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Critique The ABC's of Death

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De toutes les anthologies d’horreur récemment sorties, et elles sont peu nombreuses, The ABC’s of Death est certainement l'une des plus ambitieuses, des plus marquantes, et de loin celle qui aura rassemblé le plus grand nombre de réalisateurs. Jamais on n’aura dénombré autant de sketchs dans une création commune. Au nombre de 26,  les réalisateurs disposaient d’un budget risible de 5000 $ et d’une lettre, à associer à leur court métrage d’horreur. Une lettre dont débutera obligatoire le titre de leur segment. C’est ainsi qu’on voit s’enchainer 26 mini films, qui n’ont en fait pas grand-chose à voir, tant les sujets et les techniques choisies sont différentes. Car mis à part la contrainte budgétaire, le vague thème de la mort et une composante de l’alphabet, le reste était laissé à leur libre choix. Horreur, fantastique, gore, vous avez carte blanche les gars !

 

 

Si la construction du film se montre inhabituelle, elle peut s’avérer intéressante pour le spectateur curieux et ouvert d’esprit. Et de l'ouverture d'esprit, il en faudra pour visionner de telles bizarreries. Les sketchs sont classés par ordre alphabétique, mais le titre n’apparait qu’à la fin, tout comme le nom du réalisateur accrédité. Pour les connaisseurs, on peut se prendre au jeu, et tenter de deviner qui a crée ce sketch, et comment l’a-t-il nommé. Car dans le milieu de l’horreur, il y a quand même de beaux noms, venant de tous horizons, tels que Xavier Gens - Hitman, Frontières -, Adam Wingard - You’re Next -, ou le taré Timo Tjahjanto - The Raid, Safe Heaven -. Sans oublier les Japonais spécialistes du nanar gore délirant, dont on aperçoit une ébauche à travers certaines lettres. Au passage, ne tombez pas dans la facilité avec les lettres, vous n’aurez pas de sketch appelé « Zombie », ou « Dead », ni « Vampire ». C’est bien plus élaboré que cela.

 

 

Imaginez donc un bac à sable dédié à chaque réalisateur, la même base, vous aurez 26 châteaux de sable qui n’ont aucune chance de se ressembler ! En l’espace de cinq minutes, on parvient à découvrir, ou redécouvrir, des sous genres horrifiques que nous connaissions moins. On pourra regretter néanmoins le raccourci rapide vers le gore. Pas spécialement d’histoires de fantômes et de hantises, c’est plutôt le sang qui est exploité, à des degrés variables. Mais alors, comment conserver son attention au cœur de ce marasme ? Tout simplement, en gardant les yeux bien ouverts, et aborder cette anthologie sans à priori. Il faut s’attendre à un récit décousu, et ne pas faire de liens, à la manière d’un zapping à la télé. Du fait de la courte durée des sketchs, certains artistes ne perdent pas leur temps et il faut rapidement se remettre dans le contexte de la nouvelle histoire qu’on a sous le nez. Une tâche peu évidente. Il est clair aussi que le niveau se montre inégal, mais il y a de bons éléments à tirer de cet abécédaire, quelques soient nos goûts.

 

 

Il est hors de question de détailler ou de résumer les 26 histoires, cela n’aurait que peu d’intérêt, et gâcherait le visionnage du film. Tout ce qu'il faut retenir, c’est que chacun aura sa propre vision globale. Il faut tout de même signaler que les plus appréciés sont généralement les plus travaillés. Sans en dévoiler l’intrigue, on peut aisément placer le « D » comme étant le plus beau, avec une sa photographie soignée et ses très beaux ralentis, le tout sur une trame simple et efficace qui provoque immédiatement l’empathie. On remarquera que les objectifs sont souvent divergents. Alors que certains segments privilégieront plutôt la forme - comme  « T » ou « V » -, d'autres choisiront plutôt de miser sur  le fond,  comme le « X » de Xavier Gens - comme son nom l’indique -.  « D » parvient, lui, à concilier les deux, et c’est l’un des seuls à y parvenir. Mention spéciale à  « L »  qui est visuellement dérangeant. Et nous ne serons pas si surpris d'apprendre le nom de son réalisateur, tout aussi barjo que les images qu’il ose montrer. D'autres aussi valent le détour comme les sections d’animation, qui parviennent à instaurer une ambiance malsaine de meilleure manière qu’un film avec de vrais acteurs. On salue le travail. Il faut également parler des bizarreries Japonaises, qui sont légion. Elles ajoutent une touche de folie et de délire total, qui ne conviendrait pas à tout le monde certes, mais qui permettra aux non initiés de découvrir un style complètement loufoque et original. The ABC’s of Death , film qui n’en est pas un, est de ce fait une fenêtre sur des talents du cinéma d’horreur contemporain, et une occasion d’aller voir les longs métrages des réalisateur attachés au projet.

 

 

Beaucoup de surprises, du bon et du moins bon, on peut dire que The ABC’s of Death est un gros melting pot qui peut vous en mettre plein la panse, si vous n’êtes pas difficile. Et si certains segments ne vous plaisent pas, passez au suivants et prenez-en une nouvelle cuillérée. Il y en aura pour tous les gouts.  

Auteur : QUENTIN

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