film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Super 8

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

1981. La société de production Amblin voit le jour. A sa tête, Steven Spielberg, qui vient de faire ses preuves et souhaite donner des coups de pouce à d'autres dont le travail mérite soutien.  Au cours des années  80, cela donnera des œuvres cultes comme E.T., Retour vers le Futur, Gremlins, Qui veut la Peau de Roger Rabbit ou encore Les Goonies. Aussi, il n'est guère surprenant de voir ses films copiés, cités ou spoliés encore de nos jours. Depuis quelques années, un réalisateur, producteur, scénariste monte en puissance. Responsable des séries Alias, Fringe, et surtout Lost, J.J Abrams est entré au cinéma par la grande porte via Mission : Impossible 3 et surtout Star Trek. Et J.J Abrams a justement grandi avec les films Amblin. Le voilà qui revient avec Super 8, produit par Amblin – forcément –, qui se situe à la lisière des années 80, nous replongeant à une époque où faire des films pour enfant ne rimait pas avec fainéant.

 

 

Le jeune Joe Lamb vient de perdre sa mère dans un accident du travail. Alors qu'il s'en remet doucement, aidant son meilleur ami, par exemple, à tourner un film d'horreur amateur, les jeunes adolescents, accompagnés de toute leur bande, assistent à un accident ferroviaire spectaculaire. Quelque chose s'échappe des wagons du train militaire déraillé, semant la terreur dans cette petite ville de l'Ohio. Un scénario carré – même si peu original –, prompt au suspense et à l'émotion, voilà le point fort de ce Super 8, qui non seulement nous fait retourner en enfance, mais le fait de manière juste et sensible. Ainsi, les émotions naissantes entre les jeunes Joe et Alice sont au centre d'une intrigue qui s'étoffe au fur et à mesure qu'avance le film. Certains points obscurs – la mort de la mère, l'origine de l'accident, entre autres – se résoudront d'eux même, entraînant la bande d'adolescents au cœur d'une aventure qui trouvera sa conclusion dans une scène d'anthologie. Si on peut trouver dommage que le film splitte un peu trop ses deux histoires – d'un côté la bande de jeunes et le tournage de leur film, de l'autre la poursuite de la créature –, il se rattrape dans un développement rondement mené, d'autant plus lorsqu'enfin tout parvient à se relier d'une manière inattendue : un conflit familial débouchant sur une nouvelle attaque de la bestiole.

 

 

Rappelant surtout les excellents Stand by me – non produit par Amblin ce coup-ci – et Les Goonies, l'humour en moins, Super 8 fait mouche sur de nombreux points. Le tempo du film qui, s'appuyant sur ses modèles, commence doucement pour terminer en feu d'artifice. Les comportements crédibles et très humains des différents personnages. Et de plus, en montrant au spectateur des éléments qu'ignorent les protagonistes, J.J Abrams nous donne un temps d'avance, mais surtout nous fait du coup craindre pour ces jeunes héros auxquels on s'attache rapidement. Le souci est que cela se fond dans une quantité de clichés qui, s'ils passent de manière fluide dilués dans l'histoire, n'en sont pas moins un peu pénibles. Dans le désordre, citons le papa incompréhensif mais aimant, les militaires neuneus et sortant d'un mauvais Steven Seagal – qui a dit pléonasme ? – le bon pote drogué amoureux de la sœur, le trauma de culpabilité du père d'Alice, le triangle amoureux. Mais compensé par de belles trouvailles comme le tournage du film amateur, la nature de la créature poursuivie, ou encore les drôles de carrés de métal trouvés lors de l'accident ferroviaire. Et ce mélange se fait d'autant mieux qu' Abrams nous livre une réalisation ample et belle, digne des plus grands, développant même quelques passages bien menés comme l'attaque de la station service, comme d'ailleurs toutes les autres attaques du monstre.

 

 

Bien servi par une bande de jeunes comédiens qui jouent de manière juste et sincère – mention spéciale à Elle Fanning, incroyable – et par quelques acteurs expérimentés, Super 8 se profile avant tout comme un film « dans le genre de ». Et si ce pari est gagné – sans pour autant conférer au chef d'oeuvre –, il l'est essentiellement parce que chaque personne du film s'est impliqué et cela se ressent à tout niveau. Par la musique notamment, due à l'habituel collaborateur de Abrams, Michael Giacchino, qui se présente de plus en plus comme le digne successeur des grands compositeurs des années 70 et 80 – John Barry, Jerry Goldsmith, JohnWilliams, notamment –. Cette dernière renforce le poids des images de belle manière, séquences superbes présentant une reconstitution d'époque qui fait mouche.

 

 

A qui s'adresse alors ce Super 8 ? Aux nostalgiques des années Amblin ? Sûrement. Aux jeunes qui ne connaissent que les plus cultes comme Gremlins ? Oui, également. Super 8 réussit le pari de surfer sur cette vague, en s'adressant à toute la famille, mais en étant respectueux du genre qu'il illustre, et en racontant d'abord une histoire impliquant émotionnellement le spectateur. Aussi, si certains n'hésiteront pas à traiter Abrams de roublard, les autres se baseront sur le travail passé du bonhomme. Ces derniers pourront estimer la sincérité de la démarche, et apprécieront alors le film à sa juste valeur. Après tout, ce n'est pas souvent que des films de la teneur de Super 8 débarquent sur nos écrans.

Auteur : TONTON

Critique vue 5738 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 93+18

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction