film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Colony

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Le curriculum vitae de Jeff Renfroe n’avait jusqu’ici rien de bien affolant. Quelques épisodes de séries, un nanar fauché avec de grosses bestioles dedans – Les Sables de l’Enfer – ainsi qu’un documentaire sur un groupe heavy culte pour les aficionados de la coupe mulet. Profitant de financements canadiens, le cinéaste propose avec The Colony une œuvre d’un tout autre calibre. L’idée d’installer un film post-apocalyptique dans une nouvelle ère glaciaire semble certes vieille comme le monde, mais n’avait pourtant jamais véritablement donnée lieu à un projet digne de ce nom. Renfroe parvient ici à équilibrer la balance petit budget / grosses ambitions et livre un métrage de genre bien mené sur le fond comme sur la forme.

 

 

The Colony ne révolutionne en rien le sous-genre du film d’anticipation. Et ce n’est ici clairement pas le but. Le désastre nucléaire laisse juste place à une apocalypse neigeuse, conséquence directe de machines jadis construites par les hommes afin de réguler à leur convenance les conditions météorologique. Les rares survivants résident désormais sous terre. Appelé au secours par une communauté proche, l’un de ses groupes de rescapés va cependant se retrouver confronté à une menace bien plus dangereuse que la nature elle-même. Dans les grandes lignes, le script de The Colony ressemble à s’y méprendre à un plagiat de l’excellente bande-dessinée Neige, œuvre novatrice publiée dès le milieu des eighties. Renfroe prend heureusement rapidement la tangente, et articule progressivement son métrage comme un survival ultra-tendu et sans concessions. Passé sa séquence d’ouverture, le cinéaste resserre en effet son étau autour d’un petit groupe de têtes brulées involontairement plongé au cœur d’une barbarie pure et dure. The Colony prend cependant le temps d’installer calmement ses éléments avant de laisser se dévoiler au grand jour la véritable moelle épinière de sa trame narrative. Une construction lente – presque trop – mais assumée, qui permet au métrage de creuser ses personnages ainsi que de renforcer le processus d’identification.

 

 

Calme et mesuré dans sa première moitié, The Colony vire sec vers une violence poisseuse, brutale et douloureuse. Et compile un petit chapelet de scènes explosives habillées d’un suspense parfaitement calibré. Si Renfroe livre une œuvre plutôt conventionnelle aux entournures, le cinéaste dissémine à partir de ce moment quelques rebondissements intéressants, notamment en ce qui concerne les réactions de certains protagonistes face au danger. The Colony n’évite pourtant pas les invraisemblances, un poil trop nombreuses pour imposer le métrage comme un indispensable. Parvenant à suivre leurs proies « au flair » et bénéficiant d’un chef de meute absolument indestructible, la bande rivale dressée sur la route des trois compagnons de fortune fusille presque immédiatement tous les efforts fournis par Renfroe concernant le réalisme et la cohérence. The Colony rallonge par ailleurs parfois artificiellement la sauce, le film sombrant en fin de course dans une certaine répétitivité tant son géniteur semble avoir fait le tour de son scénario à mi-parcours. Dommage.

 

 

Sur la forme, The Colony reste avant tout un petit budget. Et cela reste particulièrement perceptible lorsque le film s’épaule de CGI assurément dépassés. Malgré tout l’intérêt visuel présenté par ce type de séquences quant il s’agit de poser sur bandes un post-apo, Jeff Renfroe se voit de ce fait contrait d’en user avec une grande parcimonie. Ce dernier privilégie les cadrages terre à terre plutôt que les plans larges qui auraient pu dévoiler ce monde dévasté de manière spectaculaire. Et compense par ailleurs en greffant à son travail une rythmique soutenue et une réalisation technique maitrisée de bout en bout. Réunis pour l’occasion, Bill Paxton, Kevin Zegers et Laurence Fishburne – la trilogie Matrix, Predators, Man of Steel – se montrent par ailleurs impeccables. The Colony aurait néanmoins peut-être gagné à développer davantage son grand-méchant de service, un poil cliché, bien que l’aspect animal rugissant de ce dernier lui confère une folie presque malsaine.

 

 

The Colony est une petite série B de très bonne qualité. Dénué de tout temps mort, violent mais jamais gratuit, le film de Jeff Renfroe parvient à outrepasser son flagrant manque d’originalité pour se profiler comme un divertissement efficace. A recommander.

Auteur :

Critique vue 7362 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 58+46

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction