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Critique The Last Days

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Ni vu ni connu, Factoris Films sort de son chapeau un vieux film indépendant passé relativement inaperçu jusqu’ici. Nouveau titre – The Last Days remplace donc le Son of Morning d’origine –, packaging revu de A à Z, tagline accrocheuse, le tour est joué. Le distributeur opère pourtant ici d’étranges choix stratégiques. A l’instar de la présence sur l’affiche d’un Danny Glover en costard-gun alors que ce dernier se cantonne ici à d’anecdotiques apparitions dans le rôle d’un clochard débraillé et mystique, le visuel adopté pour l’occasion s’avère hautement mensonger.  Vendu comme un énième projet catastrophe, The Last Days déroule en effet une originalité bien personnelle, et se profile davantage en  séduisante étrangeté cinématographique que comme un film d’action crétinisant.

 

 

Le casier de Yaniv Raz est certes perfectible. Acteur au talent probablement discutable – une apparition de quelques secondes dans une série télévisé Power Rangers –, le jeune cinéaste a cependant l’audace de proposer un produit anti-conventionnel au possible en guise de premier long-métrage. Le pitch initial est pourtant vu, revu, élimé jusqu’à la corde. Le soleil semble ici s’éteindre. A l’aube de son extinction, l’humanité se prend soudainement d’affection pour un looser touché par un épisode de stigmates au cours d’une messe. Proclamé nouveau messie, Phillip Katz devient en une journée l’homme le plus important du moment, le seul super-héros capable de sauver le monde de sa propre destruction. Mais certainement pas de sa folie. Et c’est là le principal message véhiculé par The Last Days, que Yaniv Raz articule comme une fable moraliste sur les dérives humaines. Davantage tourné sur l’humour subtil – aucun gag facile ne vient habiller le développement du métrage – que sur le spectacle pétaradant, le travail de Yaniv Raz tire à boulets rouges sur l’Amérique et sa perpétuelle recherche d’idoles jetables.

 

 

La critique sociale dressée par le cinéaste s’avère ici particulièrement juste et habile. The Last Days fustige en effet les phénomènes de stars-éphémères, ainsi que la capacité des foules à zapper d’une tendance à une autre sans réflexion particulière. Au-delà des hordes de « moutons » à l’écoute des moindres âneries – les fameux « buzz » – en provenance des réseaux sociaux, de la presse people et autres émissions à sensations, Raz place directement dans son viseur les médias en eux-mêmes. Présentés comme de simples profiteurs plus prompts à gonfler leurs chiffres à l’aide de futilités qu’avec de l’information fiable et véritable, ces derniers sont dépeints au vitriol. Si l’approche de Raz se veut réaliste et parfois drôle, The Last Days trébuche pourtant en peinant à trouver son rythme de croisière. Le film est certes pétri de bonnes idées, mais ne s’évite pas une bonne quantité de longueurs parfois bien handicapantes. Le tout reste concis – Raz plie l’affaire en à peine 1h15 –, mais plutôt pénible à suivre dans sa seconde moitié. Dommage.

 

 

Yaniv Raz est un newcomer et cela se sent. Au-delà de l’équilibre parfois bancal de son œuvre, le cinéaste ne parvient jamais à captiver visuellement, à outrepasser la norme, là ou son sujet aurait pu lui autoriser une certaine folie dans la mise en forme. The Last Days s’habille en effet d’une réalisation parfaitement transparente et dénuée de personnalité. Le tout évite au moins les grosses fautes de goût parfois propres aux petits budgets, et s’avère au moins correct en matière de lisibilité. Même son de cloche en ce qui concerne la direction d’acteurs, malgré la présence d’une petite brochette de seconds couteaux – Heather Graham, Danny Glover – depuis longtemps habitués aux apparitions sporadiques de ci et là.

 

 

The Last Days est un film intéressant pour son second degré appuyé ainsi que pour sa critique acerbe. Dressant un constat malicieux du pouvoir médiatique et de ses abus, le film peine pourtant à captiver sur la longueur. De bonnes idées pour un format moyen-métrage, voire court, qui auraient ici méritées d’être couplées à deux-trois rebondissements pour véritablement marquer les esprits.

 

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