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Critique Star Wars : Episode III - La Revanche des Sith

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Lucas boucle la boucle. Dévoilé sur les écrans du monde entier en mai 2005, Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith a la lourde charge de faire la jonction entre deux trilogie séparée par près de vingt-cinq années. Film charnière par excellence, le dernier volet du plus grand space-opéra de tous les temps est pour son créateur une opération à haut risque, ce dernier se devant de proposer un basculement crédible du jedi Anakin Skywalker vers sa facette sombre, masquée et mutilée, le terrifiant Dark Vador. Malgré deux films divertissants et bourrés d’effets visuels époustouflants – La Menace Fantôme et L’Attaque des Clones –, la prélogie Star Wars peine à l’époque à ressusciter le vibrant esprit pop-corn et dramatique des « vieux » métrages. George Lucas se rattrape in-extremis avec un ultime métrage en forme de feu d’artifice épique. Bien qu’imparfait, Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith s’articule comme un run furieux vers la chute de la république et l’avènement du côté obscur.

 

 

Alors que Lucas avait eu recours à une forme d’ellipse temporelle afin de situer l’Episode II plus de dix années après les événements de La Menace Fantôme, La Revanche des Sith s’inscrit pour sa part dans la quasi-directe continuité de son prédécesseur. Un choix judicieux qui insuffle enfin une véritable cohérence à une prélogie qui en manquait jusqu’ici cruellement. Le Sénat Galactique est désormais épaulé par l’armée des clones livrée par les artisans de Kamino, et a engagé la République dans une guerre ouverte aux séparatistes, appuyés par la fédération du commerce. Associé au Comte Dooku, le général Grievous, redoutable guerrier mi-alien mi-droïde, a enlevé le Chancelier suprême Palpatine. Chargés de sauver le chef de l’exécutif, Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi ne vont pas tarder à constater que ce dernier manœuvre dans l’ombre. Alors que monte la menace des Sith, Anakin va devoir faire un choix qui influencera le destin de toute la Galaxie. Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith est donc le métrage de tous les dangers pour George Lucas. Bénéficiant d’un cadre déjà posé par les deux précédents volets, ce dernier évite cette fois-ci les pièges du bla-bla et des surdéveloppements inutiles – au hasard, l’amourette gnan-gnan de L’Attaque des Clones – et fonce tête baissée dans le cœur du sujet. A savoir la guerre, la trahison tant attendue et le grand spectacle.

 

 

Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith se profile probablement comme le film le plus simple de l’héxalogie. Lucas ouvre d’ailleurs d’emblée sur une gigantesque bataille spatiale, et enquille dès lors les scènes d’action maousses jusqu’au cliffhanger final. Au final, ce Star Wars ne raconte pourtant rien de bien neuf. Le spectateur avisé en connait d’ailleurs déjà parfaitement le contenu, ce dernier étant conté au cours des volets IV-V-VI. L’identité du principal antagoniste – le futur Empereur – n’est d’ailleurs un secret pour personne, et le film peine à ce titre à brosser de véritables enjeux malgré une approche générale logiquement assez sombre. Lucas tente bien d'installer un semblant de suspense à ce sujet pour les quelques rares nouveaux venus qui auront fait l’effort de visionner la franchise dans l’ordre chronologique, mais l’ensemble tombe rapidement à plat. Tout comme le « basculement » de Vador, longtemps pressenti mais ici totalement assumé. Lucas manque complètement son objectif en torchant une séquence bancale, invraisemblable, assurément trop hâtive. Rageant. Si Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith fait preuve de quelques erreurs d’appréciation, le métrage compense néanmoins très largement par un sens de la rythmique bien aiguisé. Le film est en effet particulièrement épique, souvent virtuose, bardé de séquences hallucinantes. Lucas déballe l’artillerie lourde et capture un divertissement qui explose dans tous les recoins et multiplie les clins d’œil malicieux aux anciens volets. Ce dernier dévoile parallèlement un méchant, Grievous, parfaitement inscrit dans la « tradition » Star Wars : étrange, mutilé, foncièrement mauvais. Une composante essentielle qui faisait défaut à l’Episode II, plus centré sur la dramaturgie que sur l’habituel manichéisme imposant le traditionnel rapport de force côté clair / obscur.

 

 

Les maques tombent, les affrontements se multiplient, mais Lucas n’en oublie pas la relation Anakin / Padmé. La liaison entre les deux personnages reste centrale, mais Lucas ne s’attarde pas plus que de raison sur sa déliquescence. Si l’aspect purement spectaculaire de l’entreprise gagne à évacuer cette problématique  – Star Wars III ne souffre d’aucune baisse de régime –, le métrage manque malgré tout d’intensité purement dramatique. Relégué au rang de personnage nunuche sans jugeote, l’ex-reine Amidala est brossée n’importe comment par un George Lucas qui semble désormais plus savoir qu’en faire. Lien de cause à effet inévitable : Nathalie Portman n’hérite que de quelques séquences larmoyantes au cours desquelles elle peine assurément à convaincre. Star Wars redevient une histoire de mâles, Lucas retombant dans les travers de ses œuvres antérieures en reléguant une nouvelle fois les femmes à l’arrière plan. Dommage. Hayden Christensen a heureusement progressé dans son interprétation : si ce dernier donne encore corps à quelques scènes à la justesse discutable, son Anakin / Vador est nettement plus correct que par le passé. Il était temps. Côté technique, le cinéaste à mis les bouchées doubles. C’est beau, c’est fluide, et c’est surtout bourré ras la gueule d’effets numériques démesurés. Du très grand art.

 

 

Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith tient globalement ses promesses. Lucas livre un divertissement explosif, bien construit et rigoureux. Pour autant, le métrage semble n’exister que pour son final, qui couvre d’ailleurs un bon quart du timing imparti. L’affrontement Obi-Wan / Anakin témoigne à ce titre de toute la folie créatrice et visuelle du géniteur de la saga, et se profile sans grande peine comme le combat au sabre laser le plus audacieux de la franchise. Dans cette course au spectaculaire, George Lucas en oublie pourtant certains personnages qui gravitent autour de son futur Dark Vador, et manque complètement « la » séquence clé du produit. Difficile cependant de bouder son plaisir. Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith reste un pur moment de cinoche pop-corn, et assure avec brio sa fonction de « chainon manquant ».

 

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