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Critique The Girl in the Photographs

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The Girl in the Photographs aura majoritairement été vendu comme l'ultime production estampillée Wes Craven. Disparu fin août 2015, le scénariste-réalisateur n'aura pourtant eu qu'une implication minime sur ce slasher / thriller horrifique indé' calibré pour le marché vidéo. Doté d'un casting intéressant - Kal Penn, la scream queen Katharine Isabelle ou encore Mitch « Skinner » Pileggi -, le film du newcomer Nick Simon peine pourtant à installer un semblant de climax. Voire tout simplement à divertir.

 

 

Sur le papier, l'affaire avait de quoi convaincre. Où du moins satisfaire les moins exigeants, le métrage déroulant un pur synopsis de petit bis du dimanche soir. Colleen tient ici le rôle peu enviable de beauté locale employée au supermarché du coin. Son triste quotidien semble pourtant s’éclaircir lorsqu’un célèbre photographe lui consacre toute son attention. C’est malheureusement au même moment que cette dernière commence à recevoir des photos de victimes d’un tueur en série. Une blague macabre qui va progressivement tourner au harcèlement. The Girls in the Photographs tape dans le schéma traditionnel : une jeune fille d’apparence fragile confrontée à un psycho-killer à l’identité mystérieuse, une amourette niaise au possible – l’assistant du fameux photographe est de plus incroyablement beau gosse – et une volonté affichée de jouer davantage sur l’ambiance que sur l’excès de gore. The Girl in the Photographs parvient en ce sens à se doter partiellement d’un climat gentiment malsain, parfois oppressant. Le premier tiers du métrage intrigue et pose plus ou moins les bases, la séquence initiale remplissant parfaitement son rôle. Comme dans bon nombre de classiques du slasher, une bombe – Katharine Isabelle – sans lien avec les personnages introduit par la suite s’y fait massacrer efficacement. Classe et bien troussé. Le film s’écroule pourtant complètement par la suite.

 

 

A la fois réalisateur et scénariste, Nick Simon joue sur tous les fronts. Et force est de constater que l’écriture n’est pas son fort. Celui-ci s’était déjà illustré sur le nanardesque – mais fendard – Pyramide de Grégory Levasseur et torche une nouvelle fois un synopsis d’une incroyable platitude. Exception faite de son introduction, The Girl in the Photographs patine dans les longueurs, la redite, le bla-bla crétin et absolument inutile. En résulte une succession de séquences interminable enquillées n’importe comment afin de meubler, le cinéaste n’ayant strictement rien à raconter et ne prenant même pas la peine d’installer un semblant de suspense autour de l’identité de son tueur. Rapidement dévoilé, ce dernier ne passe de plus à l’action que dans le quart d’heure final. Un comble. Le spectateur patientera difficilement en se coltinant un pseudo-drama entre Colleen et son amoureux transi. Ou en se mangeant les réflexions métaphysiques absurdes du photographe incarné par Kal Penn, énergumène brossé comme un hipster tête à claque et faussement intello. Insupportable.

 

 

Kal Penn, tiens, parlons-en. Acteur comique habitué au n’importe-nawak délirant – la trilogie Harold et Kumar, aussi invraisemblable que poilante – a déjà prouvé de sa capacité à effectuer les grands écarts les plus invraisemblables en devenant conseiller de l’administration Obama. Le bonhomme se perd pourtant ici totalement en campant un personnage caricatural et désespérément premier degré dans son idiotie. Penn sombre de ce fait souvent dans le sur-jeu. Horripilant. Ecrit, tourné et monté dans la précipitation – le film a été annoncé en janvier, tourné en avril-mai et présenté en festivals à partir de l’automne 2015 –, The Girl in the Photographs s’en sort heureusement plutôt bien sur le plan artistique. A défaut d’instaurer un climat véritablement tendu, Nick Simon rend une copie plastiquement irréprochable pour un petit budget. C’est propre, lisible, bien éclairé. Un bon point. Le seul.

 

 

Si The Girl in the Photographs tient la route sur la forme, le métrage est d’une vacuité abyssale. Mou et dépourvu d’enjeux dramatiques, l’ensemble se voit de plus torpillé par l’interprétation en roue libre d’un Kal Penn faisant figure d’erreur de casting. Poubelle.

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