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Critique The Clinic

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Auteur en 2008 d’un court métrage répondant au nom de Night Train – rien à voir avec le film de Brian King –, l’australien James Rabbitts est inconnu au bataillon. Pour son premier long métrage, il tente sa chance avec un thriller horrifique : The Clinic. Non seulement, il faut l’avouer, son titre n’esquisse pas forcément un chef d’œuvre, mais quand c’est en plus inspiré par de faits réels, l’horizon semble un peu brumeux. Des préjugés qui se vérifient, malheureusement, encore une fois. Rien de bien palpitant dans cette aventure se résumant plus à un enchaînement de tentatives avortées – sans mauvais jeu de mots – plutôt qu’à un survival percutant.

 

 

 

Les pellicules australiennes livrent leurs petits lots de surprises – Insane ou The Loved Ones pour ne citer que les plus récents – grâce à leur côté jusqu’au-boutiste et leur détermination. Résolument influencé par des métrages comme Saw, Hostel ou encore Wolf Creek, The Clinic pioche un peu dans tous les récipients pour tenter de trouver sa propre voie. Un couple dont la femme est enceinte s’arrête dans un motel. Pendant la nuit, alors que le mari est parti se chercher à manger, la femme disparait. Elle se réveille dans une baignoire une cicatrice au ventre et va découvrir qu’elle n’est pas la seule personne dans cette situation. Jusqu’où ces femmes sont-elles prêtes à aller pour retrouver leur enfant ? Le concept est plutôt intéressant en soi et présente une certaine singularité. Les abductions où la victime se retrouve torturée par un sadique dans le fin fond de la cambrousse ne font plus vibrer grand monde. Ici, James Rabbitts propose quelque chose de différent et fait abstraction de toute notion de bourreau vs victime pour se centrer uniquement sur les protagonistes et étudier leur comportement face à la situation dans laquelle ils se trouvent. Le principal défaut de The Clinic est son traitement éthéré qui ne provoque pas le moindre malaise malgré la gravité de la situation.

 

 

Lorsque le cinéma horrifique touche à l’enfance et aux nouveaux nés, le chemin est un peu délicat. Ici, la pellicule préfère se tourner vers quelque chose de plus classique. En reprenant les poncifs de genres tels que le slasher ou le survival, de plus en plus à l’honneur, The Clinic se transforme rapidement en un petit cocktail moderne dont la finalité semble être la satisfaction des attentes d’un large public. Pièges, mystérieux tueur, endroit glauque et quelques gouttes d’hémoglobine, James Rabbitts ne se mouille pas et vise le divertissement lambda avant tout. Le postulat de départ étant plutôt intéressant et singulier, il est dommage que le film s’écarte un peu de sa ligne directrice pour laisser place à des séquences plus ou moins pertinentes. The Clinic se perd un peu et n’approfondi jamais vraiment ce qu’il a commencé. On se retrouve avec une mère privée de son enfant se profilant davantage comme une spectatrice des évènements plutôt qu’une actrice, et des personnages secondaires vides servant uniquement de faire-valoir à l’héroïne. Le petit ami – inutile – étant là uniquement pour aérer le récit, le sort qui lui est réservé semble être la conséquence d’un manque de papier pour compléter le scénario. Seul le propriétaire du motel miteux tient son rôle à merveille, trop peu présent mais loser vicieux à souhait.

 

 

Même si un peu tirée par les cheveux, The Clinic reprend des couleurs dans sa finale allant de rebondissement en rebondissement pour placer son héroïne à mille lieux de sa situation initiale, mettant ainsi en relief le chemin parcouru jusqu’ici. Un petit sursaut de qualité bienvenu après de longues minutes mollassonnes. Malgré un résultat se laissant regarder, la pellicule s’oublie aussi vite qu’elle ne se regarde. Un fil narratif avançant mécaniquement, des dialogues approximatifs et des personnages faiblards, The Clinic est sauvé du naufrage grâce à une réalisation maîtrisée, des acteurs convenables et un final sympathique. Probable DTV dispensable, le bébé de James Rabbitts souffre de bien trop de maux pour se démarquer dans sa catégorie, l’Australie a connu bien mieux.

 

 

Le premier long métrage de James Rabbitts fait preuve de certaines qualités et remplit au final plutôt bien son rôle de divertissement intermédiaire. On regrettera un postulat de départ mal exploité et un enchaînement d’évènements sans grande surprise. Hop, au fond du placard.

Auteur : TIBO

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