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Critique The Giver

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The Giver, sorti fin octobre 2014, est passé relativement inaperçu en France et à l’étranger. Adaptation du best-seller de Loïs Lowry - aux Etats Unis, le livre est même étudié à l’école - paru en 1993, le film de Phillip Noyce - réalisateur de Salt, Bone Collector ou Le Saint - est pourtant l’une des adaptations les moins cons d’un roman pour ados ces derniers temps.

 

 

 

Situé dans un futur plus ou moins lointain, les gens sont désormais regroupés en communautés où toute émotion a été éradiquée. Plus de colère, plus d’envie, plus d’amour, plus rien… Le fun quoi. En plus de cette absence de sentiments, la communauté choisit tout pour ses membres : les métiers, la « cellule familiale » etc.  Jonas est arrivé à l’âge où on lui confie son futur job. Tous ses amis savent plus ou moins ce qu’ils vont faire mais Jonas est différent. Il voit des choses qu’il ne comprend pas - notamment des éclats de couleurs - et le jour de la cérémonie on lui confie le rôle du futur « Passeur ». Tout un programme. Le Passeur est le gardien du passé : il se rappelle de l'histoire, du bon comme du mauvais. Tout bascule pour Jonas quand il commence l’apprentissage de son nouveau métier et de ce qui lui est caché depuis sa naissance. The Giver s’apparente donc à un véritable voyage initiatique dans lequel le spectateur suit Jonas.

 

 

La difficulté pour adapter le bouquin de Lowry résidait à faire prendre conscience lentement au spectateur de ce qui se passe dans la tête de Jonas. Le livre est écrit du point de vue du héros, le lecteur comprend donc parfaitement ce que ressent le personnage et sa complète incertitude lorsqu'il découvre les couleurs. Pour transposer cela, The Giver s'ouvre dans un noir et blanc représentant le côté aseptisé, mort de la communauté. Progressivement, Noyce ajoute des touches de couleurs de ci et là. Puis colore lentement la pellicule. Le changement est une vraie réussite, ce dernier s'opérant de manière vraiment discrète et progressive. Poussé par un casting équilibré avec des pointures comme Meryl Streep ou Jeff Bridges - le fameux Passeur -, des acteurs « en reconversion » : Katie « ex Cruise » Holmes et Alexander Skaasgard - qui jouent les parents - ou d’illustres inconnus comme Brenton Thwaites ainsi que Odeya Rush - Jonas et son amie -. Le film se laisse regarder sans ennui, que l’on aime ou pas, les acteurs font le job et sont crédibles.

 

 

Il faut être honnête, tout cela reste un métrage bien gentillet où l’action n’est pas le ressort principal. Philip Noyce propose un film très conventionnel et sans surprise niveau réalisation, comme ont pu l’être ses précédents travaux. Le côté science-fiction réaliste a néanmoins son charme et la fin propose quelques scènes qui bougent - contrairement au livre -. Il faut bien qu’Hollywood y mette son grain de sel après tout. L’un des intérêts de The Giver repose sur le fait que pour une fois, l’adaptation est réussie. Cela fera une belle jambe à ceux qui n’ont pas lu l'ouvrage mais ceux qui préfèrent lire un livre avant de voir le métrage seront satisfaits. On peut néanmoins se poser une question ici : est-ce que tous les producteurs ou scénaristes américains - anglais ou autres - ont perdu toute inspiration ? Adapter des romans teenage en vogue est devenu une sorte de constante, et si certains sont adaptés avec intelligence - Divergente ou Hunger Games -, d’autres sont complétement ratés. A l’image du dernier hit amerloque, Le Labyrinthe. Ce n’est pas le cas de The Giver. L’intrigue est bien respectée et on retrouve le caractère particulier de chaque personnage. C’est principalement ce que l'on demande à une adaptation ciné.

 

 

Sans laisser un souvenir impérissable, The Giver est un teenage movie très sympa à regarder un dimanche après-midi. Le travail de Phillip Noyce s'avère de plus être une adaptation très fidèle du matériau d'origine. Un point vraiment apréciable si l'on compare le film à d’autres récentes transpositions cinématographiques résolument ratées - Le Labyrinthe ou The Mortal Instruments -.

 

Auteur : FLORA

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