film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Green Inferno

Fiche     Critique    Bande annonce    Test DVD & Blu Ray     Acheter le DVD / BluRay

pub

Il y a eu la cabane dans les bois de Cabin Fever. Puis le torture-porn des deux épisodes de la série Hostel. Eli Roth s’attaque à un nouveau sous-genre du film d’horreur avec The Green Inferno, cette fois-ci le film de cannibale. Racontant le calvaire de jeunes américains bien pensants souhaitant imposer leur morale au monde entier, le métrage remet la chair humaine au goût du jour et entraîne le spectateur dans un voyage hors-piste en forêt amazonienne.

 

 

Justine, étudiante américaine motivée en première année de fac, se retrouve vite embringuée, au gré de ses rencontres et de ses convictions, dans un groupe d’activistes altermondialistes ayant arrêté le lieu de leur prochaine intervention choc dans la forêt amazonienne. Un espace naturel qui se réduit chaque jour comme peau de chagrin, ce qui met aujourd'hui en danger les tribus qui y menaient une vie ancestrale paisible. Le but de l’opération est simple : chaque activiste s’enchainera à un arbre pour faire face aux bulldozers et se servira de son téléphone pour filmer la scène en live streaming, véritable arme servant à éviter tout dérapage éventuel et garantissant une portée internationale à leur projet. Malgré de fortes tensions, l’opération est un succès et notre groupe de jeunes idéalistes embarque dans un petit avion qui doit les ramener à l’aéroport de la ville sud-américaine la plus proche. Jusque là tout va bien. Mais voilà, l’avion se crashe en pleine jungle amazonienne - The Green Inferno -. Et pour tout comité d’accueil, la jeune troupe trouvera une tribu d’indiens assez flippants qui ne perdra pas de temps pour les entrainer dans leur village. Leurs pratiques cannibalistiques vont mettre à mal les idéaux que pouvaient avoir les jeunes activistes sur l’hospitalité amazonienne.

 

 

Les films d’Eli Roth sont bourrés d’hommage, plus ou moins discrets, aux films qui ont bercé son enfance et forgé sa culture cinématographie. The Green Inferno ne déroge pas à la règle. Après un générique mêlant habilement les clins d’œil à ceux de Cannibal Holocaust et The Shining, le réalisateur souhaite clairement ancrer son métrage dans la veine des films d’exploitation de cannibales des années 70 et 80, métrages principalement menés par les cinéastes italiens. Alors certes, le réalisateur maîtrise sa caméra, soigne ses plans et la photographie, lumineuse et chatoyante, est particulièrement appréciable. Mais l’ensemble manque de la nostalgie et de la naïveté qui faisaient le charme du film d’horreur de cannibale. A trop forcer l’exercice de style, Eli Roth en oublie le développement de son histoire et de ses personnages, laissant le spectateur suivre avec un intérêt modéremment passionné les souffrances et les tortures des jeunes héros. Bien sûr, quelques scènes gores viennent pimenter le métrage, mais comme souvent chez Roth, elles arrivent trop tard et ne sont que parcimonieuses. Hostel avait déjà pu laisser voir à quel point le cinéaste affichait un malin plaisir à faire durer l’introduction de ses métrages avant dans arriver au coeur même de son sujet.

 

 

The Green Inferno aporte néanmoins une touche de modernité au genre. Et cette modernité, Eli Roth souhaite l’introduire dans le message même du film. Alors que Cannibal Holocaust s’intéressait à la montée en puissance des médias et de l’image filmée, le métrage ici aborde une réflexion plus épurée et plus originelle : qui sont les sauvages? Où est le bien? Où est le mal ? Et plus particulièrement : qui fait le bien et qui fait le mal ? Les intentions du cinéaste sont tout à fait louables. Si seulement il n’utilisait pas les même bulldozers détruisant la forêts amazoniennes pour nous les présenter ses idées et nous en convaincre. Roth n’intègre aucune subtilité dans son message, aucune ambiguité. La scène finale, se voulant sans doute le paroxysme du film et désirant perturber le spectateur dans ses propres convictions, tombe tout simplement à plat. Amenée de manière maladroite, elle ne fait que renforcer l’idée d’un métrage coincé dans le propre étau qu’il s’est fixé, à savoir rendre hommage à un genre jusqu’au boutiste et défendre une vision du monde bien pensante qui se voudrait néanmoins dérangeante.

 

 

Comme souvent avec Eli Roth, les attentes et les espoirs se sont révélés trop élevés. The Green Inferno a certains mérites et se laisse agréablement regarder. Il est néanmoins dommage que le film se prenne parfois trop au sérieux et enfonce des portes ouvertes sur les notions relatives de bien et de mal plutôt que de se concentrer sur le divertissement, qui est ce que recherchent avant tout ses fans.

 

Auteur : GUILLAUME

Critique vue 6205 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 86-13

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction