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Critique The Apparition

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Paranormal Activity a révolutionné le cinéma horrifique. Ou du moins l’approche commerciale de ses producteurs. Investissements minimums, bénéfices gigantesques, la formule gagnante du « petit » found footage d’Oren Peli a de quoi motiver les meilleurs plagiaires. Todd Lincoln, supporté par Dark Castle Entertainment, a au moins le mérite de n’en piller l’héritage que de manière partielle. Si ce dernier construit The Apparition, son premier long-métrage, autour d’une sempiternelle histoire d’esprit flippant, le cinéaste livre un film à la forme aboutie. Ce qui en l’espèce n’est pas forcément suffisant pour en faire un indispensable.

 

 

Le film de fantômes / maison hanté semble amené à disparaitre progressivement, du moins pour quelques années. James Wan en a fait le tour à sa manière, livrant en trois films – Insidious 1 et 2, Conjuring : Les Dossiers Warren – une véritable leçon de cinéma sur le genre, sa construction narrative et ses ressorts. Lincoln se risque avec The Apparition dans une énième reformulation, modelage qu’il effectue avec un classicisme bien appuyé. Rien de bien neuf sous le soleil. Son métrage s’appuie sur un schéma usité, rongé jusqu’à l’os. Une baraque de quartier, un jeune couple aux physiques avantageux, des portes qui grinces, caméras de surveillance qui déconnent et tutti quanti. Terrorisés par d’étranges apparitions nocturnes, les deux tourtereaux envisagent de déménager. Madame ignore pourtant que son compagnon s’est adonné lors de ses années étudiantes à une expérience qui a énervé un spectre hostile. S’il ne révolutionne nullement le canevas habituel, The Apparition prend la peine d’avancer un semblant d’explication à la présence d’un truc fantomatique non identifié. Todd Lincoln, également scénariste, ne se foule malgré tout pas plus que de raison. Son développement reste très basique, les enjeux dramatiques demeurant très superficiels et le passif des personnages tout juste effleuré. Dommage, le métrage présentant par ailleurs d’indiscutables qualités.

 

 

Si le film pédale souvent à vide côté scénario, Lincoln livre un petit divertissement plutôt bien ficelé. Bien qu’artificiel, le mystère relatif à l’histoire de l’un des personnages tient globalement en haleine, tout comme l’ambiance installée progressivement par le biais d’un suspense correct. The Apparition se profile de ce fait comme un Paranormal Activity de luxe, la concision de l’entreprise s’accordant à une rythmique générale soutenue qui ne laisse filtrer que de courts bâillements dans l’intrigue. Les retournements / révélations sont certes timides mais globalement efficaces, l’ajout à mi-parcours d’un troisième « possédé » permettant à Lincoln de tirer un nouvel arc scénaristique qui restera une nouvelle fois malheureusement sous-exploité. Au-delà d’une petite poignée de bonnes idées qui pimentent gentiment la chasse aux esprits, The Apparition compte deux-trois séquences de trouille bien troussées, bien que bardées de poncifs bien connus. Les moins tatillons apprécieront cependant les jump-scares balourds – musique pseudo-flippante à l’appui – qui viennent se greffer de ci et là.

 

 

Sur la forme, The Apparition frôle le sans faute, et laisse à penser que son concepteur est capable d’aborder une œuvre bien plus riche et complexe. Son travail est l’exacte anti-thèse des hordes de found-footages mal fagotés qui envahissent les salles obscures. Posé, travaillé, jouant constamment sur l’obscurité / lumière, The Apparition bénéficie d’un emballage nickel-chrome. Le son est par ailleurs excellent. Le film regorge de petits bruitages bizarroïdes qui en renforcent l’atmosphère, et déroule de sympathiques compositions instrumentales semi-électroniques pour habiller les plans de transition. Le tandem Ashley Greene / Sebastian Stan – le fameux soldat de l’hiver de Captain America – fonctionne également convenablement, bien que le manque de profondeur accordé à leurs personnages ne permettent pas à ces derniers de s’investir plus que de raison.

 

 

The Apparition arrive un peu tard. Si le film de Todd Lincoln s’habille d’un réel sérieux, à défaut d’une véritable personnalité, l’ensemble semble vu et revu. Bien construit, artistiquement irréprochable et mieux ambiancé que la moyenne, The Apparition reste malgré tout un divertissement sympathique. Les adeptes de ghost stories minimalistes y trouveront un probable modèle du genre.

 

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