvelle fois le budget à la baisse et table aujourd’hui sur une totale brochette d’inconnus. Un choix qui n’influe en rien sur la teneur du projet, plus prompt à cumuler les scènes faussement hot qu’à se parer d’un jeu d’acteurs à oscars. Sans surprise, le film d’Andy Hurst mise donc sur le racoleur et le bling-bling jusque dans son titre – Foursome : partie à quatre –, cependant judicieusement amputé dans sa traduction Française. Pas de chemins de travers, Sexcrimes 4 est un pur dérivé des Hollywood Night d’antan et témoigne de tous les poncifs imaginables dès sa séquence d’ouverture. Légions de sirènes en bikini et adolescents bodybuildés peuplent les images de ce pur produit beauf et crétinisant au possible, chaque scène dégueulant le fric et la superficialité. Un polaroïd de la vie Floridienne qui colle à la peau de la saga depuis maintenant quelques épisodes, Hurst poussant encore d’avantage le concept en plaçant là une impressionnante ribambelle de jeunes gens pourris gâtés et incroyablement irritants. Rien de bien regrettable néanmoins, tant le script ne semble porter qu’une attention sommaire aux développements des caractères. Comme d’ordinaire, les protagonistes font preuve des clichés de circonstance : pervers, machiavéliques et débordants de plans alambiqués pour soutirer le pécule du voisin. Rien de bien nouveau sous la canicule Américaine.

 

 

Ce n’est pourtant pas faute d’essayer la nouveauté. Jusque ici échafaudé à trois – l’association d’arnaqueurs en herbe se voyant révélée par le biais d’une traditionnelle partie de jambes en l’air –, le plan gagne ici un intervenant supplémentaire. Une originalité « débordante » qui n’empêche pas la construction inhérente à la saga Sexcrimes depuis près de douze ans : un meurtre, une accusation de viol, de chaudes retrouvailles puis une élimination successive de certaines composantes de l’équation. Inscrit dans un registre Zédifiant jusqu’au bout des ongles, l’œuvre du faiseur Andy Hurst s’assure ainsi d’une relative cohérence scénaristique, puisque copiée collée de l’opus fondateur. Un petit point positif, qui contraste avec une accumulation nauséabonde de choix transpirant la misère par tous les pores. Interprétation misérable, esthétique dégueulasse ou réalisation banale et transparente, Sexcrimes 4 se profile là en produit bâclé pour ados libidineux. Le film posé sur bandes par Hurst présente des prétentions artistiques à peine dignes d’un film de cul : probablement obnubilé par les atouts physiques de ses actrices, le réalisateur en oublie tout le reste. Comble de l’affaire, ce dernier s’avère incapable de capturer convenablement l’unique séquence de copulation à quatre tant promise par le titre d’origine. Molle et rapidement torchée, cette dernière tente un ridicule clin d’œil au premier volet – la fameuse douche au champagne – avant de s’éterniser sur un diaporama de « plan fesses » chiantissime. La technique au ras des pâquerettes atteint pour finir des sommets lorsque le cinéaste opère le choix des CGI inutiles. Les écoulements et giclées de sang par ordinateur figurent notamment parmi les plus calamiteux rajouts numériques de ces dernières années.   

 

 

Si Sexcrimes 4 ne s’avère guère plus sulfureux qu’un épisode olé-olé des Experts, le tout ne témoigne pas de véritable faute de rythme. A condition d’accepter de se coltiner pour la énième fois la même histoire, le film de Hurst bénéficie d’un développement soutenu et sans réelle anicroche. Les scénaristes accumulent pour ce faire les retournements de situation, parfois jusqu’à l’excès, mais qu’importe les grosses ficelles tant que l’ensemble parvient à tenir en haleine. Relativement prévisible, Sexcrimes 4 se veut parfois plus malin qu’il ne l’est vraiment, mais complète son cahier des charges avec le minimum syndical. Aussi divertissant qu’anecdotique, l’ensemble bénéficie comme sur les précédentes séquelles d’une durée restreinte – à peine une heure vingt au compteur – permettant de bannir toute impression de lassitude. Ce qui n’empêche cependant en rien l’apposition d’une étiquette nanardesque méritée sur le travail d’Andy Hurst.

 

 

Tourné avec les pieds, Sexcrimes 4 intègre la caste très restreinte des  « intéressants mauvais films ». Sans saveur particulière, mais cependant regardable, cette suite dispensable se montre à la hauteur de la franchise post-premier volet. Pourquoi pas.

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