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Critique S.O.S. Fantômes (2016)

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Tout ce bruit pour ça. Envisagé depuis des années, le troisième épisode de S.O.S. Fantômes aura été annoncé sous bien des formes. Les plannings chargés des trois acteurs originaux n’auront jamais permis de programmer le tournage d’une véritable séquelle malgré tous les efforts du réalisateur Ivan Reitman. Le projet tombera véritablement à l’eau avec le décès prématuré d’Harold Ramis. Un film d’animation sera un temps envisagé, avant que Sony / Columbia ne s’oriente vers le choix facile du reboot. Pourquoi pas. A la tête de cette relecture 2016, Paul Feig fait le choix du casting 100% féminin et récolte un tollé au passage. Articulé sous la forme d’un pur divertissement un peu con-con, ce S.O.S. Fantômes 2016 s’avère en effet assez mauvais, mais pour des raisons bien différentes de celles avancées par ses détracteurs depuis l'annonce de sa mise en chantier.

 

 

S.O.S. Fantômes – et dans une moindre mesure sa suite – compte parmi les films les plus mémorables des eighties. Véritable madeleine de Proust pour beaucoup, simple bon moment de pop-culture pour d’autres, le métrage déroulait à l’époque un scénar’ aussi léger que diablement fun sans pour autant chercher à s’épancher dans l’humour gras et forcé. Paul Feig met pour sa part les deux pieds dans le plat. Dans le fond, rien – ou si peu – n’a changé : cette nouvelle mouture s’articule autour de quatre personnage qui deviennent chasseuses de poltergeists, capturent les âmes damnées avec un espèce de « flux-rayon-lasso-plasmatruc » et roulent dans un corbillard customisé avec plein de machins étranges sur le toit. Mais les temps ont changé, probablement. Grand chantre de la comédie un brin crétine – Spy, Les Flingueuses –, Feig fait de son S.O.S. Fantômes un truc incroyablement lourdingue, bardé de blagues nazbroques répétées inlassablement afin de s’assurer que le public a bien compris. Le cinéaste insiste en effet tellement sur la moindre vanne que l’on pourrait s’attendre à voir débouler des rires enregistrées afin d’accentuer encore la ringardise de la chose. Particulièrement centré sur l’humour vomi-pipi-prout, S.O.S. Fantômes n’est absolument jamais drôle. Pire, l’ensemble devient presque gênant lorsqu’il s’attarde plus que de raison sur des ressorts comiques vraiment relous, à l’instar du standardiste Kevin dont la bêtise dépasse l’entendement. Voir le larron essayer de saisir un téléphone dans un aquarium lorsqu’une sonnerie retentit pourrait-être amusant si Feig ne proposait pas le gag inlassablement. Fatiguant.

 

 

S.O.S. Fantômes 2016 accumule presque toutes les tares de la comédie US contemporaine sans jamais parvenir à proposer moment véritablement simple et fun. Le cinéaste ressuscite pourtant presque l’esprit des films originaux à l’occasion d’une scène tournée en plein concert heavy-metal. Haute en couleurs, la séquence laisse à penser que le film va enfin prendre son envol. Peine perdue. Feig retombe rapidement dans ses travers, et bâcle son film dans un run final hallucinant de nanardise qui laisse définitivement ce S.O.S. Fantômes sombrer dans le n’importe nawak le plus total. Si la narration devient pour l’occasion assez catastrophique, ce dernier tiers a au moins le mérite d’envoyer la purée en ce qui concerne les effets spéciaux en alignant les spectres gigantesques par paquet de douze. Une overdose d’action et un déluge de numérique qui fait taire quelques instants le personnage de Patty Tolan, grande perche wesh-wesh « sapée comme jamais » – au secours la référence – dont la VF accentue gravement l’aspect insupportable. De caméos inutiles – Bill Murray, Sigourney Weaver, Dan Aykroyd et Andy Garcia, ils ont tous répondu à l’appel – en répliques débiles, de rebondissements foireux en clins d’œil forcés, S.O.S. Fantômes déroule une rythmique certes convenable mais peine à imposer sa personnalité, un ton propre. Le film reste commercial et destiné aux gamins, point.

 

 

L’unique intérêt de ce revival tardif réside presque dans l’inversion des rapports de force. Les ghostbusters deviennent des femmes, la secrétaire cruche est un homme. Pour autant et contrairement aux arguments avancés par les plus fervents supporters de cette nouvelle version, le film de Paul Feig n’est absolument pas porteur d’un message féministe. Ni d’un quelconque message tout court d’ailleurs. Les moins exigeants apprécieront probablement les gros efforts fournis afin de titiller leur fibre nostalgique ou plus simplement les gros effets qui vont bien. Inutile d’en attendre davantage. La réalisation est certes parfaitement calibrée et les actrices font pourtant ce qu’elle peuvent. Melissa McCarthy est égale à elle-même, Kate McKinnon et Kristen Wiig vraiment pétillantes. Chris Hemsworth est cependant d’une niaiserie absolue et ne convainc jamais dans un registre dont il ne maitrise absolument pas les subtilités. Leslie Jones est pour sa part incroyablement casse-noisettes.

 

 

S.O.S. Fantômes 2016 patauge désespérément dans le comique de bas niveau. Envisagé par Sony / Columbia comme le premier jalon d’une nouvelle série de prods tournées autour de l’univers des ghostbusters, le film se profile comme un semi-échec qui peinera probablement à trouver son public. Difficile de croire donc à la poursuite de l’aventure sur le long terme. Neuneu et plutôt inutile.

 

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