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Critique Terminator : Renaissance

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Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines semblait avoir apporté un point final à un cycle. Prolongeant artificiellement l'idée de départ - une machine venue du futur avec l'ordre d'éliminer un futur leader de la résistance -, le film de Jonathan Mostow s'était avéré incapable de renouveler un tant soit peu la franchise. Articulé sous la forme d'une pseudo séquelle, le tout revêtait surtout des allures de remake foireux et particulièrement inutile. Ce dernier avait au moins le mérite d'ouvrir des horizons nouveaux pour un éventuel quatrième volet. Englué dans une pré-production chaotique au possible, le métrage initialement prévu par Mostow aura connu des changements multiples, avant d'être présenté comme point de départ d'une nouvelle trilogie post-apocalyptique. Une idée qui restera plus ou moins au stade embryonnaire, et dont subsiste aujourd'hui uniquement Terminator : Renaissance. Si la franchise est désormais envisagée sous un autre angle par ses producteurs, le métrage de McG n'en reste pourtant pas moins une excellente surprise.

 

 

Si le traduction effectuée pour la distribution hexagonale reste relativement approximative - le métrage est baptisé Terminator : Salvation en version originale -, ce quatrième opus s'impose comme un véritable renouveau. Casting exigeant, scénaristes chevronnés - Chritopher Nolan aura apporté sa contribution au projet -, postulat revu de bout en bout, Terminator : Renaissance engage enfin la mythologie vers des terrains inédits. Exit l'époque actuelle, qui aura servie de cadre aux précédents volets, le film de McG installe ses fondations scénaristiques dans un futur ravagé par la guerre nucléaire. Un univers d'apocalypse dominé par les machines, entrevu à l'occasion de quelques flash-backs épars disséminés de ci et là au cours de la trilogie initiale. Terminator : Rennaissance se positionne de ce fait plus d'une décennie après les événements de Terminator 3 : le Soulèvement des Machines. Passé du statut de fugitif à celui de chef de la résistance humaine, John Connor lutte désormais contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Les deux hommes s'engagent alors dans une odyssée qui va les mener au cœur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité. Relativement bien troussé, le synopsis de Terminator : Renaissance fait preuve d'ambition. Loin de se limiter au sempiternel affrontement humains / machines pour justifier un déluge d'effets visuels ébouriffants, le métrage injecte au sein de son développement des éléments nouveaux et relativement originaux. L'arrivée du personnage de Marcus Wright vient notamment épaissir une intrigue partiellement dévoilée dans les films précédents. Bien que McG construise avant tout son projet comme un pur divertissement de science-fiction, ce dernier témoigne d'une maitrise du climax relativement appréciable, Terminator : Renaissance abattant quelques cartes surprenantes en fin de course.

 

 

Si Terminator : Renaissance déroule un scénario plutôt bien ficelé, McG n'en oublie pas pour autant l'aspect purement pop-corn. Ce dernier pose sur pellicule un post-nuke particulièrement haletant, l'ensemble mixant parfaitement son côté actioner bourrin à une construction narrative de haute volée. Bardé d'influences et de clins d'œil - Mad Max en tête de liste -, Terminator : Renaissance enquille un impressionnant chapelet de séquences burinées à l'action généreuse. Un aspect pétaradant sublimé par l'approche esthétique du cinéaste, visiblement pointilleux en ce qui concerne le côté visuel du projet. Prenant corps au coeur de mégalopoles dévastées par des années d'affrontement, le métrage fleur bon la rouille et la crasse. Sans s'abandonner dans la noirceur la plus totale, Terminator : Renaissance se profile comme le volet le plus sombre de la franchise, malgré une violence graphique clairement édulcorée en comparaison des précédents opus. McG use plus volontiers du contexte pour imposer son atmosphère, le cinéaste bénéficiant d'une palanqué de mécaniques délirantes. Des moto-terminator véloces offrant au film une séquence de course-poursuite furibonde, en passant par les T600 balourds et huileux jusqu'aux imposants destroyers de combat, Terminator : Renaissance laisse entre-apercevoir une foule de nouveaux ennemis confinant au métrage une explosivité de tous les instants. Et si le travail de McG lorgne occasionnellement vers le nanardesque Transformers - le moissoneur, robot légèrement too-much -, l'ensemble reste malgré tout relativement cohérent avec les bases imposées par la franchise. Un respect du matériau originel dont le cinéaste témoigne à l'occasion de multiples références, qu'elles soient explicites ou uniquement décelables des aficionados - la future cicatrice de John Connor, une petite série de répliques cultes disposées au fil des conversations -.

 

 

Jusqu'ici confiée à des réalisateurs confirmés, la présence du geek McG - Charlie et ses drôles de dames - aux commandes avait de quoi faire craindre le métrage décérébré et capturé à grands renforts de bullet-time clipesque. Le cinéaste livre pourtant une œuvre parfaitement emballée. Mieux, ce dernier s'impose en fin connaisseur de la saga, et se montre ultra-respectueux dans ses choix artistiques. Nettement plus travaillé que Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines, son travail s'impose certes en blockbuster maousse-costaud, mais témoigne parallèlement d'une vraie personnalité. Capturés dans un Scope sublime, les décors explosent la rétine, McG livrant une réalisation étonnamment sobre et lisible. Exit les effets visuels épileptiques, Terminator : Renaissance témoigne d'une réelle cohérence avec l'approche de James Cameron jusque dans sa technique. Appréciable. Côté casting, McG bénéficie avec bonheur d'une distribution quatre étoiles. Plébiscité pour son interprétation dans les Batman de Christopher Nolan, Christian Bale campe un John Connor parfaitement crédible. A la fois doté d'un leadership naturel et malgré tout encore en proie à certains doutes, le personnage s'inscrit même dans la parfaite continuité de l'anti-héros trouillard dépeint à l'époque par Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines.

 

 

Novateur mais parfaitement inscrit dans la continuité de la franchise, Terminator : Renaissance est une réussite complète. Considéré comme un yes-man à la solde de la mode Hollywoodienne, McG livre une œuvre couillue, pétaradante et passionnante de bout en bout. Portée par des effets visuels soignés, Terminator : Renaissance s'impose comme un nouveau départ à une franchise minée par un troisième opus aux idées éculées. Il reste à espérer que les producteurs sauront en tenir compte au moment d'entamer la pré-production d'un éventuel nouveau segment.

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