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Critique The Cellar

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Bien que datant de 2002, ce n’est qu’en cette année 2010 que The Cellar fait son entrée sur le marché de la vidéo en France. Premier métrage de deux réalisateurs et scénaristes suédois répondant aux doux noms de Martin Kjellberg et Nils Wåhlin, qui n’ont pas fait grand-chose depuis à part quelques courts métrages, The Cellar est un micro budget s’inscrivant dans la veine des nombreux rejetons engendrés par la sortie du Projet Blair Witch, sans pour autant opter pour le docu-vérité.

 

 

 

 

Le métrage reprend une ligne directrice comme on en a vu – et qu’on voit encore – depuis des années, très classique et qui ne tente à aucun moment de sortir des sentiers battus. Ici, quatre étudiants en arts, un peintre, un écrivain, une sculptrice et un photographe, décident de s’isoler dans un chalet perdu au milieu de nulle part pour avancer dans leurs projets respectifs. Lorsqu’ils arrivent sur place, d’étranges évènements commencent à se produire. Le groupe de jeune, la cabane perdue dans les bois et le drame qui s’en suit, voilà un pitch qui ne donne pas forcément envie de s’y plonger, même si ce n’est certainement pas synonyme de médiocrité. A la vue des premières images, The Cellar ne jouit clairement pas d’un budget gargantuesque et la mise en scène ultra simpliste de certains plans – très nombreux à vrai dire –  relève de l’amateurisme aigu, ressemblant plus à un film de fin d‘étude ou entre potes. La pellicule n’est cependant à aucun moment prétentieuse et ne tente pas de s’aventurer sur un terrain auquel elle n’est pas conviée, les réalisateurs affichent clairement leurs intentions et laisse de côté les effets spéciaux douteux pour privilégier l’atmosphère. Malgré un format assez court – un peu plus de 70 minutes –, The Cellar ne laisse pas une impression de baclage – excepté dans un revirement brutal en fin de parcours – et évolue lentement mais surement au risque par moment de saouler le spectateur.

 

 

En effet, la première partie tire sur la longueur pour mettre en place ses personnages et installer un climat de doute et de questionnement laissant aussi bien les protagonistes que les spectateurs dans le flou le plus total. Ce premier segment atteint rapidement ses limites et livre une narration répétitive qui perd en impact à mesure de l’avancement de l’histoire. A peine arrivés sur place, les protagonistes font face à des évènements étranges, des hallucinations, toutes sortes de choses qui sortent de l’ordinaire. Le plus irritant ici, c’est que là où la suggestion aurait trouvé une place de choix, les réalisateurs ne peuvent pas s’empêcher de constamment montrer les choses en poussant le subterfuge jusqu’au bout pour trouver obligatoirement un point de chute, quitte à passer à la scène suivante à l’aide d’un fondu en noir. La bande use de toutes les ficelles possibles et imaginables vues et revues un nombre incalculable de fois avec un rythme métronomique où il ne se passe pas une minute sans qu’une péripétie intervienne. Cependant, The Cellar parvient à faire mouche à quelques reprises grâce à une atmosphère glauque, froide et des éclairages minimalistes quel que soit l’endroit – est ce que quelqu’un s’éclaire encore de cette manière ? –. Les décors aussi bien intérieurs qu’extérieurs se profilent à la fois comme menaçants et dépourvus d’âme, étant réduits au stricte minimum. Aucun moyen de savoir à cette étape de l’histoire qu’est ce qui peut bien se tramer et le scénario tente de semer le doute dans l’esprit du spectateur en l’orientant sur des pistes plus ou moins efficaces. Hallucinations ? Sorcellerie ? Fantômes ? Folie ? La fin de cette première partie s’avère nettement plus réussie et fait grimper légèrement la tension.

 

 

Le dernier tiers de la pellicule nous emmène quant à lui tout autre part et d’une manière assez radicale, de là à se demander si l’on n’a pas eu un moment d’absence. Vous jugerez par vous-même, évitons les spoilers. Tout en gardant cette atmosphère inquiétante mais en sortant radicalement du cercle dans lequel il commençait sérieusement à tourner en rond, nos géniteurs tentent d’épaissir le récit en apportant quelques éléments supplémentaires mais le tout se révèle au final assez vaseux et termine le cul entre deux chaises. Les dix dernières minutes reflètent ce qu’aurait dû être The Cellar dans sa totalité et se montrent, pour le coup, plutôt efficaces. Menée par des acteurs dans l’ensemble assez inégaux, la bande parvient tout de même à conserver une certaine crédibilité. Malgré le choix de ne pas avoir opté pour la docu-fiction, les réalisateurs collent de très près à ses héros et parviennent à faire dégager un côté très terre à terre de leur bande. On ressort de ce visionnement assez mitigé mais on a au moins eu l’occasion de s’accorder quelques frissons.

 

 

The Cellar est au final un métrage qui ne propose rien d’original surfant sur le succès du Projet Blair Witch et qui arrive sur nos écrans avec près de 8 ans de retard, le temps pour nous d’avoir ingurgité des DTV analogues plus que de raison. S’il ne subit pas les foudres de son budget restreint, c’est principalement dans sa narration et dans sa mise en scène qu’il trouve rapidement ses limites et souffre d’un manque de maîtrise flagrant. Il reste cependant une expérience qui n’est pas inintéressante apportant un peu de frissons au milieu de tous ces torture porn rentre-dedans.

Auteur : TIBO

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