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Critique Star Wars : Episode I - La Menace Fantôme

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George Lucas a inventé la science-fiction. Du moins pour le grand public. Tête pensante de la première trilogie Star Wars, ce dernier fait d’un projet bis sur lequel aucun studio n’aurait misé son avenir commercial l’un des films les plus influents de tous les temps. Bien que simple dans sa structure narrative, le premier film dévoilé sur les écrans impose une petite série de personnages attachants, originaux voire complètement barrés pour l’époque – la bestiole Chewbacca, qui hurle comme un crétin sans qu’aucun spectateur n’y capte rien –. Mais Un Nouvel Espoir s’impose surtout par une singularité assez rare en se profilant comme un Episode IV alors que les trois premiers n’existent tout simplement pas. Lucas complétera la boucle à la fin des nineties, déclenchant avec son Episode I – La Menace Fantôme un engouement public sans précédent.

 

 

Plus personne n’osait y croire. Lucas évoquait certes épisodiquement la possibilité de compléter la saga Star Wars à ses heures perdues, mais tout le monde avait fini par imaginer l’arlésienne du cinéaste comme un running-gag de mauvais goût. D’autant plus que ce dernier ne réalisera aucun métrage pendant près de vingt ans et restera relativement discret au cours des années 90. Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme débarque pourtant sur les écrans français en octobre 1999, soit près de cinq mois après sa sortie sur le territoire américain. Un délai d’attente inenvisageable aujourd’hui. Le piratage se limite encore à une simple distribution de VHS piratées sous le manteau, option malheureuse choisie par quelques impatients pour découvrir le métrage en avant-première. Malheureuse ca ce Star Wars nouvelle génération prend assurément tout son sens sur écran géant. Lucas a en effet pleinement conscience de l’incroyable potentiel commercial de sa future œuvre, et livre ici l’un des projets les plus pharaoniques de son temps. Visuellement, son travail ringardise définitivement tout ce qui a été fait jusqu’alors. Déjà extrêmement impressionnant dans les précédents volets – qui sont en fait les suites de cet Episode I, donc –, l’univers décomplexé du space-opera atteint ici des proportions dantesques et jubilatoires. Le réalisateur multiplie en effet les bestioles délirantes et les décors truffés de plans numériques au service d’une véritable science du rythme et du grand spectacle. Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme est probablement le divertissement le plus friqué de sa décennie. Cumulant avec une frénésie non retenue combats spatiaux maousses, séquences d’action délirantes et interminables combats au space-laser, le film semble presque se profiler comme une session de rattrapage pour un Lucas frustré par les limites technologiques lors de la préparation de ses premiers métrages.

 

 

Le cinéaste matérialise ici un rêve de gosse, Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme intégrant à mi-parcours une longue et rapide course de modules spatiaux. Hors-normes, furibonde, virtuose, la séquence donne presque tout son sel à un épisode par ailleurs plutôt faiblard sur le fond. C’est bien là que le bas blesse. Tiraillé entre son envie d’en mettre plein les mirettes et le besoin d’imposer ses nouveaux protagonistes – une nécessité éminemment casse-gueule –, Lucas affiche en effet une fâcheuse tendance à privilégier la facilité en lorgnant vers les effets poudre aux yeux. Chargé d’imposer les bases d’une grande franchise, le métrage s’articule autour d’ un script faiblard, voire anecdotique. En missions afin de résoudre un conflit d’ordre commercial, les jedi Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi sont pris au piège sur la planète Naboo. Alors qu’ils tentent de s’enfuir en compagnie de la reine Amidala afin de porter l’affaire devant le Sénat Galactique, ces derniers se voient contraints de s’arrêter sur Tatooine afin d’effectuer des réparations. Ils vont alors rencontrer le jeune Anakin Skywalker, enfant esclave amené à changer le cours de l’histoire. Relativement épurée, l’histoire pose les bases. Rien de plus. Lucas échoue en effet ici à insuffler à son œuvres les enjeux dramatiques propres à sa franchise, le rapport de force – certes manichéen, mais propre aux anciens volets – ne s’installant véritablement qu’en fin de parcours. Lucas garde en effet ses méchants pour pour son futur Episode II – bien que personne ne soit dupe vis-à-vis de l’identité secrète du fameux Sidious –, et sacrifie uniquement un pion Sith brossé rapidos pour ce volet d'ouverture.  Résolument sous exploité, le fameux Dark Maul est pourtant le Jedi noir le plus imposant de cette prélogie naissante. Une ligne de texte, un combat épique, puis poubelle. Dommage. Certains personnages sont par ailleurs purement anecdotiques, voire irritants – le fameux Jar-Jar, plus lourdingue que comique –.

 

 

George Lucas a des idées, mais n’a jamais été un grand réalisateur. Si ce dernier avait confié la direction technique des Episodes V et VI à des faiseurs doués, il reprend ici les rennes de son space-opéra. Sans grande surprise, sa réalisation est purement fonctionnelle et se contente de reprendre les codes institués bien des années auparavant. A savoir user et abuser des fondus et autres transitions désuètes qui confèrent à cet Episode I – La Menace Fantôme un cachet à l’ancienne malgré tout le déballage de technologie avancé. Pour le reste, Lucas a le fric et les techniciens talentueux. Son film s’avère donc incroyablement fluide – les séquences d’action sont superbes – et bénéficie d’un scope ultra-généreux qui magnifie la grandeur visuelle de l’entreprise. Le budget permet par ailleurs au cinéaste de s’appuyer sur un casting vraiment prestigieux, au contraire d’une première trilogie qui ne comptait à l’époque que sur de jeunes premiers. Le trio Nathalie Portman / Liam Neeson / Ewan McGregor répond à l’appel avec une envie communicative et une implication totale. La prestation du jeune Jake Lloyd est pour sa part nettement plus hasardeuse, le doublage VF s’avérant de plus abominable. Ce dernier disparaitra d’ailleurs quasiment des écrans radars par la suite.

 

 

Star Wars : Episode I – La Menace Fantôme est un film de science-fiction correct, à défaut d’être le grand volet d’ouverture attendu. George Lucas relance tranquillement son énorme machine, sans pour autant retrouver le charme de ses anciens travaux. Négligé au profit d’une direction artistique qui explose littéralement la rétine, le récit affiche quelques longueurs, se perd dans des détours inutiles et témoigne d’un certain déséquilibre. La prélogie accélérera progressivement jusqu’à l’Episode III, sans pour autant retrouver le rythme trépidant et tendu des films initiaux. Le spectateur avisé en connait en effet déjà tous les tenants et aboutissants, Lucas ne pouvant dès lors que dérouler du cliffhanger attendu et sans surprise.

 

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