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Critique Star Wars : Episode V - L'Empire contre-attaque

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Sorti en 1977, La Guerre des Etoiles s'est vu instantanément érigé en œuvre culte dont le succès sans précédent à vite fait de dépasser le simple cadre du cinéma pour faire entrer le film dans la pop-culture et l'inconscient collectif. Fort de ce succès, le papa de Star Wars continue donc son plan initial, celui d'en faire  une épopée moderne et populaire, basée sur des traditions et un savoir ancestraux et universels. L'Empire contre-attaque arrive donc sur le écrans en 1979 pour asseoir définitivement la notoriété de cette saga hors normes. Retour sur ce que beaucoup considèrent comme le meilleur épisode des deux trilogies, rien que ça. 

 


En 1977, George Lucas n'était pas encore le business man embourgeoisé, régnant peinard sur son Skywalker Ranch à compter ses pesos. C'était un jeune réalisateur naïf et plein d'ambitions qui rêvait de bouleverser les codes établis d'un certain cinéma d'époque qui se mourait alors à petit feu. Mais Lucas, c'était aussi quelqu'un de pas très sûr de lui, en butte aux hésitations et aux doutes, beaucoup plus affecté par le four de son THX-1138 que par le succès d' American Graffiti. L'expérience de tournage de La Guerre des Etoiles s'en est fortement faite ressentir : conspué par son équipe, hué lors de projections tests calamiteuses, Lucas est au bord de l'implosion. Beaucoup affirmeront que le succès du premier - quatrième en fait - épisode de la saga est principalement imputable à ses proches collaborateurs, Paul Hirsch - son monteur - et surtout John Williams pour sa partition sensationnelle. Contrairement à sa préquelle des années 2000, Lucas retiendra la leçon lors de la production des deux suites et préférera confier la réalisation à quelqu'un de plus expérimenté, en la personne d'Irvin Kerchner qui se trouve être son ancien professeur à U.C.L.A. Un choix qui s'avérera payant tant le mise en scène flamboyante de Kerchner sera un facteur déterminant dans la réussite du film. Ce ne sera pas la seule résolution inspirée de Lucas puisqu'il confiera aussi l'écriture à un jeune scénariste prometteur, Lawrence Kasdan - marquant leur première collaboration -,  d'après un premier jet qu'il a coécrit avec Leigh Brackett, collaboratrice d’Howard Hawks et surtout auteur réputée de nouvelles policières et de romans fantastiques et de science-fiction - L’Epée de RhiannonLe Secret de SinharatLe Peuple du talisman -. Tous les éléments sont alors en place pour faire de cet épisode un digne successeur du premier. 

 

 

Coincé entre un premier chapitre adulé mais à la réalisation parfois laborieuse et un Retour du Jedi qui pêche par excès de... d'Ewoks - ne nous voilons pas la face -, L'Empire contre-attaque continue de creuser le sillon de son prédécesseur et fait définitivement entrer la saga dans l'immortalité. Et sans vouloir taper sur Lucas, la différence est flagrante d'entrée de jeu : le film démarre sur les chapeaux de roue par une fantastique séquence d’action sur la planète Hoth enneigée. Effets visuels bluffants, montage au cordeau, plans léchés, ce premier acte magistral est clôturé par l’assaut de la base de Hoth par les troupes impériales, ce qui constitue probablement la meilleure scène de guerre de toute la trilogie originale. Ce sera la première d'une longue série de morceaux de bravoures qui jalonneront le film. Pas de doute, nous sommes bien entrés dans l'ère du blockbuster pour lequel L'Empire contre-attaque fera office de mètre étalon. Mais si Kerchner garde la même unité visuelle de la saga, il se permet néanmoins de bousculer les codes établis par Un Nouvel Espoir, notamment en inversant le crescendo obligatoire pour tout spectacle qui se respecte : ici le film commence par les scènes décoiffantes pour s'achever sur celles plus intimes - et intenses -. Plus intéressant encore, il s'amuse à rompre certains duos du premier film pour en créer de nouveaux et privilégiera les récits en parallèles afin de donner une dynamique inédite à cet épisode : Luke et R2D2 dans le système Dagoba d'un côté, Solo / Leïa dans l'hyper-espace dans l'autre, et Chewbacca / C3PO dans le Faucon Millenium puis la cité des nuages. Les décors sublimes s’enchaînent au même rythme que les péripéties de nos héros aux confins de la galaxie, les trouvailles visuelles sont foisonnantes, les plans sont de toute beauté, grâce notamment à une photographie somptueuse, au diapason avec le ton sombre à la poésie morbide du film et que l'on doit à Peter Suschitzky, collaborateur de Ken Russell et plus tard de David Cronenberg. 

 


Plus encore que par ses prouesses techniques, la réussite de L'Empire contre-attaque s'explique aussi par sa richesse thématique incontestable, et c'est là que l'apport créatif de Lucas s'avère déterminant. Star Wars, c'est le sempiternel combat entre le bien et le mal, certes, mais l'on est bien loin des Buck RogersFlash Gordon ou autres serials d'époque. Déjà, dans les premiers drafts du scénario de La Guerre des Etoiles, Lucas entrevoyait les possibilités presque infinies de son histoire qu'il pensait étaler sur neuf films. Posant le jalons de cet univers dans son premier épisode, il continua de superviser attentivement la continuité, confiée à Lawrence Kasdan. Adoptant un ton résolument plus sombre, ce dernier à la lourde tâche de faire le pont entre un postulat original simple et une fin de trilogie obligatoirement en apothéose. Ce deuxième volet suivra le chemin de croix de Luke Skywalker pour devenir un Jedi accompli et, ce faisant, Kasdan approfondira les enjeux dramatiques tout en relançant l’intérêt du spectateur avant de finir par un climax émotionnel inoubliable doublé du coup de théâtre du siècle. Les mauvaises langues diront que l'idée de la paternité des deux antagonistes venait de Kasdan; le fait est qu'elle était déjà présente dans les gênes du personnage de Luke Skywalker tel que l'avait imaginé Lucas. La saga a toujours été fortement imprégnée des mythologies et figures légendaire, on ne s'étonnera donc pas de découvrir que dans la mythologie grecque par exemple, les parents sont régulièrement victimes de leur fils qui, devenus adultes, les tuaient pour régner à leur place. Ainsi, les enfants étaient souvent exilés pour protéger les parents et se protéger eux-mêmes de la malveillance de ces derniers, exactement comme c'est le cas pour Luke Skywalker avant qu'il ne fasse son choix et décide de se mesurer à cette figure paternelle pour accomplir enfin son destin. 

 

 

Sommet du cinéma de divertissement, blockbuster en puissance d'une richesse visuelle et thématique hors normes, L'Empire contre-attaque est un réussite totale en plus d'être le meilleur chapitre d'une saga qui n'atteindra jamais plus pareil degré de perfection. 

Auteur : ATEF

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