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Critique Sinister 2

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A sa sortie fin 2012, le premier Sinister avait fait trembler les spectateurs comme trop rarement depuis quelques années. Vite suivi par la saga  Insidious  et le terrifiant  Conjuring, ce film d’esprits maléfiques était parvenu à donner un coup de neuf à un genre cinématographique poussiéreux, les slashers étant devenus trop prévisibles et  les found footage trop moches et peu flippants. Il y a certes des exceptions - Unfriended en est le parfait exemple -, mais il est de plus en plus difficile de trouver des films d’horreur récents qui foutent vraiment les jetons. Comme le veut la règle quand un film fonctionne bien, on en fait une suite.

 

 

Et là, première problématique. Pourquoi forcément faire une suite ? Ne soyons pas naïfs. Outre l’oseille, il faut sauter sur l’occasion de marquer le coup après un premier film réussi, à la manière de James Wan et son Insidious lancé en 2010. Mais on se demande si l’absence de suite n’aurait pas renforcée le mythe et l’efficacité du premier. Cela dit, nous sommes devant les faits : Sinister 2 est presque aussi efficace, et réutilise partiellement les codes qui ont permis le succès de son prédécesseur. C’est un Irlandais, Ciaran Foy, qui reprend les commandes de ce film. Encore noob dans la discipline, il s’est fait remarquer avec Citadel, un thriller sombre sorti en direct to DVD fin 2013. Nous partons sur une enquête de l’ex-shérif adjoint joué par James Ransone, qui n’a pas la même prestance que le personnage interprété par Ethan Hawke dans le premier, mais soit. Courtney, mère divorcée accompagnée de ses deux enfants jumeaux, s’installe dans une vieille maison de campagne qui aurait été le théâtre de morts macabres. Et ces morts auraient un dénominateur commun : le fameux Bughuul - prononcez Bagul -.

 

 

Ce nouveau Boogeyman, à l’origine des premiers évènements, et des premières bobines, est plutôt bien conçu. Il se trouve que ces bobines 8 mm auront encore un rôle important à jouer, notamment dans l’instauration de l’ambiance glauque du film. Ce qui faisait la force de Sinister par rapport aux nombreuses autres productions Jason Blum tenait justement dans ces vidéos poussiéreuses filmées de manière très réaliste. Différentes des found footage, et pas aussi lisses que les productions d’horreur modernes, ces mini-films apportent à ce long métrage un fond sinistre, justement, une profondeur et un vrai sujet de réflexion. Les questions qu’on se posait après le premier Sinister ressurgissent. Qui filmait ces vidéos ? Dans quels buts étaient elles conservées dans les maisons ? Mais l'utilisation de ce ressort ne suffit pas à faire un film novateur. C’est pourquoi Ciaran Foy décide de recentrer l'ensemble sur les enfants, qui ont une part plus importante et sont davantage au cœur du récit, comme on peut le voir dans la bande-annonce. Trailer qu’il vaut mieux éviter car celui-ci révèle trop d’éléments, comme souvent. On notera par ailleurs l’excellente prestation des deux enfants jumeaux parmi les personnages principaux.

 

 

Côté réalisation et mise en scène, l’ambiance de ce Sinister 2 est quasi identique à son prédécesseur. Quelques Jumpscare  bien calés, mais sans exagération. Chaque individu aura son propre ressenti mais les bobines en 8 mm apportent un vrai plus, on le répète. Un peu comme si on vous sortait du placard un fait divers macabre, issu d’une famille sans histoires à priori. Le maquillage sur les enfants fantôme, qui constituent une véritable petite secte flippante et apparaissant comme putréfiés au fil du temps, offre également un beau rendu. Sans parler du design de Baghuul, plutôt original, mais inchangé par rapport à sa première apparition. Seul bémol, le dénouement ne plaira certainement pas à tout le monde. On n’est pas loin de voir à l’écran un message en majuscules indiquant « la suite au prochain épisode ». Suspense qui laisse un arrière gout d’inachevé.

 

 

Pas d’énormes surprises en somme pour ce deuxième épisode, mais il est clair que la saga Sinister, si une suite vient s’y greffer, fait partie du haut du tableau des films d’horreur des dix dernières années. Comme souvent, Sinister 2 ne révolutionne pas le genre mais a le mérite d’être très bon. On en frissonne presque de plaisir.

Auteur : QUENTIN

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