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Critique The Boy

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Le cinéma de William Brent Bell, c’est franchement pas la joie. Auteur – ou plutôt coupable – de a daube infâme qu’était Devil Inside, found-footage nazbroque et totalement vide de sens, ce dernier n’avait pas eu droit à une distribution correcte pour son métrage suivant, Wer. Un manque de visibilité qui n’était dans tous les cas pas bien grave, ce dernier « s’appréciant » au mieux comme un petit truc inoffensif de seconde partie de soirée. The Boy s’est sans surprise préparé dans une relative discrétion, et ce malgré l’annonce de Lauren « Walking Dead » Cohan dans le rôle titre. Présenté à tort comme un parfait copycat du récent Annabelle, le film s’avère pourtant assez bien ficelé, à défaut d’être vraiment original.

 

 

Après deux films en found-footage, Brent Bell s’attaque à un projet classique. Ce dernier reste néanmoins dans sa zone de confort : le film de suspense à petit budget. The Boy se voit donc doté d’une distribution limitée – moins de dix acteurs – et d’un lieu quasi-unique. Pourquoi pas. Bien qu’usitée jusqu’à la moelle, la recette « vieille baraque hantée et tension maximale » fait encore occasionnellement son petit effet – La Dame en Noir ou plus récemment Crimson Peak – lorsque le climax se voit bien maitrisé. S’il s’inspire plus ou moins de l’héritage de la Hammer, Brent Bell n’a cependant pas le talent d’un Del Toro. The Boy se déroule certes en Angleterre et au sein d’une demeure aussi somptueuse que lugubre, mais peine globalement à jouer des lieux pour imposer une ambiance envoutante, voire au minimum inquiétante. Le métrage n’est en ce sens que « gentiment » flippant, le cinéaste usant de deux-trois jump-scares sans pour autant flanquer le trouillomètre à zéro. Ce dernier a au moins le mérite de ne jamais abuser d’effets faciles, ce qui n’est déjà pas si mal. Le film se rattrape par ailleurs sur sa construction narrative. Simple et efficace, le scénario de The Boy parvient en effet à imposer un excellent suspense.

 

 

Inscrit dans la pure tradition du métrage d’épouvante des eighties, The Boy affiche un postulat des plus classiques. Recrutée par un couple de riches anglais afin de garder leur enfant pendant les vacances, Greta Evans découvre à son arrivée que le garçon en question est une poupée de porcelaine. Désireuse de fuir une relation malsaine, cette dernière s’installe dans la maison malgré la bizarrerie de la situation. Elle ne tarde malheureusement pas à être victime de phénomènes étranges. Rien de bien neuf dans la nuit noire. Brent Bell parvient pourtant cette fois-ci à retenir l’attention en usant de ressorts traditionnels mais bien employés, à commencer par l’éternelle stratégie visant à distiller prudemment le passif des personnages. Une « rétention » temporaire d’informations que le cinéaste applique certes pour le poupon et sa famille dérangée, mais également pour son héroïne, plutôt attachante. Déroulé sur une petite heure et demie, The Boy profite pleinement du potentiel dramatique de son scénario pour laisser naitre inquiétudes et interrogations, et dévoile son cliffhanger final pile-poil au bon moment. Et force est de constater que celui-ci s’avère hautement ingénieux.

 

 

Techniquement, Brent Bell ne reste qu’un faiseur en quête de production commerciale. Celui-ci passe cependant bien le cap du film cache-misère – le found-footage – pour signer un métrage « traditionnel » correctement emballé. Inutile d’y chercher une quelconque personnalité, ce n’est clairement pas le registre du bonhomme. Mais The Boy reste éclairé avec soin, parfaitement lisible et marque quelques points supplémentaires en profitant de la présence de Lauren Cohan. Ravissante et juste dans son interprétation, l’actrice passe de la case TV à son premier « grand » rôle cinéma avec classe. La jeune femme ramène par ailleurs dans ses valises Bear McCreary, compositeur pour Walking Dead et bon nombre de séries B, qui signe ici une partition adaptée.

 

 

The Boy est une très bonne surprise, d’autant plus lorsque l’on connait les précédents travaux de William Brent Bell. Bien rythmé, le métrage installe un climax intéressant et embraie sur un final nickel-chrome, à la fois nerveux et surprenant. Le tout habillé dans une approche à l’ancienne, sans dérives sanguinolentes ni effets numériques foireux. Essai gagnant, enfin.

 

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