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Critique Sx Tape

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Avertissement : cette critique comporte quelques spoilers.

Et un de plus. Les bénéficies commerciaux de Paranormal Activity n'en finissent plus de susciter des vocations. Souvent médiocre - Devil Inside, Chroniques de Tchernobyl -, le found-footage est une véritable manne pour les producteurs. Investissement financier minime, approche artistique grossièrement esquissée, scénario anecdotique, la formule du genre est aisément dupliquable et synonyme de compression des plannings. Nécessitant des périodes de pré-production, tournage et montage torchées en deux fois moins de temps qu'une production lambda, le film en caméra subjective rapporte sans grands investissements humains ou financiers. La présence du vétéran Bernard Rose - auteur du premier opus de la franchise Candyman - à la réalisation de Sx Tape pouvait laisser espérer un léger renouveau. Le cinéaste se contente pourtant d'appliquer les codes habituels afin d'emballer une petite production sans originalité particulière.

 

 

Found-footages et histoires de possessions semblent aller de paire. Bernard Rose fonce ici tête baissé dans les simplicités et autres poncifs scénaristiques relatifs au registre. Sx Tape regroupe en effet tous les éléments usités de rigueur. Le film s’articule autour d’un nombre ultra-restreint de personnages, est shooté sur le vif dans un endroit « hanté » rendu flippant par son aspect délabré et en dévoile le moins possible sur les pseudo-événements terrifiants d’un lointain passé. Un jeune couple bien sympathique décide donc d’explorer un ancien hôpital psychiatrique afin d’y envisager une exposition, histoire de faire dans l’anticonformisme appuyé. Accessoirement, les deux coquins décident de s’envoyer en l’air dans les recoins les plus sordides afin de d’assurer par la suite une promotion costaude aux œuvres de Madame. Malheureusement, l’inévitable esprit tourmenté qui occupe les lieux ne voit pas les choses de cet œil, et décide de prendre possession du corps de Jill pour faire des trucs chelou. La donzelle commence donc à draguer un pote qui rapplique avec un gun, le gars pète un câble, déchaine sa libido et le caméraman se retrouve comme un con à filmer des couloirs vides. En plus d’être le dindon de la farce, le pauvre Adam est un piètre cinéaste, ce dernier capturant sa fameuse « sex-tape » en ne cadrant qu’occasionnellement sur un bout de nibard. Le prétexte est donc sans surprise racoleur au possible, le film restant faussement sulfureux aux entournures.

 

 

Sx Tape est un pur produit d’exploitation, et navigue de ce fait dans un redoutable n’importe-nawak sur toute la longueur. Les personnages se cassent de l’hosto avant d’y revenir sans raisons apparentes, s’envoient en l’air sur un lit mité et cradingue, la nana trompée décide finalement de partouzer avec les deux amants, le fantôme chie par terre et les héros tombent direct sur le dossier de la patiente autrefois abusée. Sx Tape dégueule de détails croustillants, d’aberrations scénaristiques, d’effets de style nazbroques et de jump-scares éculés. Bernard Rose livre certes un produit en forme d’énorme Z, mais maitrise pourtant convenablement son rythme narratif et couche sur bandes un film nettement moins chiant que la moyenne. La phase d’exposition est un poil longuette, mais la suite s’enchaine en s’appuyant de nombreux rebondissements, qui bien que parfois ridicules font de Sx Tape un divertissement fendard. La dimension sexy de l’ensemble contribue parallèlement à rendre le métrage plus digeste. Si Bernard Rose reste globalement assez sage, le charisme de son actrice principale dynamise la platitude du script. Visuellement pas vilaine et occasionnellement dénudée, Caker Folley parvient  à brosser une artiste azimutée plutôt cool.

 

 

Bien qu’inconnue au bataillon, la jeune actrice est le gros point fort de Sx Tape. Cette dernière incarne son personnage avec une envie débordante et une certaine justesse. L’exercice s’avère d’ailleurs plutôt difficile, tant le rôle requiert une versatilité de tous les instants. Le reste du casting est quasi-invisible. Le cinéaste en herbe baragouine derrière son objectif, la seconde fille est tellement inutile qu’on en oublie son prénom aussitôt, et le lascar au flingue s’abandonne dans un surjeu aussi improbable que le personnage qu’il tente d’incarner. Du grand art. Le vieux Bernard Rose capture ce petit monde avec les restrictions inhérentes au genre, mais Sx Tape bénéficie de sa longue expérience.  Le film est en effet globalement lisible, bien éclairé et correctement monté malgré d’abrupts cuts chargés de rappeler qu’il s’agit d’un enregistrement amateur.

 

 

Sx Tape est un agréable nanar. Le nouveau long de Bernard Rose déroule une connerie scénaristique notable mais reste agréable à visionner. Les puristes du found-footage y trouveront un énième ersatz bien ficelé, les autres pourront au moins reluquer Caker Folley taper des poses provocantes à la chaine sans sombrer dans un coma profond. Du bon gros produit de consommation rapide.

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Combien font : 99-14

Votre réponse :

Spawn 31-07-2014
Tu as raison j'ai eu la bonne idée de la prendre en VOD pas pls tard qu'hier et bien j'aurais du aller voir ton site qui est bien fait ... BRAVO mister Spaulding :))

 

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