film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique SS Troopers

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

The Asylum. Evoquer le simple nom de cette société de production américaine déclenche souvent sueurs froides et tremblements incontrôlables chez une bonne partie des aficionados du cinéma de genre. Responsable d’une impressionnante série de duplicatas d’œuvres hollywoodiennes – Transmorphers, The Terminators, Almighty Thor ou encore Atlantic Rim –, le studio s’est fait spécialiste du « mockbuster » qui pique les yeux. Une formule que The Asylum applique aujourd’hui au récent Iron Sky, pochade bis débarquée tout droit de Finlande. Inscrit dans un registre ultra-Z si marqué qu’il pourra s’avérer presque séduisant, SS Troopers tente une énième resucée d’un phénomène de Nazispoitation décidemment très en vogue en matière de cinéma fantastique indépendant.

 

 

Steve Barker était parvenu à transcender son faible budget pour livrer deux volets d’Outpost parfaitement maitrisés. Sur un thème globalement similaire, Joseph J. Lawson ne se casse de son côté pas trop la binette. SS Troopers est en effet un pur film de commande, volontairement monté pour ne jamais s’affranchir de son étiquette de pur produit nanardesque. L’ensemble reste à prendre au dixième degré, le script de base affichant d’emblée et sans gène aucune la couleur. Refugiés au cœur d’une base gigantesque située sous les glaces de l’Antarctique, les nazis préparent donc patiemment leur retour. Ces derniers ont plus particulièrement menés des recherches sur la régénération des corps, voire sur leur remplacement par des éléments métalliques. Une équipe de scientifiques va en faire les frais en tombant nez à nez avec cette escouade de super-soldats mi-cyborgs mi-zombies. SS Troopers ne se prive donc d’aucune fantaisie. Pourquoi pas. Les scénaristes poussent en effet l’exercice dans les plus lointains méandres du mauvais goût, émaillant leur travail d'une impressionnante quantité de dialogues faisandés, de gore à la louche, d'un avortement par aspirateur ou encore d'une bataille aérienne avec une soucoupe volante allemande assez grotesque. Cerise sur le gâteau, SS Troopers greffe à son semblant de canevas scénaristique la présence d’un Hitler robotique, fusion improbable de Robocop – version 2.0 –, Terminator et de tête d’humain grimaçante sous coque. Comme à son habitude, The Asylum propose un gloubi-boulga cinématographique dénué de toute retenue destiné aux amateurs de navets furieusement crétins.

 

 

Dans ce sens, SS Troopers pourra faire mouche. Le film de Joseph J. Lawson est en effet d’une connerie si poussée qu’elle en devient parfois surprenante. Le problème tient plutôt au fait qu’il devient parfois difficile de savoir dans quel sens le cinéaste souhaite orienter son métrage. Car si son travail reste hautement improbable, mal fagoté et amateur, l’utilisation de la torture et de la violence en attenue assurément l’aspect comique, qu’il soit volontaire ou non. SS Troopers s’abandonne à diverses occasions dans quelques séquences brutales, voire parfois dérangeantes lorsqu’il s’agit d’évoquer le triste souvenir des chambres à gaz. Du simple mauvais goût, le tout flirte dès lors particulièrement près de l’outrage historique. Très limite. Le final repart heureusement vers le n’importe quoi le plus total, Lawson usant de grandes louches de bastons de pisto-lasers miteux et autres attaques de robots zombies pour emballer une conclusion qui renoue avec l’esprit Asylum. Certes amusant aux entournures, SS Troopers souffre cependant par ailleurs d’une rythmique souvent mal calibrée. Passé son premier tiers, le métrage se vautre dans un ensemble de séquences de couloirs indigestes, d’autant plus que le tout se voit doté d’un casting frôlant le zéro pointé. Outch.

 

 

Mené par une équipe d’acteurs de seconde zone, SS Troopers propose un festival assez cocasse de grimaces exagérées, de hurlements ridicules et de faces stupéfaites assez peu crédibles. La production par ailleurs parvenue à dénicher le sosie de Ian McKellen pour incarner son terrifiant Mengele. Un argument commercial de poids. Voir ses pseudos-docteurs débiter des âneries scientifiques – la dégénérescence des zombies serait e aux maladies nosocomiales – en tentant de conserver une certaine crédibilité vaut cependant son pesant de cacahuètes. Même constat côté réalisation, le métrage usant d’effets spéciaux absolument dégueulasses. A peine dignes d’un jeu-vidéo 32 bits, les ajouts par ordinateurs s’avèrent si grossiers qu’ils en deviennent hilarants. D’autant plus lorsque Joseph J. Lawson y adjoint une impressionnante propension pour le raccord raté, ou s’aventure plus que de raison dans des combats pseudo-épiques mais véritablement kitchissimes. Génial.

 

 

SS Troopers est une « œuvre » déjantée à aborder avec précaution. Les habitués apprécieront sans doute la nullité assumée d’un script qui part dans tous les sens, les autres pourront rester abasourdis devant un tel déferlement d’images datées et de séquences intégralement tournées en studio. Bien que relativement bancal, SS Troopers en devient cependant plus ou moins fun en fonction du degré de tolérance au nanar Z du spectateur qui se retrouvera plongé dans son visionnage.

 

Auteur :

Critique vue 7682 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 56-11

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction