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Critique Smash Cut

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Smash Cut est une petite production canadienne en hommage aux films d’exploitations Grindhouse des années 60-70.  Plus qu’un hommage à ces films, Smash Cut est avant tout une révérence au pape du gore, Herschell Gordon Lewis, réalisateur entre autres de l’œuvre considérée comme le premier film du genre, Blood Feast. Ses arguments de vente sont de taille puisque l’on retrouve David Hess, violeur sadique de La Dernière Maison Sur La Gauche, Herschell Gordon Lewis en personne, son vieux compagnon de route Ray Sager ou encore Michael Berryman, sale gueule de La Colline A Des Yeux, mais c’est sans aucun doute la présence de Sasha Grey, nouvelle égérie trash du cinéma pornographique, qui fera pencher la balance quant aux plus hésitants. Tourné en une vingtaine de jours, Smash Cut réunit tous les ingrédients du véritable film d’exploitation à petit budget.

 

 

Able Whitman, un réalisateur raté, subit l’attaque des critiques et la pression des producteurs suite à son dernier film, Terror Toy. Livrant des produits de bas étage aux effets gores ridicules, il doit trouver l’inspiration. Un soir, il rentre avec une gogo-danseuse qui meurt suite à un accident de voiture. Whitman a trouvé la solution, utiliser de vrais cadavres pour rendre son prochain film réaliste. C’est alors que s’enclenche une spirale qui va l’entraîner dans une folie meurtrière. Smash Cut reprend donc la trame mainte fois utilisée du film dans le film.  Lee Demarbre et son équipe ont réussi à recréer l’ambiance colorée et la finition esthétique bien propre à Lewis. Dès les premières images, tous les éléments du film Cheap & Gore sautent aux yeux et il est profitable de visionner ce métrage en tant que tel. Le jeu d’acteur est presque bon, les effets spéciaux sont presque réussis, la réalisation est presque maîtrisée, peu importe si tout cela est voulu ou non, ça fait partie intégrante du film et c’est aussi ce qui fait sa force.

 

 

Ceux qui misent sur la présence de Sasha Grey pour s’en mettre plein la vue, ne vous réjouissez pas trop vite. Utilisée principalement pour attiser la curiosité, Sasha Grey se contente de correctement jouer son rôle laissant totalement de côté son image sulfureuse. C’est d’ailleurs d‘une absence quasi-totale de nudité dont se pourvoit le film. Bien que la nudité ne soit nullement un critère de qualité dans le genre, s’attendre à ne serait-ce qu’un peu d’érotisme ne paraît pas déplacé face à un film hommage aux longs métrages indépendants de Lewis. Avec un maigre budget de $400000 canadiens, soit environ 275000€, les effets gores sont jouissifs et la quantité généreuse d’hémoglobine ravira plus d’un amateur de Splatter sans jamais tomber dans l’excès. Able Whitman redouble d’imagination pour se débarrasser de ses collaborateurs et de ceux qui se dressent sur son chemin. Heureusement pour lui, aucun ne semble réellement s’inquiéter de leur disparition, seul le détective engagé par April Carson, personnage incarné par Sasha Grey, décèle rapidement le petit jeu de Whitman. Un détective original dont la présence a cependant du mal à se justifier.

 

 

Sous ses airs de comédie gore à petit budget, Smash Cut se permet une critique de l’univers hollywoodien que le cinéma indépendant cherche à tout prix à éviter afin de conserver au maximum l’intégrité de ses œuvres. Lee Demarbre va en profiter pour régler ses comptes et tout le monde en prendra pour son grade, les critiques, les producteurs mais aussi les spectateurs, de plus en plus exigeants et formatés par les grosses productions. Chaque personnage est ridicule à sa façon et c’est ce qui fait que l’on prend un malin plaisir à les voir tomber un par un sous la main de notre réalisateur cinglé prêt à tout pour livrer son chef d’œuvre au public, quoique son intérêt personnel vient rapidement prendre le dessus dans ses actes. David Hess mène la danse et nous livre un très beau numéro de cabotinage. Lorsqu’il n’est pas à l’écran, le film s’essouffle et on s’ennuie rapidement, non pas que les autres acteurs soient mauvais, mais Smash Cut semble avoir été écrit pour lui. De ce fait, un problème de rythme se fait régulièrement sentir et seuls les meurtres arrivent à nous faire esquisser un sourire.

 

 

C’est dans des petites productions comme Smash Cut que le cinéma de genre retrouve un peu de couleurs. Un métrage passionné réalisé par des passionnés. Des défauts, Smash Cut en compte plus d’un à son actif, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce divertissement fauché. Même si on aurait aimé que Lee aille plus loin dans son délire, il ne nous aura pas laissé de marbre. Smash Cut remplit parfaitement son hommage et n’a finalement qu’une seule chose importante à dire : Merci Herschell.

Auteur : TIBO

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Votre réponse :

mocata 06-08-2012
tres bien votre critique je viens de voir le film cet apres midi agréable surprise on rit on apprecie les clins d'oeil la critique et sasha grey est plutot bonne actrice outre qu'elle est sublime mais ca on le savit deja 134

 

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