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Critique The Collector

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La saga Saw est une vraie machine de guerre, bien qu’elle commence à s’essouffler quelque peu, elle a rapporté plus de 700 millions de dollars à travers le monde. Les deux compères Marcus Dunstan et Patrick Melton ont repris le flambeau au milieu de la saga et sont responsables du scénario des quatre derniers opus, dont le septième est en cours de production. Cette saga n’est pas la seule création du duo puisqu’ils ont également mis sur pied les scénarios de Feast 1, 2 et 3, trilogie délirante mettant en scène des bestioles nerveuses et perverses. Avant de s’attaquer au dernier Saw en date, il y a ce projet, The Collector. Toujours associés sur le script, Marcus Dunstan passe cependant derrière la caméra et nous balance en plein visage toutes les influences de ses projets passés.

 

 

The Collector reprend le concept du « au mauvais endroit, au mauvais moment ». Un escroc, ayant un besoin urgent d'argent pour payer sa dette à son ex-femme, entre par effraction dans la maison de son riche patron afin de dérober un bijou. Cependant, une fois à l’intérieur, il se rend compte rapidement que la famille a été prise en otage par un homme ayant installé des pièges mortels un peu partout dans la maison. Décidément, l’imagination débridée des deux associés semble avoir une vocation particulière pour les pièges farfelus. Ici, pas de traquenard ultra sophistiqué au budget conséquent, mais plutôt de petites inventions faites maison à l’efficacité redoutable. Toute l’action est quasiment centrée à l’intérieur de la bâtisse sans pour autant apparaître comme un huit clos. Celle-ci est assez vaste pour permettre aux personnages de vadrouiller librement, façon de parler bien sûr. Chaque pas est une épreuve, chaque respiration une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Cette constante incertitude et méfiance permettent de maintenir la tension à la fois chez les protagonistes mais aussi chez le spectateur, qui malgré tout, décèle peu à peu les pièges et finit par connaître leurs positions. En effet, les pièges sont dévoilés au fur et à mesure sans forcément entraîner la mort d’un des personnages, atténuant sensiblement l’effet de surprise.

 

 

La réalisation est radicalement influencée par ce sur quoi Marcus Dunstan a travaillé précédemment. On retrouve dans ce métrage le même esprit clipesque que l’on a pu voir dans la saga Saw ou dans celle de Feast avec une caméra quelque peu active. A l’inverse, on assiste à une vraie opposition avec l’ajout perpétuel de ralentis qui ont du mal à trouver leur place et dont l’utilité reste discutable. Ces ralentis sont utilisés à mauvais escient et tentent de créer un sentiment d’attente et de suspense qui finalement ne font que  brider l’action et la réaction du spectateur. Le scénario reste assez simpliste et nous épargne les innombrables retournements de situation, les flash back dans les flash back et les twists saugrenus. Cependant, l’intrigue devient pour le coup très prévisible et les semblants de revirements sont perceptibles bien longtemps à l’avance. Pas de surprise donc. La photographie est très bien travaillée et nous sommes plongés dans une ambiance glauque et crade indispensable à cette pellicule, la maison de campagne ensoleillée se transforme en un traquenard lugubre et imprédictible pour les protagonistes. Bien que le spectateur ne soit pas dupe sur le déroulement de l’histoire et malgré un nombre réduit de personnages à l’origine, le scénario révèle cependant quelques petits suppléments à travers la venue régulière de nouvelles personnes agrémentant ainsi l’action. Les effets gores sont quant à eux très réalistes et brutaux. Les amateurs de violence seront servis, sans tomber dans l’excès, tout le monde aura son compte, les humains mais aussi les animaux.

 

 

Le personnage principal, joué ici par Josh Stewart, acteur plutôt orienté petit écran mais que l’on a pu voir dans La Malédiction De Molly Hartley, bénéficie d’une réelle personnalité et d’une histoire solide. Ses actes sont dictés par le dilemme de s’enfuir avec le bijou et retourner auprès de sa famille ou de rester à l’intérieur pour secourir le foyer auquel il s’est attaché avec le temps. Un dilemme très bien amené puisque les deux compères ont ajouté une dimension temporelle à l’histoire, un terme au-delà duquel il sera trop tard. Une course contre la montre qui aurait mérité une meilleure exploitation puisqu’elle s’efface bien trop rapidement pour laisser place à un jeu du chat et de la souris qui tourne parfois un peu en rond. Malgré un personnage superbement interprété, celui-ci dénote une fâcheuse tendance à garder son calme, même face à des situations totalement déroutantes, un peu comme le petit Fool dans Le Sous Sol De La Peur, quasi insensible face au danger. Cette détermination est tout de même compréhensible vis-à-vis de l’enjeu de sa survie. Le boogeyman est quant lui jouissif, véritable psychopathe bizarroïde prenant un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Ses intentions sont clairement annoncées dans le titre, pas de pourquoi ni de comment et le scénario s’en tient là. Aucun développement psychologique n’est de rigueur, ce qui ne fait qu’accentuer le sadisme et le mystère tournant autour de ce vilain. On discerne un aspect proche du Giallo dans ce personnage : un masque noir, des gants noirs mais aussi à travers l’utilisation de filtres colorés. Celui-ci est crédité sous le nom de Juan Fernàndez mais a été en fait interprété par 6 ou 7 personnes différentes. On note malheureusement une finale beaucoup trop prévisible qui tire en longueur mais qui n’enlève aucunement le plaisir apporté par ce visionnement. 

 

 

Entre le Torture Porn et le Slasher parsemé d’un zeste de Giallo, ce premier métrage de Marcus Dunstan va droit au but. Un scénario simple, un boogeyman charismatique et une violence marquée. Une pellicule divertissante mais sans surprise souffrant malheureusement parfois d’une légère monotonie. Réfractaires au style Saw, il serait peut être mieux pour vous d’en rester éloignés.

Auteur : TIBO

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