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Critique Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force

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La galaxie ne vibrait plus qu’au rythme des annonces, bandes-annonces et spots Star Wars. Rachetée par Disney, la franchise marque une renaissance inespérée, quelques années après avoir été temporairement bouclée par son géniteur originel, George Lucas. Passé simple consultant sur la future trilogie, l’ex-patron de Lucasfilm laisse cependant son œuvre culte entre des mains expertes. D’un côté, Lawrence Kasdan, producteur et scénariste du mètre-étalon de la science-fiction, L’Empire contre-attaque. De l’autre, J. J. Abrams, réalisateur chevronné expert en matière de pop-corn movies qui détonnent, artisan salué pour sa relecture de Star Trek et fan-ultime du travail de Lucas. Longuement attendu, ce Star Wars : Episode VII – Le Réveil de la Force amorce habillement une nouvelle ère pour la franchise. Sans pour autant parvenir à s’ériger totalement comme le divertissement ultime tant attendu.

 

 

Initiée à la fin des seventies par l’épisode Un Nouvel Espoir, la saga Star Wars s’est imposée comme LE produit de pop-culture par excellence. Epique et inventif, le scénar’ original de George Lucas a su en son temps combiner simplicité et efficacité, installer des caractères complexes au service d’un affrontement ultra-manichéen et construire un univers aux ramifications quasi-infinies. L’approche résolument ouverte et grand public du matériau originel aura en ce sens été profitable à l’exploitation transversale du concept, décliné en nouvelles, jeux ou romans graphiques. Imaginer une séquelle à l’Episode VI ne représentait à ce titre pas un défi insurmontable, d’autant plus pour un faiseur aussi doué et fin connaisseur que J. J. Abrams. Retrouver la magie initiale et rendre le film parlant pour plusieurs générations de spectateurs plus ou moins touchés émotionnellement par l’annonce de ce nouvel opus l’était nettement plus. Kasdan et et Abrams s’en sortent néanmoins avec un certain panache, les deux têtes pensantes de ce Réveil de la Force privilégiant des bases nouvelles plutôt qu’un mimétisme fâcheux articulé autour du retour des « anciens » personnages. Les deux compères évitent en ce sens les pièges de la séquelle inutile et ouvrent du même fait la porte à un développement programmé sur le long terme. Nouveaux protagonistes donc, mais conflit ancien. Sans grande surprise, ce Star Wars nouveau conserve sa formule ancestrale. Celle d’un affrontement du bien contre le mal, modernisation des grandes tragédies mythologiques dans lesquelles un être élu pauvre d’apparence mais grand d’esprit se voit destiné à incarner l’espoir. Une mise au goût du jour qui s’appuie parallèlement sur une menace à base d'éternelles figures balafrées et autres déchirements familiaux, traitrises et désaccords.

 

 

Star Wars : Episode VII – Le Réveil de la Force répond en ce sens bien mieux au cahier des charges de la franchise que les volets de la prélogie. Le film se montre extrêmement bien construit, bardé de véritables moments de bravoures et savamment rythmé par J. J. Abrams, qui inscrit définitivement ce Star Wars dans son temps. Le métrage parvient enfin à humaniser le conflit, notamment en injectant de l’émotion et de la tension dans le destin des soldats des rangs de l’ex-Empire – désormais Premier Ordre – autrefois utilisés comme de simples éléments de décor. Bien que l’on parle ici de pure science-fiction, Le Réveil de la Force se montre plus terre-à-terre et réaliste que la prélogie, l’ensemble misant constamment sur des combats nettement plus crus et percutants. Contrairement à Lucas, Abrams fait un usage parfois retenu du spectaculaire et des retournements bondissants – inutile d’espérer retrouver là le combat délirant de Mustafar, qui fermait l’Episode III – mais compense très nettement en soignant la dramaturgie. S’il reste bardé jusqu’à plus soif de détails savoureux, de twists sympathiques et de références appuyées, le métrage convainc cependant moins sur son synopsis général, un peu trop prompt à recycler les grandes lignes du passé. Les personnages, qu’ils soient du bon côté comme du mauvais, font en ce sens beaucoup trop écho à leurs inoubliables prédécesseurs, tout comme le plan fomenté par le nouvel Empire. Le sith Kylo Ren renvoie de ce fait inévitablement aux tourments de Vador – certes, parfois de manière mirroir –, celui de Rey à l’épopée de Luke et la nouvelle arme du Nouvel Ordre à l’Etoile Noir première du nom. L’assaut final se profile de ce fait en simple remake de celui d’Un Nouvel Espoir, effet de surprise en moins. Abrams trébuche enfin partiellement à réellement dessiner les enjeux de SA « guerre des étoiles ». Difficile en effet de juger après visionnage quel peut-être le poids et la menace du Côté Obscur, ni même d’imaginer la puissance de la Rébellion, à peine associée à une Nouvelle République dont on ne conçoit que de manière anecdotique la zone d’influence. Dommage.

 

 

Sur le plan artistique, J. J. Abrams s’affranchit d’un travail absolument remarquable. Indécis au moment de la proposition de Disney, le cinéaste fait de ce Réveil de la Force un tableau best-of de la première trilogie en matière de visuel. Abrams s’amuse plus particulièrement à répliquer les ambiances des planètes mythiques des anciens épisodes – Endor, mais également Hoth –, use l’éclairage à bon escient et capture une belle série de plans presque vertigineux. Le réalisateur conjugue avec le gigantisme de certains espaces / appareils en posant sur pellicules quelques cadrages qui pourraient se présenter en véritables cas d’école. De l’excellent travail. La direction d’acteurs est au diapason. Abrams fait le choix judicieux de ne recruter que de jeunes acteurs inconnus dans les rôles principaux et ne dispose ses principales vedettes qu’en seconds couteaux – exception faite de Han Solo –, choix qui renforce astucieusement le plaisir de les retrouver. Et lui permet de multiplier les plans iconiques vraiment marquants. Très malin.

 

 

Il est indéniable que ce Star Wars : Episode VII – Le Réveil de la Force est une réussite. Pour autant, l’ensemble reste perfectible sur bien des aspects, le film déroulant un synopsis un poil trop convenu et similaire à son glorieux passé. Bien construit et dosé, ce Star Wars cru 2015 ouvre malgré tout un beau futur au space-opéra le plus culte de tous les temps, à condition d'y associer les bons artisans. Si le nom de J. J. Abrams avait en effet de quoi rassurer les sceptiques, ceux des « yes-man » annoncés pour les prochains films – dont Colin Trevorrow, coupable de l’affreux Jurassic World – laissent craindre d’éventuelles déconvenues. Wait & see.

 

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LucHoc 27-12-2015
Belle critique pour un beau film et merci a J J Abrams

 

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