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Critique Some Kind of Hate

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Adam Egypt Mortimer peut se vanter de porter un blaze qui fera marrer les aficionados d’Edgar P. Jacobs, dont l’œuvre phare de la série Blake et Mortimer se déroule au sein des pyramides de Gizeh. Référence bédéphile mise à part, ledit Egypt Mortimer est un jeune newcomer qui présente avec Some Kind of Hate sa toute première réalisation long-format. Un film indé’ ultra-soigné, audacieux dans l’approche et épaulé par un casting assez intéressant. Si l’ensemble s’avère extrêmement prometteur sur la forme, le cinéaste pèche pourtant partiellement en négligeant son scénario.

 

 

Egypt Mortimer semble avoir une sérieuse apétence pour l’anticonformisme, qu’il s’agisse d’image ou de son. Son travail fait en effet preuve d’un traitement radical, original et sombrement arty. Mais si Some Kind of Hate se profile comme un film d’horreur pur, l’ensemble n’est pas forcément dur, la violence graphique restant somme toute assez légère. Le cinéaste évite soigneusement de sombrer dans les schémas usités et bien commerciaux, à savoir le PG-13 à peine flippant ou la brutalité cradasse et inutile propre au torture-porn. Some Kind of Hate témoigne d’une réelle personnalité, d’une approche premier degré et sans concessions ainsi que d’une construction qui n’hésite jamais à entremêler éléments horrifiques et love-story brute et rock’n’roll. Le postulat initial se montre classique mais prometteur : adolescent timide et persécuté par ses camarades de classe, Lincoln trouve refuge dans le dessin et la musique. A la suite d’une énième altercation avec un autre élève, le jeune homme répond à l’humiliation en blessant son agresseur. Lincoln est de ce fait transféré dans un centre de réinsertion, où il fait la rencontre de Kaitlin, une adolescente au passif relativement trouble. De nouveau mis à mal par d’autres résidents, le garçon va accidentellement ressusciter l’esprit d’une ancienne pensionnaire des lieux.

 

 

Le concept n’a assurément rien de neuf. L’élément déclencheur de ce Some Kind of Hate rappellera inévitablement Carrie voire le très mauvais troisième épisode de la franchise Urban Legends, Bloody Mary. Le scénario du métrage est en effet extrêmement convenu, l’ensemble s’articulant sous la forme d’un « revenge-movie » à base de spectre incontrôlable dont le principal protagoniste n’arrive plus à se débarrasser. Un « retour » qui traduit nécessaire un meurtre brutal et autrefois maquillé, et dont les responsables devront tôt ou tard répondre. Adam Egypt Mortimer l’exploite cependant à sa sauce et soigne le développement de ses personnages, leurs interactions et la dimension « sensitive » de son œuvre. Some Kind of Hate installe au cœur du récit deux jeunes adolescents paumés, amoureux et foncièrement attachants. La relation qui se construit entre ces deux âmes égarées les amène progressivement vers une rédemption, issue pourtant menacée par une « apparition » qui impose sa folie destructrice aux alentours. Egypt Mortimer capture la chute du monde extérieur avec sensibilité et délicatesse, une grâce qui tranche radicalement avec la violence graphique de certaines séquences ainsi que de sa bande-sonore aux furieux relents death-metal.

 

 

La principale force de ce Some Kind of Hate tient dans l’habilité de son réalisateur à jouer des contrastes. Bardé de couleurs arides, le métrage est sec et brutal. Un ton qui contribue grandement à l’ambiance noire et morbide du métrage, qui se dote ainsi d’un climax plombé et efficace. Egypt Mortimer s’appuie de ce fait principalement sur des mouvements fluides, une rythmique mesurée et un usage du gore bien calibré. Sa direction d’acteurs est à l’avenant. Bien qu’encore relativement peu connus, Ronen Rubinstein et Grace Phipps – vue dans Fright Night et Scream Queens – sont remarquables et incarnent deux ados brisés parfaitement justes.

 

 

Some Kind of Hate aurait assurément gagné à s’habiller d’un script légèrement plus complexe et surprenant. En l’état, le film d’Adam Egypt Mortimer reste plutôt prenant et témoigne d’une direction artistique absolument bluffante. Le cinéaste livre un premier essai remarqué, et pourrait bien exploser plus franchement avec prochain long, Holidays, pour lequel il a réuni un fort joli casting. Affaire à suivre.

 

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