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Critique The House of the Devil

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The House Of The Devil, voilà un film qui fait de plus en plus parler de lui dans le petit monde du cinéma de genre. La mauvaise expérience de Cabin Fever 2 : Spring Fever a certainement dû pousser Ti West à se tourner vers l’indépendant. Notamment produit par Larry Fessenden, Ti West a bénéficié d’un soutien appuyé de la part de ce dernier, réputé entre autres pour laisser une totale liberté aux réalisateurs.  Cette liberté est justifiée et Ti West nous livre un métrage doté d’une originalité édifiante. Dépassant de loin le simple hommage aux productions horrifiques des années 80, The House Of The Devil est tout simplement une petite bombe sur pellicule.

 

 

 

Le satanisme constitue un thème usé jusqu’à la moelle et atteignait son pic de popularité dans les années 80. Mais Ti West a cependant choisi de s’y pencher et a réussi à apporter sa touche personnelle. Le film raconte l’histoire d’une jeune étudiante, Samantha, souhaitant dénicher un nouveau logement. La situation d’étudiante est difficile financièrement et après avoir enfin trouvé une chambre, Samantha répond à une petite annonce de Baby-Sitting pour pouvoir commencer à payer. Une fois sur place et au contact des Ulman, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues. L’intérêt du film ne se situe pas dans le scénario mais dans la manière dont se déroulent les évènements, comment ceux-ci sont amenés mais surtout dans l’ambiance bien particulière dont se nantit The House of The Devil. Ti West et son équipe ont parfaitement retranscrit le visuel propre aux productions horrifiques des années 80. Le travail de reconstitution est titanesque, non seulement au niveau des décors, des costumes, des coupes de cheveux ou de la musique mais également dans la réalisation. Les plans utilisés par Ti West ont définitivement la marque de ces années passées. La couleur est clairement annoncée lors du générique : une musique rock martelée de synthé, un arrêt sur image à chaque apparition de texte au graphisme et à la couleur au look vieillot ou encore des zooms avant et arrière qui expédient le spectateur près de trente ans en arrière. L’apparition du titre est probablement l’une des plus cools qu’il ait été donnée de voir ces dernières années. Les amateurs de vieilleries seront servis.

 

 

Malgré un cachet oldies manifestement marqué, Ti West ne s’enferme pas dans la facilité et ne nous livre en aucun cas une pâle copie d’un film mille fois revu. Sans l’ombre d’un doute, The House Of The Devil est un film lent, une lenteur captivante mais aucunement ennuyeuse. Les scènes sont présentées de manière à retenir notre attention. La première partie du film (comprendre ici les trois quarts du film) est relativement uniforme et il ne se passe pas grand-chose. Cette platitude permet d’accentuer les moments de stress, peu nombreux mais intenses. La force du film se trouve dans le climat instauré. Le métrage prend le temps d’implanter les personnages et le cadre afin de créer une empathie décuplée envers l’héroïne. Une étincelle de génie narrative entraînant une tension quasi-constante qui croît chez le spectateur au moindre petit incident, un craquement de porte, un coup de téléphone ou la livraison d’une pizza. Samantha, personnage interprété par Jocelin Donahue (The Burrowers), est une étudiante somme toute classique et n’a absolument rien d’une survivante. Sa vulnérabilité est certaine, ce qui renforce inévitablement son exposition au danger. La maison dans laquelle évolue l’héroïne est formellement l’un des éléments centraux de cette pellicule, vaste, lugubre et inquiétante, rappelant celle de Psychose. L’illusion de la menace est omniprésente, entraînant Samantha et le spectateur dans une spirale de méfiance et d’angoisse.

 

 

Les personnages sont tous dotés d’une part de mystère, il est par conséquent assez difficile de prévoir leurs réactions et de savoir de quoi ils sont capables. Ti West nous livre uniquement les informations nécessaires à la compréhension de l’histoire. Le casting secondaire est de choix puisque l’on retrouve le géant Tom Nooman, qui a déjà collaboré avec Ti West dans son premier film (The Roost) et que l’on a pu voir en Frankenstein dans The Monster Squad, Mary Woronov (La Course De La Mort De L’An 2000, Eating Raoul) et aussi AJ Bowen (The Signal). Le jeu d’acteur des séries B des années 80 est bien trop souvent assez limite et nuit parfois grandement au métrage. Le casting proposé par The House Of The Devil prend une toute autre direction et évite le parodique en apportant une qualité de jeu homogène. Le couple des Ulman font preuve d’une sobriété aussi malsaine qu’obscure. S’étant bien assuré d’avoir planté des bases solides et fait monter la pression chez le spectateur, The House Of The Devil tombe, pour sa finale, dans l’horreur pure à un rythme effréné. L’objectif connu et ultime des Ulman se révèle enfin et le métrage fonce tête baissée dans un enchaînement de séquences percutantes. Ce décalage avec la première partie du film arrive de manière tellement abrupte qu’il risque d’en dérouter plus d’un, et pas nécessairement dans le bon sens. Quant à ceux qui se sont laissés transporter jusque là, frétillants dans l’attente d’un retournement de situation, ils n’auront plus qu’à s’enfoncer un peu plus dans leur siège et à profitez du spectacle.

 

 

The House Of The Devil est un film complet qui, sans arriver à leur niveau, n’a rien à envier à des chefs d’œuvres tels que Halloween ou Le Locataire et qui peut se vanter d’avoir parfaitement réussit un tour de force très loin d’être accessible. Pour les fans des films à suspense des années 70-80 et pour tous ceux qui sont prêts à se laisser tenter par une expérience qui va venir titiller leur mémoire, The House Of The Devil est un film proche de la perfection et a tous les atouts pour se placer en tête de liste des meilleurs thrillers d’épouvante de ces dernières années. Chapeau bas.

Auteur : TIBO

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