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Critique Star Trek

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Extrêmement populaire aux Etats-Unis, la saga Star Trek reste probablement la franchise cinématographique et télévisuelle la plus inabordable de l’histoire du divertissement. Sept séries à rallonge, dix films ainsi que plus de quarante ans d’histoire et de ramifications scénaristiques suffisent aujourd’hui à rendre l’univers initialement crée par Gene Roddenberry proprement rebutant pour une nouvelle génération élevée à la science-fiction made in Georges Lucas. Initiateur de projets ambitieux pour le petit écran - Lost ou Alias - et cinéaste plutôt habille dans sa conception du blockbuster efficace - Mission : Impossible – 3 -, J.J. Abrams effectue avec ce onzième long-métrage un reload complet de la série, livrant par la même occasion un métrage à la fois abordable et respectueux de son lourd passif.

 

 

L’ambition première du métrage se montre simple et abordée avec honnêteté par son réalisateur. Partiellement étranger aux nombreuses déclinaisons de la série d’origine, Abrams souhaite avant tout livrer une vision de Star Trek décomplexifiée et à même de rivaliser avec l’aspect purement divertissant d’un Star Wars plus fun et accessible. Nanti d’une enveloppe budgétaire d’envergure, le cinéaste s’épaule de ce fait d’un scénario plus prompt à s’orienter vers la nouveauté, voire même à reléguer quelques grandes figures au second plan ou à emprunter des voies de développement osées et inattendues. Libéré des obligations inhérentes au passé de la série, J.J. Abrams livre un métrage spectaculaire et ébouriffant, mené à train d’enfer par un déroulé qui privilégie avant tout le grand spectacle à l’inutile complexité des imbroglios scénaristiques auparavant propres aux produits Star Trek. Grisant, parsemé de séquences anthologiques et d’affrontements spatiaux aux propensions démesurées, Star Trek 2009 revendique pour la première fois depuis de nombreuses années son aspect résolument grand public. Le travail apporté sur les effets spéciaux s’avère à ce niveau particulièrement saisissant, et bien que sans rivaliser avec les derniers Star Wars, impose un spectacle pyrotechnique de tous les instants. Combats spatiaux dantesques, excursions sur des mondes truffés de plans numériques ou encore engins démesurés - le vaisseau de Nero, impressionnant -, Abrams se sert des effets pour mettre en boîte un divertissement haut de gamme.

 

 

Pour autant, le cinéaste ne se limite à aucun moment à un spectacle visuel uniquement articulé autour de son emballage dernier-cri. Loin d’être réduit à peau de chagrin, le traitement scénaristique concocté par Abrams se montre tout aussi prenant que ses palpitantes séquences d’explorations spatiale. Le renouveau de la saga s’avère même amené avec un panache certaine : se servant à l’origine d’un « paradoxe temporel », le cinéaste parvient à introduire un récit inédit tout en inscrivant son métrage dans la continuité des précédents travaux. Faire table rase du futur, effacé par l’intervention des Romuliens tout droit débarqués de l’avenir, inscrit donc l’histoire de Star Trek 2009 dans une dimension parallèle aux autres films et laisse un total champ libre à Abrams. Ni remake ni véritable préquel, Star Trek 2009 s’évertue donc à remettre les éléments de base à plat pour construire un univers frais et novateur, bâti autour d’un script à la fluidité exemplaire. Malgré ses deux heures de circonstance, Star Trek 2009 ne souffre d’aucune baisse de régime ou séquence inutilement superflue, et s’offre le luxe d’abandonner aux derniers Star Wars les développements romantiques inutiles et soporifiques pour se profiler comme un effréné divertissement de Science-Fiction. Astucieusement ré-écrite, l’histoire des origines de Star Trek trouve donc un nouvel éclaircissement et revient avec bonheur sur un passé jusque ici resté en suspens. Exit donc les traditionnels Klingons, qui quittent le trône de grand méchants pour n’être que rapidement évoqués, Abrams construit son script sur des ressorts originaux et totalement étrangers aux précédents travaux: la destruction de la planète Vulcain, la rencontre des personnages emblématiques - Spock et James T. Kirk - ou encore sur la constitution de l’équipage de l’USS Entreprise.

 

 

Grandiose et pétaradant d’efficacité, Star Trek 2009 réplique son standing de haut niveau dans la technique affutée d’un J.J. Abrams aussi bien à l’aise dans les plans truffés de détails numériques que dans une direction d’acteurs irréprochable. Shooté sans faute de mauvais goût, le tout parvient même à se montrer émouvant à l’occasion d’une redoutable séquence introductive, immersion plus que convaincante dans un déluge de SFX sublimée par la justesse de protagonistes pourtant à peine relégués dans des rôles accessoires. Exigeant, le casting s’appuie aussi bien sur de jeunes pousses de talent - Zachary Quinto, qui dépeint un Spock impérial - que sur quelques intervenants rodés à l’exercice  -  le méconnaissable Eric Bana, Winona Ryder, Simon Pegg, toujours hilarant -. Détonant de fouge et dressant un portrait de Kirk relativement éloigné du jeu très posé de William Shatner, le jeune Chris Pine s’impose avec une maestria très surprenante et apporte un sentiment d’explosivité permanente à un métrage déjà dopé aux amphétamines. Osé, le traitement des scénaristes prend à contre-courant les pré-acquis pour redessiner les contours et la personnalité d’un personnage culte. Rien de bien surprenant au final au vu de la volonté dot font preuve ces derniers à remodeler profondément l’institution  Star Trek.

 

 

Quasiment irréprochable sur tous les aspects, Star Trek 2009 insuffle définitivement le renouveau dans une saga fatiguée. Un spectacle vertigineux, qui instaure de nouvelles bases à un univers d’une richesse incomparable. Vivement la suite.

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