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Critique Gallows

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Film d’horreur à petit budget, Gallows a néanmoins bénéficié d’une sortie sur grand écran accompagnée d’une campagne marketing laissant augurer un métrage de qualité par son affiche aux tons noirs et rouges qui invitait déjà à l’angoisse. Ses réalisateurs, Chris Lofin et Travis Cluff, se sont imposés deux contraintes au passif lourd et déjà largement rebattues dans le cinéma d’horreur: le lycée américain et le found footage. Avec courage, le métrage ambitionne de légitimer tant bien que mal ses choix en tentant de créer terreur et malaise chez le spectateur.

 

 

1993 :  une troupe lycéenne de théâtre présente fièrement sa pièce, Gallows - la potence - devant une audience de parents et de camarades émerveillés. Mais cette fois-ci, l’issue en est doublement fatale lorsque la scène de pendaison ne coûte pas uniquement la vie au personnage de la pièce mais également à son interprète. Saut dans le temps, même lycée mais de nos jours. Une élève zélée, Pfeiffer, décide de remettre cette même pièce au goût du jour. Dans le rôle du condamné, un jeune espoir du football américain qui n’a accepté le rôle que pour se rapprocher de son amour secret, la sus nommée Pfeiffer. Face aux moqueries de son meilleur ami, il accepte, la veille de la première, de retourner dans le lycée la nuit pour détruire le décor et annuler la représentation. Bien entendu, les choses se compliquent…
 

 

L’art du found footage est un exercice ô combien difficile et nombreux sont ceux à s’y être adonnés en s’y cassant les dents. Seuls quelques uns ont su le maîtriser avec efficacité. Gallows ne fait malheureusement pas partie de cette dernière catégorie. La première partie est bien trop longue et ne fait qu’irriter le spectateur face à des ados américains stéréotypés au possible. Tout cela sonne faux et déjà vu. Quand vient le moment de l’angoisse, le métrage prend un peu plus de crédibilité mais se trouve très vite confronté aux limites même de la contrainte qu’il s’est fixé: le found footage. Comment justifier qu’au paroxysme de la terreur, l’ado en détresse a comme premier réflexe de se filmer en gros plan ? Comment justifier qu’une caméra continue de tourner alors que la panique est générale ? S’ajoute à cela une bonne dose d’incohérence scénaristique, bien souvent propre au film d’épouvante - mais pourquoi se séparer et ne pas rester en groupe ?-  et de cadrages qui testeront les plus solides estomacs - cette manie des protagonistes de filmer leurs pieds plutôt que le danger potentiel qui les attend devant-. Autant de faiblesses et de questions sans réponse auxquelles le spectateur se doit de ne pas penser pour continuer à essayer d’apprécier le film pour ce qu’il est.

 

 

Et ce film se propose avant tout d’être un film d’horreur. A ce niveau, le bât blesse. Hormis quelques sursauts de ci de là, le métrage demeure d’une platitude qui au mieux endort, au pire agace le spectateur à la recherche de sensations fortes. L’accueil hostile des critiques abonde également dans ce sens. Nombreux sont les films d’horreur à dissimuler leurs incohérences à coup de scènes chocs et d’une tension palpable constante. Or Gallows n’y parvient aucunement. Une bonne dose de second degré aurait pu sauver le métrage du naufrage mais malheureusement, il n’a aucun recul sur ce qu’il propose et le sérieux de l’entreprise ne fait qu’amplifier ce sentiment de déception. Le métrage semble faire fi de tout ce que le cinéma d’horreur a proposé et créé depuis des décennies pour n’offrir qu’un simple divertissement sans profondeur et sans réelle ambition. Quand vient le final, alors même que le fond semble être avoir été atteint, le réalisateur nous surprend par un ultime twist devant lequel seul le spectateur le plus téméraire aura l’audace de dire qu’il est transcendant. 
 

 

Gallows n’est donc malheureusement pas une réussite. Et ce, principalement car il n’évite pas l’écueil du biais qu’il s’est imposé, à savoir le found footage. En favorisant une narration et une réalisation classique, et en limitant l’utilisation des clichés du genre, le métrage aurait gagné en terreur ce qu’il perd en cohérence et pertinence. Malgré des tentatives pour créer l’angoisse et la surprise, les techniques utilisées sont trop éculées pour être encore efficaces de nos jours

Auteur : GUILLAUME

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