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Critique The Human Centipede 2 (Full Sequence)

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Tout le monde se rappelle de The Human Centipede (First Sequence) du cinéaste Tom Six, petit film indé dont le pitch pour le moins cocasse avait attiré l’attention de milliers de fans avant même d’avoir atteint les écrans. Si tout le monde attendait un film poussif et extrême, le réalisateur a choisi de conserver une certaine retenue et préféré une ambiance glauque et malsaine à la pure démonstration. Objectif ? Faire passer la pilule pour préparer le public à l’idée et pouvoir tranquillement sortir son second opus. Annoncé par Tom Six lui-même comme une sacrée pellicule, on peut maintenant affirmer qu’il n’a pas menti sur la marchandise. Un film totalement barré, certes, mais est-ce que la qualité est au rendez-vous ?

 

 

 

Avec le Dr Heiter, Tom Six avait placé la barre assez haute et nous avait offert un vilain original et charismatique. Difficile de savoir ce que nous réservait le second volet, les suppositions sont allées bon train. Pour l’occasion, le réalisateur a décidé de jouer le jeu à fond et de prendre le contre-pied en ancrant son film dans la réalité. En effet, Martin, un petit bonhomme mentalement dérangé et au physique disgracieux est un fan absolu de The Human Centipede (First Sequence) – quand on se masturbe devant avec du papier de verre, fanatisme est le mot juste –. Il décide donc de créer son propre mille-pattes humain. Mais l’élève va tenter de dépasser le maître avec pour objectif d’assembler douze personnes, quand son modèle s’était « contenté » de trois. De l’ambition pour ce petit homme. Avec ce second volet, Tom Six applique la recette de la suite à la lettre : toujours plus. Rien de mégalo à avoir choisi son propre métrage comme objet de culte mais plutôt de l’auto dérision en montrant que ce n’est qu’un film. Carrément censuré en Angleterre, Le BBFC évoque que cette suite pourrait être attaquée au nom de l’Obscene Publication act, une loi permettant de poursuivre toute œuvre « tendant à dépraver et corrompre ». Ils ont également ajouté que « ce film n’a d’autre objet que de brutaliser, dégrader et mutiler les victimes pour les seuls divertissements et excitation du personnage principal, voire des spectateurs. ». Mis à part la dernière partie de la phrase, c’est effectivement le cas. Le « ce n’est qu’un film » n’est manifestement pas au goût de la censure. The Human Centipede 2 (Full Sequence) entre donc parmi les 11 films censurés par le BBFC en 99 ans d’existence.

 

 

Après quelques coupes – au nombre de 32 tout de même, soit l’équivalent de 2’37 min de pellicule –, le film sort enfin. Malgré ces coupes, le long métrage maintient un niveau horrifique soutenu et se hisse légèrement plus haut que les métrages gores convenus. Ceux qui s’attendent à en prendre plein la vue risquent d’être déçus – du moins dans sa version censurée –. Car si The Human Centipede 2 (Full Sequence) ne s’adresse pas au spectateur lambda, sa cruauté réside principalement dans son atmosphère plutôt que dans ses images. Shooté entièrement en noir & blanc, le film de Tom Six jouit d’un certain cachet rendant l’expérience beaucoup plus extrême, là où la couleur aurait facilement pu le faire tomber dans la parodie. Le Dr Heiter a trouvé un digne remplaçant en la personne de Martin, peut-être pas dans la technique chirurgicale mais certainement dans l’absurde. Violé par son père, son psy, moqué par les gens et menacé de mort par sa mère, la santé mentale de Martin n’étonne pas. Muet à l’écran et plutôt irritable, il va tranquillement se constituer son mille-pattes pendant ses heures de boulot. Bizarre mais pas bête, il tente même d’appâter les vrais acteurs du centipede dans le premier volet en organisant un faux casting pour le prochain film de Tarantino. Si Martin n’est pas ce que l’on peut appeler un être avenant, on se rente vite compte que son entourage est digne d’un freak show et qu’il n’est pas forcément le plus ignoble de tous.

 

 

Tom Six utilise la même recette que pour son original, une tension qui monte crescendo pour finir en feu d’artifice. C’est là que The Human Centipede 2 (Full Sequence) perd de son mordant. Avant l’opération, le métrage demeure légèrement répétitif et les captures s’enchaînent et se ressemblent. Heureusement, le cinéaste parsème sa première partie de quelques scènes à la fois glauques et loufoques avec de belles réussites permettant de faire patienter le spectateur. C’est une fois l’opération entamée que l’horreur visuelle fait son entrée et quelques grincements de dents s’invitent volontiers. Dents arrachées, peau détachée, nerfs sectionnés, bouches agrafées, actes sodomites extrêmes, Tom Six s’en donne à cœur joie et l’horreur est aussi brève qu’intense. Muet de bout en bout, le plaisir perverse de Martin ne se traduit que par ses expressions du visage. Ses actes n’étant bercés que par les cris et les hurlements de ses victimes, la dernière partie du métrage verse dans le trash le grossier. Tom Six nous a dégoté en la personne de Laurence R. Harvey une vraie gueule de cinéma qui donne tout son sens au personnage de Martin dès le premier coup d’œil.

 

 

Deuxième opus d’une future trilogie, The Human Centipede 2 (Full Sequence) mérite sa réputation sulfureuse et adopte un axe purement full frontal par rapport à son ainé. Radicalement différent de ce dernier, The Human Centipede 2 (Full Sequence) ne fait pas dans la dentelle. Même si on a pu voir plus barrée comme pellicule, le film est incontestablement réservé à un public averti. Reste à savoir si on pourra, un jour, mettre la main sur la version non censurée et connaître les véritables intentions du réalisateur.

Auteur : TIBO

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Votre réponse :

fan-gore-arnaud 10-02-2012
Dans dix ans sur internet on se demandera qui a vu human centipede 2 ? On peut se dire aussi qu'un film d'horreur avec des monstres ne fera plus jamais recettes. Pour Martin on peut s'indentifier à lui, il est comme nous un geek, frustré par la vie réeelle. Je ne veux pas cautionner son action dans le film, mais un fantasme ( car a t-il révé ou non ? ) n'est pas un crime. Le monde a des limites mais l'imagination elle n'a pas de frontières.

 

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