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Critique Solomon Kane

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Solomon Kane est un personnage de fiction sorti tout droit de l’esprit débridé de Robert E. Howard, nouvelliste et romancier américain également créateur de Conan et Kull. Paru en 1928, il est étonnant de ne pas avoir vu plus tôt d’adaptation de ce fou furieux sur grand écran tant la complexité du personnage a de quoi proposer une matière richissime. Géniteur du très réussi Wilderness, c’est donc Michael J. Basset – véritable passionné d’héroic fantasy – qui décide de s’attaquer enfin à notre solitaire au grand cœur. Reçu froidement par les critiques, Solomon Kane n’est rien d’autre qu’un médiéval fantastique rondement mené, ni plus, ni moins. Sans prétention et relativement efficace de bout en bout, le métrage livre la marchandise et ressort la tête haute.

 

 

Solomon Kane est un capitaine fanatique, cupide, cruel, insensible, brutal mais aussi un combattant hors pair n’hésitant pas une seule seconde à détruire ce qui l’entoure pour arriver à ses fins. Prenant d’assaut une forteresse à la recherche d’un trésor, il va se retrouver face à la faucheuse du diable, venue prendre son âme corrompue. Kane réussi cependant à prendre la fuite et se réfugie dans un monastère afin de racheter son âme. Assagi et décidé à vivre une vie de paix et de pureté, il se voit expulsé de son refuge et sa nouvelle vie va être plus difficile à maintenir que prévu. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec le très mauvais Van Helsing à la vue de cette pellicule. Un monde peuplé de démons et de sorcières et un héros vengeur à la cape et au chapeau, style médiéval et sombre dans la forme. Mais là où Solomon Kane se démarque de son homologue, c’est qu’il ne sombre à aucun moment dans le superficiel. Quelle que soit la situation, le métrage fonce droit au but et nous fait croire dur comme fer à ce qui déroule devant nos yeux, non pas d’un point de vue réaliste – non, les démons ça n’existe pas, mais dans sa mise en scène énervée et poétique à la fois, à aucun moment dans la surenchère ou le ridicule. Aussi bien à destination des néophytes que des connaisseurs, la bande parvient à retranscrire l’univers chaotique et mystérieux du monsieur au grand chapeau sans perdre le spectateur dans des détails – même si pour le coup, on tend vers le survol, la notion d’adaptation étant clairement assimilée. Solomon Kane ne révolutionne certainement pas le genre et sa simplicité est plus qu’évidente, mais son honnêteté le rend crédible offrant ainsi un spectacle divertissant.

 

 

Film léger assumé, Solomon Kane est avant tout un métrage sur la rédemption. Il narre le parcours d’un homme souhaitant se racheter et faire table rase de son passé sombre, malheureusement résigné à user de la violence pour défendre ce qui est juste, prenant conscience qu’être un homme de paix n’est qu’une destinée illusoire. Même si la pellicule aurait mérité un traitement plus approfondi – de nombreux raccourcis scénaristiques viennent entacher la bande, il a le mérite de nous épargner des sous-intrigues foireuses en se centrant sur son personnage principal, un personnage complexe aux multiples facettes – deux suites seraient éventuellement envisagées. Interprété par un James Purefoy mystérieux et charismatique (Resident Evil, la série Rome), Solomon Kane trouve chaussure à son pied. Michael J. Basset et son équipe ont réussi ici à créer un véritable univers, les décors et les costumes sont tout simplement superbes et sublimés par la direction photo experte de Dan Laustsen (Silent Hill, Mimic). Notre réalisateur sait s’entourer puisque la réalisation des monstres est assurée par Patrick Tatopoulos, créateur notamment de créatures aperçues dans Les Chroniques de Riddick ou encore Underworld. Une fine équipe dont la passion pour le métier est immédiatement palpable, laissant malheureusement de côté le fond pour se concentrer sur la forme.

 

 

Solomon Kane ne lésine pas non plus sur les seconds couteaux, tous aussi bons les uns que les autres, du figurant avec ses cinq secondes de gloire jusqu’au roi des seconds rôles Jason Flemyng, le casting frappe fort et nous emporte dans son univers. On retrouve également les irréductibles Pete Postlethwaite (Usual Suspects, Le Choc des Titans) ou encore Max Von Sydow (Conan le Barbare, Minority Report). Les chorégraphies des combats sont également très réussies. A la fois violentes et esthétiques, le gore se faufile sans trop de difficultés, quelques éclaboussures par ci par là suffisent amplement à marquer chaque coup porté. Le vrai problème de ce métrage est son air fortement avisé. Ni bon, ni mauvais ; ni épique, ni monotone, la bande livre la marchandise sans chercher à s’aventurer au-delà du simple divertissement médiéval. On assiste à l’évolution du personnage sans trop de surprises, sachant dès les premiers instants que son épopée ne sera pas si ardue que prévue. Malgré une base apportée sur un plateau par Robert E. Howard, Michael J. Basset n’en magnifie que le côté esthétique, ne cédant que le strict minimum au niveau scénaristique. Si le réalisateur a la volonté de livrer deux autres opus, cette opportunité pourra peut être lui permettre de s’exprimer pleinement, une pellicule d’une centaine de minutes n’étant pas suffisante pour cerner toutes les facettes de ce puritain à la cape et au chapeau.

 

 

Injustement boudée par la critique, l’adaptation de Solomon Kane s’en tire honnêtement et offre un spectacle respectable. Si sa légèreté ambiante peut en agacer certains, sa facture offre une pellicule visuellement sans faute.

Auteur : TIBO

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