film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Beacon

Fiche     Critique    Acheter le DVD / BluRay

pub

Tourné au Texas dans un hôtel dit hanté, le Rogers Hotel, The Beacon est le premier et le seul long métrage à cette date du scénariste Michael Stokes et le second de la compagnie Sabbatical Pictures, après Exit Speed, société de production spécialisée dans les films de genre indépendants.  Une pellicule qui ne risque pas de retourner les foules mais qui a tout de même remportée les prix de la meilleure photographie et de la meilleure actrice (Teri Polo) au Paranoia Film festival. Des prix indiscutablement justifiés qui n’en font malheureusement pas un film indispensable comptant quelques erreurs de parcours nuisant fortement à l’ensemble. Dommage.

 

 

 

Un couple, Bryn et Paul, s’installe dans un nouvel immeuble, le Beacon Apartments, pour essayer de se reconstruire suite à la mort de leur fils. Peu de temps après, Bryn commence à voir le fantôme d’un petit garçon rôder dans la bâtisse. Avec l’aide d’un jeune professeur et d’un duo de policiers, Bryn va tenter de résoudre les circonstances de sa mort persuadée de pouvoir ainsi faire passer un message à son propre fils. Les histoires de fantômes est un sujet usité jusqu’à la moelle, difficile de se frayer un chemin et de se démarquer face à un nombre incalculable de ghosts movies à la qualité fortement hétérogène. The Beacon s’apparente à un mélange entre L’Orphelinat et plus récemment le surprenant Lake Mungo, du moins, en partie. La quête de rédemption d’une mère rongée par les remords et la culpabilité forme le socle sur lequel The Beacon évolue durant la majorité du métrage. Une base solide propice à une consistance narrative laissant devant elle un horizon assez vaste pour permettre au réalisateur de choisir sa direction sans restriction. Cette base, correctement maîtrisée sur plus de la moitié du parcours, est malheureusement mise légèrement de côté en fin de course laissant place à un retournement de situation, certes imprévisible, mais assurément décevant. Un dénouement qui pourra surprendre voire réjouir certains, mais qui marque une triste scission avec le côté dramatique et mystérieux de la bande, préférant finir sur une touche plus légère et convenue.

 

 

La narration mise en place par Michael Stokes est construite intelligemment ne permettant à aucun moment au spectateur de se douter de ce qui va suivre. L’histoire se met en place petit à petit et révèle les éléments au compte gouttes, ne laissant jamais assez de substance pour décrypter les clés du récit. Lorsque la situation commence à s’éclaircir, ce n’est finalement que dans le but de tromper le spectateur et de le diriger vers une fausse piste. The Beacon parvient de ce fait à maintenir le mystère avec brio de bout en bout en agrémentant le déroulement de micro revirements de situation. Malgré cela, Michael Stokes réussit à ne pas perdre le spectateur en échafaudant son métrage à travers un rythme relativement lent et un développement fourni. De nombreux personnages sont mis en scène et chacun tient un rôle bien précis, parfois utile, parfois superflu. Rien n’est laissé au hasard et chaque détail a son importance. Débutant sur un drame familial poignant, certains aspects scénaristiques atténuent malheureusement l’intérêt du visionnement, notamment par l’introduction du professeur un peu déganté tentant d’expliquer la situation à coup de bouquins d’une tonne et de théories fantomatiques, certes pertinentes mais franchement barbantes. Au lieu de garder son métrage centré sur la quête d’une mère érodée par la culpabilité à la recherche du salut, The Beacon se dirige vers quelque chose de plus accoutumé se rapprochant plus d’un épisode de Buffy Contre Les Vampires.

 

 

Le jeu d’acteur est quant à lui assez inégal. On retrouve entre autres David Rees Snell dans le rôle du mari, Nick Sowell (tous les deux présents dans la première production de Sabbatical Pictures, Exit Speed), Elaine Hendrix, le toujours excellent Michael Ironside (Scanners, Total Recall) ou encore Kelli Dawn Hancock, elle aussi présente dans Exit Speed, qui livre ici l’une des plus déplorables prestations de cette pellicule. Le point d’honneur revient indiscutablement à Teri Polo, qui incarne le rôle de la mère avec une précision que l’on ne peut que saluer bien bas. Elle entraîne le spectateur dans la descente aux enfers de son personnage, s’enfermant progressivement dans le doute et la folie. Une interprétation juste qui légitime amplement son prix de la meilleure actrice. Teri Polo est indubitablement le point fort du film, mais ne suffit pas à maintenir une cohérence dans la forme. La réalisation est quant à elle agréablement classique mais souffre par moment de quelques maladresses et de facilités, ne maîtrisant pas toujours ses intentions. The Beacon nous réjouit avec une flopée de jump scares, qui, bien que suspectés, réussissent régulièrement leur coup.

 

 

Avec une base coutumière mais solide, Michael Stokes maîtrise son récit mais déçoit profondément en fin de parcours. Loin d’être indispensable, The Beacon s’avère tout de même être une bonne alternative pour les blasés des grosses productions et des pellicules tape-à-l’œil. Dispensable.

Auteur : TIBO

Critique vue 8367 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 55-41

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction