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Critique The Graves

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Brian Pulido est principalement connu pour avoir créé Lady Death, une série de comics dont le personnage principal est l’exemple le plus significatif des titres de bad girl sortis au début des années 90. Le bonhomme se lance aujourd’hui dans la réalisation avec son premier long métrage, The Graves, faisant parti des 8 Films To Die For de L’After Dark Horrorfest 4. Pas toujours brillants, les pellicules présentées cette année ont tout de même révélé de sympathiques surprises avec Lake Mungo, Dread ou encore Zombies Of Mass Destruction. Le premier long de Brian Pulido ne fait malheureusement pas parti de ceux-là, bien trop maladroit et bancal pour accrocher le spectateur et se démarquer un temps soit peu du flot de pellicules similaires en accumulant tous les clichés possibles et imaginables inhérents au genre.

 

 

 

Deux sœurs, Abby et Megan Graves, décident de faire une dernière virée sur les routes de l’Arizona à la recherche d’une attraction dont elles avaient entendue parler, avant que l’une d’entre elles ne parte définitivement s’installer pour New-York. Arrivées à Skull City Mine, elles vont vite déchanter quand elles vont devoir faire face à des habitants plutôt belliqueux, arrachant les âmes de leurs victimes. Le pitch proposé par Brian Pulido est somme toute classique mais permet à celui-ci de mélanger les genres. The Graves est une sorte de fusion entre le survival et le film de fanatiques religieux. Seulement, l’intrigue allouée est anéantie dès la lecture du résumé, ce qui ne sera pas réellement un handicap tant la prévisibilité des évènements, que ce soit dans le déroulement de l’histoire ou dans la réaction des personnages, est accessible aux moins attentifs d’entre nous. Annoncé comme un métrage à destination de la population geek, principalement à travers ses deux personnages principaux, jolies sœurs fans de comic-books et de la culture rock, The Graves est finalement bien loin de cette promesse et les influences de son géniteur sont manifestement restées derrière la caméra. Seuls les génériques d’ouverture et de fermeture, graphiquement réussis, et quelques clins d’œil en début de parcours pourront titiller la populace squattant les comics stores. Il est dit que dès les premiers plans, il est possible de déterminer si un film va être bon ou non, cela semble se vérifier ici avec une scène d’introduction terriblement apathique et mal jouée -Oh mon dieu ! ne me tuez pas !- qui va malheureusement n’être qu’un avant goût de ce qui va suivre.

 

 

Passé outre ces premiers instants, la pellicule nous présente sans perdre de temps nos deux protagonistes. En cinq minutes montre en mains, tous les éléments essentiels pour cerner ces deux sœurs sont étalés sur la table. Des geekettes fan de comic-books aussi différentes -l’une est plutôt timide et peureuse, l’autre est grande gueule et rebelle- qu’inséparables, aimant la culture trash et tristes de devoir se séparer. Cette scission est la raison même de leur périple mais cela n’empêchera pas Brian Pulido de laisser cet aspect pourtant essentiel de côté durant la totalité du métrage, ne faisant à aucun moment évoluer cette relation fraternelle préférant se contenter de « Non, jamais je ne partirai sans toi ! ». Un rapport fusionnel qui aurait pu procurer une certaine profondeur à cette pellicule mais dont le choix de mise à l’écart probablement volontaire du cinéaste ne fait qu’accentuer le peu de consistance dont se pare The Graves. Une fois l’aspect psychologique mis de côté et l’intrigue divulguée, il ne reste plus que la principale raison du visionnement, l’horreur. Encore une fois, sur ce plan là, notre cinéaste est bien loin de surprendre le spectateur ni de le divertir. Lorsqu’une grande partie du métrage se résume à des courses-poursuite dans un décor désertique et des cabanes abandonnées, la mollesse de celles-ci en devient légèrement irritant, l’auditoire attendant impatiemment le coup de grâce, non pas pour espérer un bref instant de divertissement, mais pour mettre fin au calvaire qu’il est entrain de subir. Cette monotonie est le résultat d’une foule d’éléments allant d’une réalisation décousue à un rythme mal géré en passant par des acteurs tout droit sortis de Red Is Dead.

 

 

Les meurtres ne sont quant à eux que le portrait craché des poursuites qui les précèdent, d’une atonie et d’une bénignité rare -un des personnages meurt en quelques secondes après s’être fait planter une barre de fer dans la cuisse (!?).  Les coups portés sont totalement inoffensifs et une utilisation des CGI à outrance -même si le budget n’était manifestement pas astronomique- ne va faire qu’accentuer cette réalité. Pour venir s’ajouter au manque de réalisme, The Graves se dote d’une galerie d’acteurs tous aussi mauvais les uns que les autres, à commencer par nos deux sœurs interprétées par Clare Grant (Black Snake Moan, Valerie On The Stairs) et Jillian Murray (American High School, An American Carol), ne sachant même pas feindre de ne pas arriver à démarrer une voiture en essayant plusieurs clefs. On retrouve également quelques stars du cinéma de genre dont Bill Moseley (La Maison Des 1000 Morts, The Devil’s Rejects), l’increvable Tony Todd (la trilogie Candyman, La Nuit Des Morts Vivants version Savini) et dans une (très) moindre mesure Amanda Wyss qui jouait le rôle de Tina Gray dans Les Griffes De La Nuit. Seul Bill Moseley s’en sort raisonnablement dans le rôle d’un psychopathe un peu fou fou arborant un nez de cochon et grouinant en poursuivant ses victimes. Même Tony Todd nous offre une prestation grand guignolesque à la limite du risible. On trouve heureusement quelques petits rôles très réussis comme celui de la mama interprété par Barbara Glover. Le seul point fort de cette pellicule réside dans sa photographie plutôt léchée, une ambiance rednecks crade et poussiéreuse.

 

 

Malgré les innombrables défauts dont se pare le premier long de Brian Pulido, celui-ci se laisse malgré tout péniblement regarder. The Graves dispose d’une galerie de personnages plutôt sympathiques mais le manque d’expérience manifeste de son géniteur en fait une pellicule définitivement ratée et décevante. À éviter.

Auteur : TIBO

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