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Critique Starship Troopers : Invasion

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Passé un premier opus plutôt efficace, la franchise Starship Troopers s’était rapidement enlisée dans la voie du nanar fauché. Faisant définitivement l’impasse sur le message critique qui servait de fil rouge au métrage de Paul Verhoeven, les séquelles développées pour le marché vidéo se profilaient davantage en actioners décérébrés qu’en œuvres de science-fiction visionnaires. Si le fond politique reste en soit dispensable à la construction d’un divertissement bien troussé, les bobines témoignaient parallèlement d’une embarrassante pauvreté scénaristique et artistique. Le retour de l’ex-playboy Casper Van Dien à l’occasion d’un minable Starship Troopers 3 : Marauder ne changera pas véritablement la donne, ce dernier cachetonnant désormais régulièrement dans des séries B sans ambitions. Mis en boite par un studio japonais, Starship Troopers : Invasion opère un revirement assez casse-gueule. Ce vrai-faux quatrième opus mise en effet sur le tout synthétique afin de matérialiser correctement ce que le budget désormais alloué à la saga ne permet plus de développer par le biais d’un film conventionnel. L’illusion n’est pourtant que de courte durée. 

 

 

Sur le papier, Starship Troopers : Invasion semblait pouvoir apporter un nouveau souffle à une franchise artistiquement bordélique. Exit le côté science-fiction du pauvre dont témoignaient les deux précédents métrages, le projet de Shinji Aramaki laissait vaguement entre-apercevoir la possibilité de séquences épiques, bastons musclées et destructions spatiales impressionnantes à l’appui. Envoyée en mission de sauvetage sur une minuscule planète satellite, une équipe de soldats se lance à la poursuite de l’unique vaisseau terrien ayant réussi à évacuer les lieux avant la destruction de la base. Les militaires ne vont pas tarder à découvrir que les araignées se sont appropriées les commandes du bâtiment, et préparent un plan d’invasion terrestre à grande envergure. Rapidement torché, le script de Starship Troopers : Invasion n'avance rien de foncièrement explosif. Là ou le choix du numérique aurait pu offrir aux développeurs l’occasion de proposer un métrage maousse-costaud, ces derniers optent pourtant pour une « bobine » relativement minimaliste. Starship Troopers : Invasion se cantonne majoritairement à accumuler les séquences de couloirs, ce dernier se révélant d’une banalité affligeante. Shinji Aramaki laisse végéter sa petite poignée de protagonistes dans les tréfonds d’un vaisseau à l’architecture labyrinthique, et se contente d’émailler le tout de régulières pétarades de ci et là. Le côté clipesque et buriné des affrontements insuffle temporairement à l’ensemble une sévère dose d’adrénaline, mais Starship Troopers : Invasion se dégonfle en milieu de course pour s’épancher dans une relative répétitivité. 

 

 

Morose, terne et sans âme, Straship Troopers : Invasion se profile en sous-Alien sur bien des aspects. Sans parvenir à en répliquer l’aspect claustro et flippant. Déjà dénué de toute tension, l’ensemble sombre même dans une certaine forme de comique involontaire. Extrêmement macho, le métrage d'Aramaki multiplie les clichés risibles, à commencer par une ribambelle de répliques « musclées » digne des pires navets. Si l’aspect brutal et ouvertement outrancier – sexe et violence sont omniprésents – confère à l’ensemble une certaine forme de rugosité appréciable, Starship Troopers : Invasion se rabaisse constamment par ses dialogues vers l’ultra-Z mal fagoté. Pire, à trop vouloir lorgner vers le grand-spectacle typiquement vidéo-ludique, le réalisateur laisse son projet s’embourber dans l’irréalisme le plus total. D’une risible séquence de karaté avec une araignée aux flingues encore plus grands que les personnages, Starship Troopers : Invasion multiplie les intentions geeks qui s’associent relativement mal à l’univers déjà mis en place sur les précédents volets. Le métrage essaye pourtant de marquer son affiliation au film original par l’utilisation de personnages déjà bien connus – Johnny Rico apparait ici sous une apparence très « Snake Plisken » –, sans que l’emploi de ceux-ci ne confère un grand intérêt au produit. Reste quelques twists plutôt intéressants, notamment à l’occasion du final.

 

 

Assez faible sur le fond, Starship Troopers : Invasion s’avère un peu moins anecdotique sur la forme. Sans que le travail des infographistes ne représente une véritable révolution en la matière – Final Fantasy : les créatures de l’âme faisait aussi bien il y a dix ans –, ce quatrième opus s’avère artistiquement agréable. Les séquences de combats sont fluides et souvent stylisées, les Japonais se permettant des « mouvements de caméra » – le fameux bullet-time – qui auraient été particulièrement difficiles à réaliser dans le contexte d’un métrage « live ». Dommage que le même soin n’ait pas été apporté à la conception des personnages, ces derniers s’avérant horriblement figés. Au-delà des visages, qui ne transmettent absolument aucune émotion,  les mouvements s’avèrent laborieux et robotiques. Difficile de ce fait de témoigner d’un quelconque attachement pour ces protagonistes pixélisés. 

 

 

A l’instar de Resident Evil : Degenration, Starship Troopers : Invasion n’est qu’un projet partiellement divertissant. A mi-chemin entre le spin-off et la véritable séquelle, le métrage de Shinji Aramaki n’apporte rien de véritablement intéressant à une franchise déjà bien moribonde. A réserver aux plus curieux ainsi qu’aux die-hard fans.

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