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Critique Terminator : Genisys

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Le principe de Terminator est d’instaurer un flou dans la ligne temporelle, nombre de ressorts étant basés sur des paradoxes multiples. Depuis quelques années, le même chaos semble régner du côté de la production. Alors que McG relançait la série vers des horizons nouveaux avec Terminator : Renaissance, la trilogie post-apocalyptique initialement prévue avec Christian Bale disparaitra finalement des agendas. Un peu comme l’éternel « Judgement Day » de Skynet, inlassablement repoussé au cours de certains épisodes de la franchise. De report de l’apocalypse, il est une nouvelle fois question avec Terminator : Genisys, cinquième opus aux contours pour le moins étranges. A mi-chemin entre reboot et séquelle – le réalisateur, Alan Taylor, parle lui de « reset » –, le film fout un binz’ monstre dans l’histoire d’origine. Dénigré avant même sa sortie en raison d’une campagne marketing absolument désastreuse, le métrage se profile pourtant comme un honnête divertissement.

 

 

La destinée de la série Terminator est au moins aussi complexe que le cheminement narratif parfois capillotracté de ce Genisys. Passée de studio en studio depuis un troisième volet en forme de copycat commercial et paresseux, cette dernière est désormais entre les mains de la Paramount. Une major maousse qui aura balancé le paquet en ce qui concerne la promotion, spoilant du même coup la quasi-intégralité des moments clés de ce Terminator : Genisys. Le film d’Alan Taylor se profile cependant comme un produit particulièrement difficile à vendre, et on imagine aisément le studio indécis concernant la démarche à adopter. En « esquisser » mystérieusement les contenu via les différentes bandes-annonces livrées en amont aurait pu laisser croire à un simple remake du film originel. Terminator : Genisys s’amuse en effet un temps à reproduire les grandes lignes du métrage de Cameron, ajoutant de ci et là quelques ajouts plutôt appréciables, usant avec malice de tirades cultes et fendardes – « cet enfant de salaud, il m’a piqué mon froc » –. L’ensemble voit cependant bien plus loin que son modèle et ose s’embarquer dans une réécriture complète du mythe. Envoyé dans le passé par John Connor pour protéger sa mère, le soldat Kyle Reese découvre que le cyborg téléporté quelques secondes avant lui a déjà été éliminé. Sarah Connor est protégé par un Terminator reprogrammé depuis près de dix ans et d’autres unités robotiques d’infiltration trainent dans le coin. Reese a par ailleurs pris connaissance de nouveaux souvenirs lors de son voyage dans la brèche temporelle. Initialement prévu en 1997, la guerre nucléaire prévue par les machines a été déplacée en 2017. Sarah, Kyle et leur robot protecteur n’ont alors pas d’autre choix que de « bondir » vers le futur afin d’essayer de comprendre les raisons du remaniement de l’histoire.

 

 

Alors qu’ils auraient aisément pu livrer un énième affrontement manichéen articulé sur le modèle du second film – à l’instar d’un Soulèvement des Machines de sinistre mémoire –, Taylor et ses scénaristes font le choix de revoir les bases en profondeur. Terminator : Genisys déroule de ce fait un scénar’ complètement foutraque à base d’allers-retours dans le temps, de modifications du continuum et de grosses bastons pétaradantes. Un formule alléchante qui ouvre certes le champ de tous les possibles – le combat Schwarzenegger versus Schwarzenegger, bien pensé – mais qui fait rapidement sombrer le métrage dans un gloubi-boulga scénaristique à la limite de l’illisibilité. Si Taylor étale son récit sur plus de deux heures, le tout peine globalement à témoigner d’une réelle cohérence et élude rapidos certaines questions sans prendre le temps d’y répondre convenablement. Deux T-800, un T-1000, un T-3000, ce cinquième volet regorge de robots qui se foutent sur la tronche sans que l’on sache vraiment d’où ils débarquent. A l'instar d'un Skynet réincarné sous la forme d'un ex-résistant aux motivations incompréhensibles. Mouais. Le tout aurait assurément gagné à faire preuve d’une plus grande sobriété. Dommage, d’autant plus que le cinéaste s’avère plutôt habile – du moins, plus que sur Thor 2 – lorsqu’il s’agit d’emballer des séquences d’action à la démesure délirante. Car Terminator : Genisys bourrine à mort et joue la carte du blockbuster friqué ultra-bis et généreux. En ce sens, le métrage fusille la rétine et les tympans. On en attendant certes autre chose, mais en l’état, ce n’est déjà pas si mal. La touche d’humour – inédite pour la franchise – fait par ailleurs son petit effet, tout comme le charisme de la nouvelle Sarah Connor, incarnée par une Emilia Clarke so damn cool.

 

 

Côté casting, Terminator : Genisys s’avère assez inégal. Le père Schwarzy – doublé numériquement dès qu’il s’agit d’effectuer une galipette avant – est définitivement trop vieux pour ces conneries, et le musculeux et mono-expressif Jai Courtney se voit furieusement limité par un rôle étriqué qui souffre de la comparaison avec le Kyle Reese auparavant interprété par Michael Biehn. Emilia Clarke porte littéralement le métrage, cette dernière parvenant à témoigner d’un jeu contrasté – ouf – qui manque cruellement à ses congénères. Si l’inévitable amourette s’avère d’une platitude rare du fait de l’interprétation de Courtney, Clarke parvient pour sa part à brosser un personnage ultra-attachant. Alan Taylor ne fait pas preuve de la même sensibilité. Le réalisateur est clairement là pour détruire tout ce qu’il peut et emballe son projet dans une technique fonctionnelle mais satisfaisante. Terminator : Genisys reste du blockbuster lambda, approche mercantile qui permet à l’ensemble de masquer les multiples faiblesses et incohérences de son scénario par une explosivité à la rythmique quasi-épileptique. C’est souvent con, mais plutôt efficace.

 

 

Terminator : Genisys est un métrage bordélique et faiblard sur le fond. Le tout souffre inévitablement de la comparaison avec ses glorieux ainés, mais ose néanmoins surprendre, réinventer le fil de l’histoire. Les choix ne sont pas toujours judicieux – loin de là –, mais le film d’Alan Taylor prolonge artificiellement le récit des deux premiers volets en remplissant sa fonction de produit crétinisant et visuellement impressionnant. S’il semblait plus judicieux de poursuivre le travail initié sur Renaissance, honteusement supprimé de la chronologie désormais « officielle », Terminator : Genisys se doit d’être abordé comme ce qu’il est : du bon divertissement pop-corn.

 

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Votre réponse :

tonton 18-07-2015
mon dieu mais quelle horreur que ce film.. rien a sauver..
c est pas un Terminator, rassurez moi?
des incohérences en pagaille, des personnages sans âme, des cgi de partout qui noyent les scènes d action...
bref un gâchis total, comme Thor 2 du même réalisateur. ..
alan Taylor, le fossoyeur de franchises...

 

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