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Critique Survivant(s)

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Vincent Lecrocq, jeune réalisateur s’étant déjà fait remarqué avec son They Were in Normandie en 2007, revient aujourd’hui avec son nouveau projet en date, le court métrage Survivant(s). A l’origine conçu pour faire partie de la mini série Terror Project 6 ayant malheureusement dû être avortée, ce survival d’anticipation reprend le concept du reality show en 2014 en mettant en scène 8 condamnés à mort dans un grand hangar où seul l’un d’entre eux sortira vivant afin d’être réintégré dans la société. Non sans accros, les joueurs devront faire face à toute une armée d’enragés, les « habitants », prêts à en découdre.

 

 

 


Le reality show au cinéma a déjà fait quelques apparitions subissant des traitements plus ou moins singuliers. On peut citer des métrages tels que La Mort en Direct, Le Prix du Danger, Slashers, Les Condamnés, Running Man ou encore The Truman Show. Un peu comme l’a fait récemment la série Dead Set, Survivant(s) intègre les fameux infectés devenus populaires grâce aux 28 … Plus Tard, saga initiée par Danny Boyle. Le moins que l’on puisse dire est que Vincent Lecrocq réussit ce tour de force avec brio à travers la maîtrise de tout un tas d’éléments. La réalisation tout d’abord, une utilisation très juste de la shaky cam qui, bien que parfois un peu fatigante, apporte une vraie nervosité et un sentiment d’immersion à la pellicule, embarquant le spectateur au plus près de l’action. Car de l’action, Survivant(s) ne s’en prive pas. A peine la mise en situation bouclée, les hostilités ne se font pas attendre et la bande se tourne rapidement vers l’actioner costaud montant en puissance au fur et à mesure, épaulé par une direction d’acteur au poil et des chorégraphies de combats maîtrisées. Violent et énervé, le métrage ne nous laisse pas le temps de nous poser et rebondit de mini twist en mini twist relançant constamment l’action. Mais Vincent Lecrocq ne tombe pas pour autant dans la surenchère gratuite de gore en exposant des boyaux à tout va sous prétexte d’en mettre plein la vue et enchaine les plans avec justesse pour livrer une violence plus incisive. A l’écran comme pour les oreilles, Survivant(s) est un vrai plaisir, le score composé par Guy-Roger Duvert apporte une dimension supplémentaire au métrage et ne se contente pas de se superposer pour soutenir l’action. Le cocktail images/musique fait immédiatement penser à l’ambiance d’un 28 Jours Plus Tard, à la fois nerveux, sombre et prenant.


Si Survivant(s) est une pellicule foutrement divertissante et assume totalement cette fonction principale, elle ne se limite pas pour autant au simple survival abrutissant et le fond proposé soulève de manière acerbe certains phénomènes de société. L’histoire se place dans un futur proche où les guerres et les crises en tous genres font rage et où la justice – preuve en est par ce jeu absurde – est devenue beaucoup plus expéditive. Partant de ce postulat, Survivant(s) dresse un portrait au vitriol de la déviance des différents médias et de leur pouvoir de manipulation sur la population. Vincent Lecrocq et le co-scénariste Salem Kali – interprétant également le personnage de Yasser – ne se privent pas pour autant d’insuffler un peu d’humour dans cette course à la survie, voire notamment la fameuse pause musicale ou le décalage total avec lequel la présentatrice – interprétée par Mathilde Ménard – intervient tout du long, creusant un peu plus le fossé entre les notions de réalité et de divertissement, pour finir sa course dans un final aussi abrupt que percutant. Si le concept du réality show en direct sur internet est bien exploité, quelques effets de style à l’appui – coupures pubs, noms des candidats à l’écran au dessus de leur tête, jingles, consignes de la présentatrice dans les hauts parleurs –, la pellicule aurait mérité un traitement légèrement plus poussé. Côté casting, une jolie tripotée d’acteurs convaincants – à noter la présence d’Alysson Paradis, traquée et martyrisée par Béatrice Dalle dans A l’Intérieur. Les quelques stéréotypes sont bien évidemment de la partie mais c’est aussi ce qui permet aux protagonistes de former un groupe hétérogène où les réactions diffèrent selon les situations. Ces stéréotypes sont accentués, d’une part, par le fait qu’un format court ne permet pas réellement d’apporter toute leur consistance aux personnages – seules les raisons de leur incarcération amènent quelques éléments au spectateur pour se faire une idée rapide de leur nature –, et d’autre part, car l’action se déroule en direct et le spectateur assiste aux évènements au même titre que l’internaute, n’ayant aucun moyen d’en savoir plus sur ces prisonniers, plus intéressé par le fait de les voir se faire dégommer un à un que de rentrer dans des états d’âmes. Quoiqu’il en soit, ceci importe peu et le plaisir est partagé.


Survivant(s) se profile comme un métrage à la fois intelligent et divertissant, rondement mené par un Vincent Lecrocq sachant manier la caméra. Bravo monsieur, on en redemande.

Auteur : TIBO

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