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Critique Stripped Naked

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Jacquette et titre racoleurs, tagline aguicheuse, Stripped Naked annonce d’emblée la couleur. Posé sur bandes par l’artisan du DTV Lee Demarbre, valeur montante dévoilée par le sanglant Smash Cut, ce petit thriller made in USA ne cache à aucun moment son manque de prétentions artistiques. Script téléphoné au possible, casting intégralement constitué d’acteurs de seconde zone, réalisateur partiellement inconnu, Stripped Naked mise donc sur ses formes pour attirer une assistance de spectateurs majoritairement masculins. A l’instar du fun et déjanté Bitch Slap, le métrage de Demarbre tente le divertissement décalé, mais transpire pourtant la misère par tous les pores. Un pur produit télévisuel à apprécier avec un second degré assumé. Et encore.

 

 

Les nineties du paysage audiovisuel auront été marquées par la longue série des Hollywood Night. Véritables odes au nanar, les métrages diffusés en séance de minuit s’articulaient autour d’un format Policier renforcé de généreuses séquences culs, érotisme discret aujourd’hui presque totalement proscrit des écrans Français. Pleinement inscrit dans l’idéologie régressive du programme désormais disparu, Stripped Naked se risque dans une fusion cinématographique du même acabit. Mission réussie : le métrage de Lee Demarbre s’avère tout aussi médiocre que l’écrasante majorité des téléfilms précédemment cités. Techniquement, Stripped Naked pulvérise d’entrée toute notion de cinéma professionnel. Fauchée au possible, la réalisation de Demarbre se montre horriblement molle, et peu encline à risquer de quelconques effets de style. Shooté en deux temps trois mouvements, le film s’écoule pourtant aisément, au rythme d’un montage bâclé et bien souvent limité à un assemblage de plans à peine digne de Windows Movie Maker. Explication simple : le métrage est hilarant malgré lui, tant l’ensemble relève de l’amateurisme le plus total. Prolongeant l’esprit le plus zédifiant jusque dans ses finitions techniques, Stripped Naked complète le tableau par une discrète rasade de rajouts informatiques absolument calamiteux. Chaque coup de feu donne ainsi naissance à une pitoyable « flamme numérique » jaillissant de l’arme, constat d’autant plus fendard que les victimes succombent quasi-toutes de manière clownesque et grimaçante. Fabuleux.

 

 

Résultat des courses, Stripped Naked est un petit film bourré de défauts aberrants, mais étrangement attachant tant ce dernier se complait dans sa position de nanar joyeusement assumé. Le script de Christine Conradt et Ian Driscoll s’impose sans honte aucune en cliché permanent et n’hésite jamais à se vautrer dans tous les poncifs possibles. Des méchants vraiment méchants à la strip-teaseuse chaudasse, en passant par la lesbienne de service et l’héroïnomane décérébré, Stripped Naked jette un patchwork de protagonistes grossiers dans une sombre histoire de drogue usitée jusqu’à la corde. Largué par un petit-ami bad-boy à la chevelure – forcément – fournie, Cassie, danseuse exotique de son état, tombe ainsi sur une transaction de poudre qui tourne mal. L’ensemble des malfrats sur le carreau, la belle s’enfuit avec la recette. C’était sans compter sur le caïd local, qui envoie son meilleur élément, un tueur à l’expression niaise, dézinguer tous ceux qui auraient pu être en contact de près ou de loin avec la précieuse marchandise. Mon dieu. Dans l’ensemble, le métrage de Demarbre se limite donc à un super-méchant qui élimine avec bonhomie toutes les filles courtes-vêtues ayant l’audace de se trémousser devant son canon. Le tout émaillé des ennuies risibles de la larcineuse de service. Cerise sur le gâteau, le cinéaste nous réserve quelques séquences anthologiques au cours desquelles Cassie s’imagine à Paris, en compagnie d’un French-Lover redoutable dans son jeu de séduction. Délicieux.

 

 

Pas un soupçon d’originalité dans ce synopsis vaseux et parfaitement adapté au petit écran, mais qui n’empêche pourtant en rien Stripped Naked d’amuser la galerie. A défaut de l’émoustiller, Demarbre évitant soigneusement les scènes de nudité ou de copulation. Dommage, le tableau nanardesque restant de ce fait partiellement inachevé. Petite consolation, le scénario renforce l’aspect involontairement comique de l’ensemble, ce dernier obligeant les acteurs à d’épisodiques efforts d’interprétation. Et incarner la terreur ou la brutalité n’est pas vraiment le fort du casting zéro pointé rassemblé par le réalisateur. Seule personnalité un tantinet connue, Linden Ashby a participé au chef-d’œuvre Resident Evil : Extinction – probablement dans le rôle d’un zombie – ainsi que dans l’immanquable Anaconda 4 : Trail Of Blood. Des références absolues qui ne l’empêchent pas de jouer comme une savatte, le larron atteignant des sommets de nullité dans son interprétation de junkie épileptique débitant du « fuck » par barres de douze. Délectable. Le jeu des autres participants s’avère tout aussi fantastique, les acteurs ayant pour la plupart été recrutés au sein de la population de bouzinargue les oies. Mention spéciale pour les lignes de dialogues, incroyablement ordurières, qui s’accordent merveilleusement au sur-jeu perpétuel dont fait preuve l’ensemble du casting.

 

 

Bien que complètement raté, Stripped Naked s’avère involontairement marrant. Un bon point au compte d’une œuvre fabriquée à la va-vite. Lee Demarbre enfante avec ce faux policier-coquin d’un indispensable au rayon navets. Fantastiquement mauvais.

 

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