film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Door

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Johannes Roberts commence à se faire un petit nom dans le domaine de l’horreur indé’. Réalisateur de petits budgets comme F, Storage 24 ou encore Hellbreeder, ce dernier passe cependant avec son nouveau métrage à la vitesse supérieure. Remarqué par Alexandre Aja himself – Haute Tension, La Colline à des Yeux –, qui prend ici part à la production, Roberts bénéficie pour The Door de l’appui non négligeable du géant Fox. Des moyens nouveaux qui ne pervertissent en rien l’approche du cinéaste. Artisan habile et respectueux des classiques de l’épouvante, celui-ci emballe une ghost-story simple mais extrêmement bien troussée.

 

 

Les gros studios ne se risquent que rarement sur du film de genre, d’autant plus lorsqu’il ne s’agit pas de remake ou de suite de franchise à succès. Inutile de minimiser ici l’appui d’Alexandre Aja sur le projet. A l’instar d’un Guillermo Del Toro, la validation du bonhomme sur un métrage horrifique ouvre quelques portes et assure à The Door une distribution plutôt large. Johannes Robert le mérite, assurément. Longtemps confiné aux productions discrètes et parfois fauchées, ce dernier profite ici d’un budget convenable pour coucher sur pellicules un bis follement classe. Shooté en Inde, The Door s’appuie à fond sur le folklore local pour construire une histoire un brin usitée mais parfaitement articulée. Johannes Robert ne réinvente en effet absolument rien. Son script a plus ou moins été décliné sur des dizaines d’œuvres au cours des vingt dernières années : une famille américaine tente difficilement de retrouver le fil de sa vie après la disparition de leur fils ainé. Lorsque Maria apprend l’existence d’un ancien temps au sein duquel se trouve une porte entre le monde des vivants et celui des morts, elle s’y rend avec l’espoir d’entrer en contact avec son enfant décédé. Lorsqu’elle ouvre la porte interdite, elle bouleverse malheureusement l’équilibre sacré. S’en suit le menu 100% traditionnel : ambiance flippante, apparitions fantomatiques hideuses, jump-scares bien maousses. Bref, rien de bien neuf. A l’instar de Mamá, The Door mise cependant sur son classicisme pour convaincre les aficionados d’un cinéma d’épouvante presque révolu, à contre-courant des prods de pseudo-flip bardées d’effets nazbroques et de nouvelles technologiques.

 

 

The Door est l’antithèse parfaite des Paranormal Activity et autres Unfriended. Moins désireux de ratisser large côté public, le métrage dresse un climax superbe. Le travail de Johannes Robert s’articule autours de vieilles croyances Indiennes – la purification de l’âme ou encore la réincarnation – pour dérouler un suspense nickel-chrome. A la fois tendu et mystérieux, le métrage développe parallèlement avec habilité le potentiel dramatique de son postulat initial sans jamais sombrer dans le pathos ou la facilité. Les personnages sont à ce titre peu nombreux mais extrêmement bien brossés. Johannes Robert ne ménage de plus à aucun moment les membres de sa petite famille, et insuffle de ce fait un sentiment de « danger permanent » souvent absent dans le genre. The Door n’évite certes pas quelques longueurs de ci et là, mais évite l’écueil de la répétitivité qui aurait pu découler d’un scénario volontairement épuré de véritable(s) intrigue(s) secondaire(s), voire d’explications inutilement tarabiscotées. Du très bon boulot.

 

 

Ex de The Walking Dead, Sarah Wayne Callies profite du soin apporté à l’écriture de son rôle pour dépeindre une mère toute en contrastes. Bourrée de doutes et de questionnements, à la fois aimante pour ceux qui restent – fille et mari – et désireuse de mettre fin à sa souffrance, son personnage se veut plutôt exigeant. L’actrice s’en empare avec maestria, et témoigne ici d’une justesse d’interprétation appréciable. Johannes Robert affiche pour sa part le sérieux qu’on lui connait en matière d’approche artistique. Son film est d’une remarquable beauté. Les zones d’ombres et le clair-obscur s’accordent à merveille aux décors exotiques de l’Inde pour installer une atmosphère prenante, à la moiteur presque étouffante. Si The Door n’explose pas de record niveau trouillomètre, l’ensemble tient en haleine et réserve d’occasionnels mais sympathiques pics de frousse.

 

 

The Door répond parfaitement à son cahier des charges. Bien rythmé, doté d’une ambiance captivante et emballé à l’ancienne, le film de Johannes Roberts se profile comme le parfait petit divertissement d’épouvante. A découvrir impérativement en salle obscure, ne serait-ce que pour apprécier à sa juste valeur la magnifique direction photo orchestrée par Maxime Alexandre, collaborateur de longue date d’Alexandre Aja.

 

Auteur :

Critique vue 3605 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 74-14

Votre réponse :

korku 30-06-2016
film tout simplement ennuyant.

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction