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Critique Spider-Man

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A l'heure où Marvel cartonne au box office et où Spider-Man est le héros d'une nouvelle trilogie, il est passionnant de se replonger dans la première, celle de Sam Raimi – auteur de la cultissime franchise Evil Dead –. Le visionnage de ce Spider-Man premier du nom est en effet l'occasion de constater à quel point le métrage de Raimi et son équipe est supérieur en tous points – ou presque, les effets spéciaux restant évidemment moins perfectionnés – aux récents films de Mark Webb.

 

 

Peter Parker, orphelin adopté par son oncle Ben et sa tante May, est un lycéen féru de science, souffre douleur de ses camarades. Lors d'une sortie dans un laboratoire, une araignée génétiquement modifiée le mord. Dès lors, Peter devient un autre homme, doté de pouvoirs extraordinaires. Suite au décès de son oncle Ben, dont il est en partie responsable, Peter fait sienne la devise de celui-ci, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Il devient Spider-Man afin de faire le bien. Pendant ce temps, Norman Osborn, dont le fils Harry est le meilleur ami de Peter, devient fou et surtout doté d'une force surhumaine, après s'être injecté lui- même un produit destiné à un usage militaire. Le Némésis de Peter est né, le bouffon vert. Le scénario est simple, suivant à peu de choses près la naissance de Spider-Man tel que Stan Lee et Steve Ditko, créateurs du personnage pour Marvel, l'avaient imaginée. Ici, et comme souvent, un gentil héros affronte un méchant. Mais la force du comics était le regard qu'il portait sur l'adolescence et ses affres. Et Raimi a fait sienne cette force. Avec Spider-Man, il offre à un public ébahi la possibilité de voir un type en costume bleu et rouge déambuler entre les immeubles de la grosse pomme à l'aide d'une toile qu'il produit lui-même. Dramatique en puissance, Spider-Man use d'une lente montée vers un climax que l'on sait inévitable, la confrontation entre les deux protagonistes, dont on suit l'évolution en parallèle tout au long du film. Une idée brillante, car leurs destins les font se croiser jusqu'à l'ultime combat, et laisse la tension planer de manière continue, celle-ci étant de plus renforcée par les drames vécus par le héros. Entre ses débuts de justicier, ses déboires professionnels et surtout amoureux, Peter a beaucoup à faire, pour notre plus grand plaisir. Et à ce titre, l'histoire entre Mary-Jane Watson – sa voisine qu'il aime depuis tout petit sans oser lui avouer – et Peter est touchante et formidablement interprétée, surtout par Kirsten Dunst, née le rôle.

 

 

Mis en scène par un fan du tisseur et surtout un réalisateur ayant fait largement ses preuves – il a d'ailleurs brillamment inventé son propre super héros Darkman – doté d'un style propre, Spider-Man est un ride de pur bonheur. Les incrustations ont certes mal vieillies, mais le film possède un rythme et un souffle épique. Le tout porté par la partition magistrale de Danny Elfman, déjà à l’œuvre – et quelle œuvre – sur les Batman de Tim Burton. On a peur pour Peter, on se sent vraiment impliqué dans les drames qui le touchent, que ce soit le décès de son oncle où l'agression de tante May par le bouffon vert. Spectaculaire, le film est surtout touchant et souvent drôle, surtout par ses répliques, à l'instar du comic. Et le comparatif avec la nouvelle version de Webb fait très mal à cette dernière, qui peine à impliquer son public en raison de ses enjeux dérisoires – alors qu'ils devraient être bien plus dramatiques –. Mais surtout, et en dépit donc d'effets accusant légèrement le poids des années, le Spider-Man de Raimi est plus nerveux  et bien plus fidèle aux origines du héros.

 

 

Pour incarner Spider-Man, Sam Raimi a misé sur Tobey Maguire, qui se révèle assez juste dans le rôle d'un Peter maladroit et timide. A ses côtés, une sacré bande de comédiens – jeunes ou pas, puisque outre Kirsten Dunst déjà citée, on trouve Willem Dafoe ou encore le génial débutant James Franco – ainsi que des fidèles du réalisateur comme son frère Ted Bruce Campbell,  le Ash en personne. Avec un scénario relativement fidèle au matériau d'origine et bien agencé – son auteur, David Koepp, a écrit les deux premiers Jurassic Park ou bien encore L'impasse de Brain De Palma –, la magie du cinéma opère, portée par les effets spéciaux de ILM, impressionnants pour l'époque et encore plus que corrects face à l'épreuve du temps.

 

 

Mis en scène avec brio et fonctionnant dramatiquement de la même manière que les comics, le Spider-Man de Sam Raimi est à ce jour encore l'une des meilleures adaptations de super héros. Le film démontre surtout qu'il faut du talent et de la passion pour adapter un tel matériau, et met K.O. technique The Amazing Spider-Man qui, s'il possède des qualités, ne peut lutter face à l'implacable bonheur que celui de Sam Raimi procure. Spider-Man est pour Marvel ce que le Superman de Richard Donner est pour DC, une œuvre phare à l'aune de laquelle sont désormais jugées les adaptations du plus sympathique des héros, l'homme araignée.

 

Auteur : TONTON

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Dow 18-11-2015
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