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Critique Tarzan

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Que se soit au cinéma, en dessin animé ou même en série TV, le personnage créé par Edgar Rice Burroughs en 1912 a été adapté de nombreuses fois, avec plus ou moins de réussite. La dernière en date, la version animée de 2013 avec Kellan Lutz dans le rôle titre, a été un vrai four. Le Tarzan de 2016 qui nous intéresse ici rehausse le niveau. Dirigée par David Yates – réalisateur des quatre derniers opus de Harry Potter –, cette adaptation dispose d'un budget plus que confortable, 180 millions de dollars. De quoi offrir au public un spectacle grandiose.

 

 

Ce que l'on découvre en premier et qui restera surement gravé dans la mémoire à la  fin du métrage, c’est l'Afrique en général et le Congo en particulier, ce dernier étant un véritable personnage à part entière dans ce Tarzan. Même si le film a été tourné entièrement en studio – il est visiblement impossible de filmer dans la jungle congolaise –, les paysages sont grandioses et prennent une place toute particulière dans l'histoire. Yates offre aux spectateurs un voyage dépaysant en plus d'une fresque épique. Non content de placer le Congo au centre du récit, les scénaristes ont aussi ancré l’action dans une page de son histoire. Les Belges, fiers colons du pays après le découpage de l'Afrique, ne sont pas les gentils que l'on pourrait penser. Massacre des populations, esclavage, ils ne reculent devant rien pour conserver leur colonie. Malgré un scénario somme toute peu poussé, cet aspect historique, étoffe un peu l'histoire et met en lumière les tribus de natifs autant que les paysages. Beaucoup de soin a également été apporté aux différents décors, détails des costumes et autres accessoires – la maison abandonnée de Jane ou la cabane des Clayton dans les arbres par exemple sont très belles –. Détail également important, Tarzan est nu quand il rencontre Jane. En effet, il était étrange de le voir porter un pagne dans les autres versions alors qu'il vit entouré d'animaux.

 

 

Le roi belge est à sec, il a besoin de liquidités pour payer son armée et donc garder sa colonie. Le capitaine Rom est chargé de chercher une solution, qu'il trouve facilement : il négocie avec un chef de tribu ses diamants contre le seigneur de la jungle, Tarzan. Celui-ci, désormais Lord Greystoke, vit paisiblement en Angleterre avec sa femme Jane. Rom se débrouille donc pour que Greystoke soit envoyé en tant qu'émissaire au Congo et forcément, tout ne se passe pas comme prévu. Malgré un rythme savamment orchestré et des scènes impressionnantes, le film pâtit de la comparaison de taille avec le Livre de la Jungle de Jon Favreau sorti plus tôt cette même année. Esthétiquement parfait, ce dernier a placé la barre très haute au niveau de la création numérique des animaux. Et malheureusement, Tarzan ne lui arrive pas à la cheville. Tous les animaux du métrage crées en image de synthèse sont crédibles sans être époustouflants. Dommage. D'ailleurs, les effets spéciaux, très nombreux dans le film, font parfois un peu mal à la tête et ne sont pas toujours très bien réussis. Cela n'enlève néanmoins rien au plaisir du visionnage du film.

 

 

On sent que le but de David Yates était de proposer un film réaliste, sans tomber dans le cliché de l'homme de la jungle bourru et ultra viril. C'est plutôt réussi. Alexander Skarsgård qui a dû subir un entrainement quasi militaire pour obtenir la carrure de Tarzan – musclé certes mais assez sec au final – est sobre dans son interprétation, même s'il en devient du coup un peu fade. Le film est assurément un grand spectacle mais il est également ponctué de passages plus doux, filmés au ralenti et en gros plan, qui ajoutent un peu d'épaisseur au tout. Le montage est également malin, ce dernier plaçant quelques flashbacks ici et là pour que l'on comprenne les origines du personnage sans perdre le fil conducteur de l'histoire. Ajoutons à cela de l'humour savamment dosé, principalement apporté par l'interprétation de Samuel L. Jackson et on obtient un film plutôt bien équilibré. Cependant la vraie bonne idée du casting est le personnage féminin. Margot Robbie est lumineuse, impertinente, juste et tout en délicatesse, elle est magnifique. On aimerait en dire autant de Christoph Waltz mais on est moins surpris par son interprétation – un peu une redite du salaud d'Inglorious Basterds même s'il reste parfait dans ce registre.

 

 

Au final ce Tarzan est une réussite. Certes il n'est pas parfait : le scénario est un peu léger, les effets spéciaux trop nombreux et pas toujours bien réussis mais le spectacle est là. La photographie est belle, les acteurs jouent juste sans en faire trop et c'est également drôle. Et enfin, les paysages sont très beaux, ils feraient presque oublier les abdos du héros. 

Auteur : FLORA

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