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Critique Terminator

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1984. Un réalisateur tout frais sorti de l'écurie Corman (dont vinrent également Jack Nicholson, Joe Dante – papa des Gremlins – ou encore Robert De Niro) se lance dans un projet unique. Celui de mettre en scène un des nouveaux cadors d'Hollywood, Arnold Schwarzenegger, dans le rôle d'un robot tueur provenant du futur. Script propice aux pires dérives nanardesques mais qui grâce justement à l'homme aux commandes, James Cameron, fit de Terminator le premier volet d'une franchise à succès, tout en lançant une vague de copies diversement réussies. Nanti d'un faible budget (on parle d'à peine 6 millions de dollars), Cameron parvint à rendre crédible aussi bien la traque au présent que ses visions d'un futur apocalyptique, créant ce qui reste toujours un mythe du cinéma fantastique. 

 

 

Los Angeles, 1984. Un homme apparaît soudainement dans une suite d'éclairs. Nu comme un ver, il agresse une bande de loubards pour leur prendre des fringues. Ailleurs dans la ville, au même moment, un autre homme nu, Kyle Reese,  apparaît de manière identique. Ces deux êtres – car le premier d'entre eux est un cyborg à la force herculéenne – provenant du futur cherchent en fait la même personne, Sarah Connor, dont l'enfant à venir sera leader de la rébellion confrontant hommes et machines. James Cameron pose non seulement des enjeux énormes mais également une mythologie à l'intérêt indéniable dès les premières minutes de son Terminator. En effet, il instaure un climat implacable de rigueur, donnant l'impression que l'on assiste à une course contre le temps dont on sent l'ampleur sans en connaître véritablement tous les enjeux, qui ne se dévoileront qu'au fil de l'intrigue – voire même dans le second volet –. On devine via le caractère forcément animé d'animosité du Terminator que l'on n'est pas là pour rigoler. Dès lors qu'il se met à dessouder les différentes Sarah Connor de l'annuaire de la ville, on ressent que la machine s'est mise en marche et on se met d'autant plus à craindre pour LA Sarah Connor recherchée. Ce Terminator est loin de nous avoir tout révélé sur ses capacités mais le peu que Cameron nous dévoile suffit à forcément se demander ce que ce pauvre hère provenant du futur va bien pouvoir faire pour l'arrêter. Et la force de Cameron, sur ce film, est de se jouer de la défaite humaine que l'on sent venir. Jamais on ne doute quand Reese prend le dessus, car on a assimilé le fait qu'il connaît son adversaire et qu'il est plus que compétent pour le stopper dans son implacable marche. 

 

 

Il est amusant de revoir ce premier volet de Terminator aujourd'hui, d'autant plus depuis que le second a pris cette aura quasi mythique dû essentiellement à ses effets spéciaux. Car s'il s'agit bien d'une introduction à une histoire autrement plus complexe qu'elle ne paraît de prime abord, ce premier Terminator restant avant tout un film qui se tient par lui-même. Intense, mené de main de maître par un quasi débutant au talent indéniable, ce film réussit l'exploit de transcender son maigre budget de série B en proposant un spectacle de haute tenue porté par un script impeccable, des effets spéciaux encore de haute volée – le final est toujours aussi spectaculaire – et des acteurs impliqués dans leur rôle au point que certains seront marqués par celui-ci – personne ne pourra jamais jouer le Terminator excepté Schwarzie, et le nom de Linda Hamilton évoque inévitablement Sarah Connor –. Mais ce que l'on retient le plus de ce film c'est le sentiment – du moins à l'époque – que cela relevait de l'inédit. Si depuis de nombreux clones au succès divers ont envahi les écrans, il ne faut pas oublier qu'en 1984, les blockbusters ne pullulaient pas encore comme aujourd'hui et que la science-fiction se trouvait freinée par des effets spéciaux encore limités. Véritable tour de force de Cameron que seules les années 80 pouvaient apporter. 1984 n'est nulle autre que l'année de Gremlins, Indiana Jones et le temple maudit ou bien encore Les Griffes de la  Nuit et Sos Fantômes

 

 

Pour pouvoir incarner ce robot indestructible venu du futur, il est difficile après l'avoir vu joué par Arnold Schwarzenneger d'imaginer qui que ce soit d'autre. En effet, alors que l'acteur a bâti sa carrière sur des rôles de sauveur de l'humanité, il incarne là son plus féroce adversaire, dénué de sentiments et de pitié. Son visage sans émotion révèle immédiatement ses intentions et il est parfait dans le rôle. Face à lui on découvre un des acteurs fétiches de James Cameron, Michael Biehn – qui jouera également dans Aliens le retour, Abyss ou encore Titanic – dans le rôle d'un un Kyle Reese désespéré qui se révèle dans l'action et dont la destinée en a touché plus d'un. Puis, forcément, comment ne pas évoquer celle qui même encore de nos jours est inextricablement liée à son rôle de Sarah Connor. Si Linda Hamilton affiche une coupe de cheveux des plus laides et paraît encore fragile dans ce premier volet, elle porte en elle les prémisses de la nature guerrière qu'elle exprimera plus volontiers dans le second Terminator. Mais celui qui ressort le plus auréolé du succès du film n'est pas le plus visible. En effet, Stan Winston devient avec ce film un véritable ponte des effets spéciaux de par la créature qu'il a créée, le Terminator donc. Véritable tour de force, cette création lui permettra d'exprimer son talent par la suite dans des films comme Aliens le retour, Jurassic Park ou bien encore Predator et bien entendu Terminator 2 et 3. N'oublions pas bien entendu de citer le maître d'oeuvre de l'ensemble, véritable ténor du cinéma qui détient depuis les plus gros records de recettes mondiales – Titanic et Avatar – et qui dans ce film démontre déjà tout le talent dont il ne cessera jamais d'éclabousser les écrans depuis. 

 

 

Terminator premier du nom a non seulement révélé de nombreux talents, mais a surtout donné à la science-fiction au cinéma un cachet certain, la faisant entrer dans une nouvelle ère, loin des habituels clichés kitschs. Le film a apporté au genre ses lettres de noblesse et ouvert a voie à non seulement une franchise lucrative – quatre films, une série télévisée et de multiples dérivés – mais également à de nombreux clones. James Cameron nous aura de nombreuses fois ravis devant notre écran mais rarement autant impliqués que dans ce Terminator au charme et à l'énergie d'une puissance rarement égalée.

 

Auteur : TONTON

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