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Critique Suicide Girls Must Die

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Tout le monde connaît les Suicide Girls, au départ une petite bande de nanas tatouées à la culture underground se dénudant sur le net, l’entreprise est devenue aujourd’hui une véritable institution engrangeant les dollars en masse. Le cinéma de genre contient deux éléments récurrents dans de nombreuses productions, la nudité et les meurtres. Quoi de mieux que de regrouper les (pseudo) bad girls par excellence dans un film où celles-ci se font dézinguer une à une dans un flot de sang. On peut dire que l’on a attendu ça depuis des lustres et que ce projet avait toutes les cartes en main pour satisfaire nos désirs. Mais il n’en est rien, Suicide Girls Must Die! n’est pas un « film » comme les autres et a choisi le filon du reality show où les Suicide Girls sont actrices d’un film d’horreur malgré elles. Rien d’autre qu’un Surprise sur prise à la sauce horrifique, la pellicule fait office de pur produit marketing leur assurant une promo d’enfer, point barre.

 

 

Clairement annoncé sur la jaquette « No actors, no script, no escape. », le concept procure à la fois un sentiment de curiosité mais aussi de grande méfiance. Les Suicide Girls s’en vont effectuer un shooting photos pour un calendrier, à Maine, dans un chalet perdu au milieu de nulle part où le moyen le plus rapide de s’en approcher est de débarquer en hydravion. Elles vont être les actrices d’un film d’horreur malgré elles, orchestré par la production. Seules quelques personnes – dont l’accompagnatrice, Amina Munster – sont au courant des faits et vont servir de guide dans l’aventure. Il est bien clair à ce moment qu’il s’agît uniquement d’une télé-réalité et non pas d’un film à proprement parlé. Tout ce qui se déroule devant nos yeux est du 100% vérité - même si on est en droit d'en douter -, excepté les meurtres bien entendu. La direction qu’a prise l’histoire a donc été plus ou moins aléatoire en fonction de la réaction des participantes, même si une ligne directrice a été maintenue du côté de la production, changeant les plans à tout instant pour maintenir la supercherie. Pourquoi un tel concept et ne pas s’être contenté d’un simple film où tous les dérapages auraient été permis ? Tout simplement parce que la réalisatrice – Sawa Suicide – et son équipe sont bien conscients qu’ils ne savent absolument pas monter un scénario, et même si celui-ci aboutissait à quelque chose de correct, les Suicide Girls ne sont pas des actrices mais des modèles avant tout. Donc, quoi de mieux que de faire vivre les évènements en temps réel pour capturer de vraies émotions. Une idée justifiée qui se vautre malheureusement en beauté où seuls les accros de télé-réalité en tous genres y trouveront leur compte. Pour les amateurs d’horreur, ne vous méprenez pas, Suicide Girls Must Die! est un fiasco total, non pas en tant que documentaire, mais dans son but de surprendre le spectateur ou toutes autres tentatives de se rapprocher du cinéma de genre.

 

 

Certains d’entre vous peuvent légitimement se dire, il y a tout de même des seins, des filles nues qui crient, des meurtres, et surtout les Suicide Girls, ça ne peut être que fun ! Libre à vous de vous jeter à corps perdu dans l’aventure mais il faut savoir que parmi les éléments pourtant primordiaux pour une bande débile de ce genre, à savoir la nudité, l’action et l’hémoglobine, seul le premier point pointe le bout de son nez – et la matière est effectivement bien présente. En effet, les faux meurtres – d’une nullité absolue – doivent en tout et pour tout s’étaler sur une poignée de secondes, hors caméra bien entendu, et l’action est définitivement mise aux oubliettes. Suicide Girls Must Die! se résume à regarder des gens déballer des flots de paroles tous plus inintéressants les uns que les autres – de la télé-réalité classique en fin de comptes – et à assister à des shootings photos dénudés sous tous les angles. Bien entendu, c’est plaisant. Mais honnêtement, pas besoin d’une pellicule aussi navrante pour se rincer l’œil, le net est aussi là pour ça et regorge de milliers de sites de qualité hétérogène, certes, mais au contenu quasiment inépuisable. Et si vous êtes un inconditionnel des Suicide Girls, leur site officiel est toujours en ligne et plein de belles choses s’y trouvent. Si l’équipe tente, à travers le montage, de rajouter quelques effets de style comme des plans de paysages, de l’image en accéléré, des ralentis et une bande son oscillant entre le pseudo-suspense et des morceaux dignes d’un American Pie décérébré, ceux-ci passent totalement inaperçus et le résultat n’est pas plus glorieux qu’un mauvais reportage sorti tout droit de Discovery Channel.

 

 

Là où la pellicule est un tant soit peu intéressante, c’est à travers les réactions sincères des filles et d’observer leur évolution. Il ne faut pas oublier que c’est du vrai, et chez certaines, la terreur est bien présente. Une chose est sûre, le calvaire a dû être éprouvant et elles ont probablement vécu l’un des moments les plus flippants de leur existence. C’est aussi dans ce genre de situation que les vraies personnalités refont surface et même si la plupart des filles sont plus ou moins solidaires, on dénote que certaines ne sont pas les meilleures acolytes en cas de complications. Quoiqu’il en soit, le vrai problème de cette bande est le manque de rythme flagrant. On s’ennuie à mourir et il faudra attendre le dernier quart d’heure avant qu’il daigne se passer quelque chose, et les mots sont forts. Si on pourrait s’attendre à un feu d’artifice final avec la petite surprise de fin de course, il n’en est rien. Les limites du concept – aussi plaisant soit-il – sont très vite atteintes et les contraintes liées au live ont totalement étouffé voire anéanti le potentiel de la pellicule. Avec un scénario au ras des pâquerettes et des acteurs inexpérimentés, un vrai film aurait au moins pu nous donner satisfaction en assistant à l’exécution sauvage des Suicide Girls. En tant qu’émission de reality show classique, Suicide Girls Must Die! s’en sort haut la main et propose même un concept assez sympathique, mais la présence des Suicide Girls et de leurs effrois ne suffisent surement pas à se démarquer dans le cinéma de genre. Pas plus qu’une blague entre potes posée sur pellicule, le film se vautre intégralement et agît comme le plus puissant des somnifères.

 

 

Arnaque marketing de haute voltige, Suicide Girls Must Die! attirera sans aucun doute les foules mais la patte de ces tatouées ne suffit malheureusement pas à sortir la tête de l’eau. Avec un concept malheureusement beaucoup trop sur la retenue et misant la quasi-intégralité de son impact sur la nudité et la marque de fabrique SG, seuls les participants – équipe de tournage comprise – ont incontestablement dû passer un moment sympathique, mais à regarder, c’est un vrai supplice. A éviter.

Auteur : TIBO

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