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Critique The Giant Gila Monster

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Les ventes de disques vinyles sont en progression constante. Le rétro-gaming explose, les cotations de vieux hits atteignant désormais des montants délirants. Quid du cinéma ? Pas grand-chose. Le septième art recèle pourtant de petits films oubliés voire inédits sur le territoire français, de nanardises bricolées avec passion et amour ou de séries B étrangement sous-estimées. The Giant Gila Monster cumule un peu à tous les tableaux. Décrié lors de sa sortie en 1959, le métrage de Ray Kelogg se profile comme un monster-movie fendard, sans prétentions mais assurément bien fichu pour son époque.

 

 

Ray Kelogg fut en charge des effets spéciaux sur près d’une centaine de films. Lorsqu’il réalise The Giant Gila Monster, le bonhomme a depuis longtemps fait ses preuves en tant qu’as de la bricole bon marché. Alors que le cinéma fantastique n’en est qu’à ses premiers balbutiements en matière de trucages maison, Kelogg livre ici un gros bis plus ou moins inspiré des deux premiers Godzilla – respectivement distribués en 1954 et 1955 –. Sa version made in USA en recycle le fond sans pour autant en afficher le message écolo. Alors que le Japon garde de sévères séquelles de l’après-guerre et de ses bombardements meurtriers, l’Américain moyen cultive de son côté son image de boy-scout héroïque et serviable. Le protagoniste central de The Giant Gila Monster, Chase Winstead, en est l’incarnation la plus pure. Garagiste fauché au grand cœur, crooner irrésistible, ce dernier travaille d’arrache pied afin de pouvoir payer les soins de sa jeune sœur, Missy. Lorsque le quotidien de la ville se voit bouleversé par une série de disparitions étranges, Chase propose ses services au shérif local afin de résoudre le pourquoi du comment. Leur enquête va rapidement les mener sur les traces d’une bestiole de quinze mètres, lézard mutant qui ne présente pourtant aucune difficulté à se tapir dans les buissons afin de passer inaperçu.

 

 

The Giant Gila Monster est le souvenir d’une époque révolue. Un temps où le cinéma fantastique pouvait dérouler un script d’une affolante naïveté sans déclencher les foudres des aficionados de cinoche fantastique. Ray Kelogg fait donc dans l’amoncèlement de clichés over the top, le héros beau-gosse tapant aussi bien la chansonnette à la guimauve que la bestiole effrayante. Les femmes n’occupent ici sans grande surprise que des rôles accessoires, voire potiches. Mais qu’importe. Bourré ras la gueule de trucages et d’inserts vraiment marrants, The Giant Gila Monster est un véritable plaisir rétro. Voir un lézard crapahuter en bousculant des miniatures majorettes ou en ébranlant un pont en allumettes reste sévèrement fun, Kelogg habillant le tout de bruitages giga-maousses mais aussi extra-répétitifs. Si les images de « destructions » s’avèrent relativement rares, le montage est de plus plutôt bien articulé, les plans de coupes du redoutable monstre s’intercalant astucieusement entre deux séquences de hurlements dans le vide ou d’accidents en stop-motion. Petit bonus, le support distribué par les éditions Rimini permet de découvrir la peau rose et noir du lézard à travers une version colorisée. Coolos.

 

 

Etrangement, l’aspect le plus sympathique de The Giant Gila Monster tient presque davantage dans ses plans de rodéos routiers que dans son monstre. Ray Kelogg peuple en effet ses images de hot-rods vrombissants, véhicules américains modifiés en vogue à l’époque, et en profite pour capturer une petite ribambelle de séquences de vitesse vraiment bien rendues. Sur le plan technique, le métrage cumule les faux raccords en matière d’éclairage, mais Kelogg parvient néanmoins à conserver une rythmique convenable en usant de ce genre de subterfuges assez simples. La plupart des acteurs, dont le beau-gosse Don Sullivan qui hérite ici du rôle titre, fait dans un sur-jeu prononcé mais aisément excusable au vu du côté bis de la péloche.  

 

 

The Giant Gila Monster est une œuvrette sans prétentions mais extrêmement attachante. Les adeptes de monster-movie obscur et old-school se réjouiront de la sortie de ce métrage ignoré, certes relativement anecdotique mais néanmoins bien emballé. Rimini Editions en offre aujourd’hui un remaster soigné, le support compilant de plus la version noir et blanc – à privilégier – ainsi que le film colorisé.   

 

 

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