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Critique The Amazing Spider-Man

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Dévoilé sur les écrans au cours de l’été 2002, le Spider-Man de Sam Raimi avait très nettement contribué à la déferlante de films de super-héros des dernières années. A l’origine dominé par les ambitions patriotiques de justiciers pour la plupart quasi-invincibles – exception faite de l’adaptation ratée du sombre The Punisher –, le genre aura pourtant été profondément remodelé par Christopher Nolan. Proposant une vision de Batman nettement plus complexe que ses comparses, le réalisateur aura imposé un modèle de héros plus humain et torturé, avançant pour ce faire des travaux nettement moins manichéens que la norme. Un temps envisagé comme un quatrième volet de la saga initiée par Raimi, Spider-Man s’accorde aujourd’hui aux nouvelles définitions du genre en s’accordant un semi-lifting. Aux commandes de ce reboot, Marc Webb livre avec The Amazing Spider-Man une vision alternative relativement complémentaire aux métrages précédents.

 

 

Massivement contesté lors de son annonce, le choix de s’orienter vers une relecture plutôt que sur une véritable séquelle reste pourtant cohérent avec l’esprit de la bande-dessinée originelle. Décliné sur plusieurs séries indépendantes, Spider-Man aura en effet connu divers renouveaux, permettant à ses auteurs d’explorer des voies trop rapidement abandonnés sur les premières années. Retour à zéro, The Amazing Spider-Man reprend donc partiellement la genèse du personnage. Abandonné au cours de son enfance, Peter Parker entame une quête afin d’élucider la disparition de ses parents. Ses investigations le mènent rapidement au sein d’Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connirs, ancien associé de son père. Alors que Parker voit ses capacités évoluer suite à la piqure d’une araignée génétiquement modifiée, ce dernier va se retrouver confronté au Lézard, l’alter-égo de Connors. Dans l'élaboration même de son récit, Marc Webb impose ses fondations sur le même tracé que son modèle. Qu’il s’agisse de la construction du super-héros, des premières amourettes ou encore de la naissance d’un scientifique involontairement infecté par un virus l’amenant progressivement vers la folie, The Amazing Spider-Man n’évite pas un certain nombre de redites. Et patauge légèrement au cours de son premier tiers, auquel seuls les aficionados trouveront un véritable intérêt. Si Webb rend le tout légèrement plus touffu que Raimi en creusant plus loin la personnalité maladroite de Peter Parker, le grand public ne retiendra probablement comme différence notable que l’éviction de Mary Jane Watson au profit de Gwen Stacy, protagoniste initial des comics de Stan Lee.

 

 

Difficile de dire si Marc Webb construit un prologue plus intéressant que celui de Sam Raimi. Le cinéaste s’acquitte cependant de cette indispensable formalité avec un œil différent, et livre un morceau de pellicule dans un premier temps moins grand public. Massivement axé sur la relation Parker / Stacy, The Amazing Spider-Man offre à Webb l’occasion de s’attarder longuement sur la personnalité bipolaire et parfois immature de son héros. Ce dernier dépeint un Spider-Man nettement plus travaillé que par le passé, perdu entre sa volonté de vengeance et son futur rôle de justicier. Un brin plus réaliste aussi, l’ensemble profilant un héros plus vulnérable, incapable de retapisser la ville de toiles sans apport d’une technologie novatrice – les lanceurs de fil inventés par Parker – et davantage limité dans ses voltiges que son prédécesseur. The Amazing Spider-Man reste à ce titre un métrage moderne, parfois éloigné de l’approche blockbuster qui handicapait ses ainés – le gigantisme d’un Spider-Man 3 et son overdose de méchants –. Le réalisateur n’en oublie pas l’aspect purement pop-corn, mais use de séquences burinées avec une certaine parcimonie. Ces dernières reflètent pourtant toute la maitrise du réalisateur en la matière. Les affrontements entre l’araignée et sa némésis s’avèrent en effet ultra-efficace, The Amazing Spider-Man misant sur un méchant massif et animal, là ou les films de Raimi privilégiaient des vilains bardés de fioritures technologiques. Destructions massives et haute-voltige émaillent habillement la seconde partie du métrage, l’équilibre narration / action se rétablissement naturellement et compensant habillement le léger manque de rythme inhérent à la naissance des personnages.

 

 

Au service du scénario, le cinéaste privilégie très clairement le développement de ses protagonistes plutôt que les séquences pétaradantes à foison. Un choix assumé et plutôt intéressant. Webb manque pourtant clairement l’un des objectifs primordiaux de son projet : apporter un éclaircissement sur l’enfance de l’araignée. La disparition et le rôle des parents n’est de ce fait jamais véritablement élucidé, bien que The Amazing Spider-Man apporte une réponse partielle sur l’importance de la figure paternaliste dans les recherches concernant le transfert génétique. Dommage.  Techniquement irréprochable, son travail ne sombre par ailleurs jamais dans l’excès ou la démonstration de style. Réalisateur de la comédie dramatique indépendante (500) Jours Ensemble, le cinéaste s’est formé à l’école du clip musical, et livre avec The Amazing Spider-Man un métrage à mi-chemin entre les deux univers. Sobre et lisible, son travail s’appuie parallèlement sur un casting haut de gamme. Plus intéressant que le côté « gentil garçon sympathique » avec lequel Tobey Maguire avait incarné l’araignée, Andrew Garfield se fend notamment d'une impressionnante prestation. Charismatique au possible, le jeune acteur aborde le rôle avec une fragilité inédite, matérialisant parfaitement les incertitudes d’un adolescent dépassé par les événements. Chapeau bas.

 

 

The Amazing Spider-Man n’est pas un film parfait. Marc Webb peine notamment à proposer un schéma et une construction novatrice, manœuvre quasi-impossible au vu de l’historique de la bande-dessinée. Ce dernier parvient pourtant à proposer un métrage qui malgré ses carences – en grande partie imputables à une décision de reboot prématurée – se profile comme une vision inspirée du mythe de l’homme-araignée. Si le tout risque de souffrir la comparaison avec le Spider-Man de 2002 aux yeux du grand public, Webb apporte pourtant sa patte et pose sur bandes un film bien construit, à la fois fouillé et divertissant. Une ouverture réussie à une éventuelle nouvelle franchise. 

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