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Critique Silent Hill : Revelation 3D

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Œuvre vidéo ludique incontestable et incontestée, Silent Hill est le digne représentant de l’horreur pure et malsaine dans le domaine du jeu vidéo. Après une première adaptation au cinéma par Christopher Gans qu’on classera d’intéressante et assez respectueuse de l’univers de Konami, c’est avec un nouveau réalisateur et un nouveau casting que l’on accueille cette suite directe au premier film sorti en 2006.

 

 

 

Silent Hill : Revelation 3D est l’adaptation de Silent Hill 3 sorti sur Playstation 2 en 2003, qui est lié scénaristiquement au premier sorti quatre ans plus tôt. Les films suivent donc ce même chemin et le second épisode vidéo-ludique – pourtant considéré comme le meilleur – passe à la trappe, ce qui n’est peut-être pas plus mal. Mais revenons à nos moutons, Silent Hill : Revelation 3D est donc l’adaptation du troisième jeu, par conséquent il est la suite du premier film et en reprend donc les personnages et le scénario, enfin presque. Ici, nous retrouvons Heather Mason, qui est en fait Sharon, la petite fille du précédent long métrage. Cette dernière vit désormais seule avec son père. Ils déménagent souvent et sont constamment en fuite depuis la mort de sa mère, sans qu’Heather ne sache vraiment pourquoi car pour elle, sa mère est morte dans un accident de voiture il y a plusieurs années. Si vous avez vu le premier film, vous savez que ce n’est évidemment pas le cas. Mais sachez qu’il n’est pas nécessaire d’avoir vu le premier pour comprendre le second. En effet, le scénario et la fin du premier film sont expliqués rapidement durant ce Revelation 3D, ce qui suffit à une bonne compréhension globale. Heather fait régulièrement des cauchemars où elle se trouve à Silent Hill. Lorsqu’elle en parle à son père, il prend peur et lui interdit strictement d’aller là-bas. Suite à la mystérieuse disparition de ce dernier, elle découvre des indices l’invitant à se rendre dans la ville fantôme et n’hésitera plus une seconde.

 

 

Si le film nous lance dès le début dans l’ambiance fortement sympathique de Silent Hill, on se retrouve bien trop vite basculé dans un cliché du teenage movie américain, avec une héroïne blasée de la vie et refusant tout contact amical par peur de s’attacher. Le beau gosse du lycée, lui aussi nouvel arrivant, tente de se taper la nouvelle parce qu’il trouve les filles blasées cools, alors vous allez devoir vous le coltiner pendant tout le film. On se trouve à partir de là face à des banalités ennuyeuses au possible, accompagnées de dialogues tous plus nazes les uns que les autres. La pauvresse du scénario n’a d’égal que les pitoyables prestations des acteurs, hormis Adélaïde Clemens dans le rôle d’Heather qui s’en sort bien. Contrairement à l’esprit du jeu, ici rien n’est suggéré, tout trouve une explication, pas de place à l’imaginaire, au mystère, à la tourmente psychologique. Seules les références remplissent cette office mais semblent être amenées par défaut car il faut bien que l’on comprenne que c’est de Silent Hill dont il s’agit. Il faut attendre plus de la moitié du film pour se retrouver seul et se sentir enfin dans un environnement malsain. C’est pourtant ce que l’on attend d’un Silent Hill, la solitude face à un mal dérangeant. Malheureusement, notre petite Heather est bien entourée et on ne ressentira que très rarement cette oppression angoissante que l’on attend.

 

 

Même si le film est loin d’être inoubliable et que la fin est inacceptable pour tout fan de la saga originelle, certaines scènes sauront marquer les esprits, de part un visuel très travaillé, comme la scène avec les mythiques infirmières, ainsi que l’indispensable Pyramid Head. La 3D n’apporte encore une fois rien d’exceptionnel mais certains effets ont leur valeur ajoutée, comme la pluie de cendres propre à la ville de Silent Hill, plutôt efficace en 3D. Cela a également le mérite d’assombrir l’aspect global du film.

 

 

Malgré des efforts notables pour tenter de contenter tout le monde, Mickael J. Basset n’arrive pas à retranscrire la subtilité et la profondeur de cet univers, préférant y mettre une bonne sauce blockbuster américain irritant. Fidèle à l’image aux références, Silent Hill : Revelation 3D se repose beaucoup trop sur le fan service pensant qu’offrir un bestiaire et quelques éléments propres à la série suffiront à faire l’affaire. Sur le fond, le film ne va malheureusement pas très loin, se perd en ce qui concerne le public visé et ne rend surtout pas hommage à la poésie macabre de l’œuvre dont il s’inspire.

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